La perle diplomatique de la semaine, Condoléances de l’Algérie au Japon avec quinze jours de retard

Le ministre algérien des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a présenté hier au siège de l’ambassade du Japon à Alger, les condoléances de l’Algérie au gouvernement et peuple japonais suite au séisme qui a frappé récemment ce pays. M. Medelci a présenté les condoléances du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, et a fait part de sa compassion avec le gouvernement et le peuple japonais. « Nous avons appris avec une pronfonde tristesse la nouvelle du violent séisme suivi par un tsunami qui a fait des milliers de morts et causé d’importants dégâts matériels », a écrit M. Medelci en signant le registre de condoléances.
« En cette douloureuse circonstance, je vous présente mes sincères condoléances et vous assure de ma profonde sympathie tout en réitèrant la solidarité et la disposition de l’Algérie à apporter l’aide nécessaire afin de vous aider à surmonter cette rude épreuve »,
a-t-il indiqué. « Je voudrais transmettre à travers vous notre profonde compassion avec le gouvernement japonais et les familles affectées », a-t-il souligné, ajoutant qu’il était convaincu que « le peuple japonais surmontera cette épreuve grâce à la détermination et la volonté dont il a toujours fait preuve ». Le séisme et le tsunami qui ont frappé le 11 mars dernier le Japon ont fait près de 10 000 morts et 15 000 disparus. Ce retard s’explique-t-il par un oubli peu commun dû à la simple négligence ou bien révèle-t-il une situation de crise algérienne induite par la Libye et dont la gravité est telle qu’elle a fait oublier tout le reste ? Il n’est jamais trop tard pour bien faire, certes, mais en l’occurrence présenter des condoléances avec près de quinze jours de retard, sans craindre le ridicule, montre qu’à l’oubli s’ajoute la maladresse qui l’aggrave plutôt qu’elle ne l’atténue. Et appréciez le panache avec lequel Medelci s’est exprimé hier : « Nous avons appris la nouvelle… »
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