Le Québec compte limiter l’arrivée des Maghrébins

L a nouvelle politique de planification de l’immigration au Québec conduira à une baisse considérable du nombre des citoyens de l’Afrique du Nord admis dans la province, alors que le gouvernement québécois entend réduire de 54. 000 à 50. 000 d’ici À 2015 le nombre annuel d’immigrants qu’accueille le Québec
En 2010, 37% des immigrants admis au Québec provenaient d’Afrique, dont plus de la moitié du Maghreb, 25% d’Asie, 21% des Amériques et 17% d’Europe, soit les quatre “bassins” d’origine, selon le ministère de l’Immigration canadien. Les Marocains, avec environ 65.000 personnes, et les Algériens, avec 100.000, formaient les deux plus importants contingents d’immigration au Québec, l’an dernier. Pour justifier la diminution du nombre d’immigrants en provenance d’Afrique du nord, la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec, Kathleen Weil, en dévoilant, 14 avril 2011, les orientations du gouvernement pour la période 2012-2015, a fait valoir que l’Institut économique du Québec ne pré- voit plus une décroissance de la population à partir de 2031 en raison du mini-babyboom des dernières années. Elle a aussi évoqué une volonté de rééquilibrer progressivement, d’ici 2015, la proportion que représente chacun des quatre grands bassins géographiques de provenance de l’immigration afin qu’elle ne dépasse pas 30% pour chacun des bassins. Des arguments qui ont été rejetés en bloc par les associations de défense des migrants originaires des pays concernés par ces mesures restrictives. Pour eux, un bassin est un concept très flexible qui n’est pas défini. Dans la Loi sur l’immigration, depuis 2004, il peut être un pays, un groupe de pays ou un continent, ce qui accorde au ministre un pouvoir discré- tionnaire infini pour établir des seuils maximums d’immigrants par bassin. Une preuve de racisme Cette limitation touchant les populations maghrébines en particulier est jugée discriminatoire. En juin 2007, deux Marocains dont la demande d’immigrer au Québec a été refusée en août et septembre 2002, ont accusé les autorités politiques québécoises de faire preuve de racisme en allouant moins de ressources à l’étude des dossiers en provenance du Maghreb qu’à ceux provenant notamment de France et de Roumanie. Maroc Hebdo



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