Le colonel Bencherif accuse le wali de Béjaïa

J’accuse
mercredi 23 novembre 2011
par Ahmed Bencherif
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Ahmed Bencherif Membre du Conseil national de la Révolution algérienne L’enquête que je mène depuis fort longtemps me permet actuellement d’affirmer que l’ex-wali de Djelfa, Hamou Ahmed Touhami, surnommé du temps où il était wali de Béchar « Hamou 10 %» est un corrompu. Ces 10 %, faisant allusion à sa quote-part, étaient exigés de chaque entrepreneur détenteur d’un marché public représentant une commission de 10 % qui lui était remise en mains propres, une fois le marché obtenu. Cette pratique a fonctionné tout au long de son passage à Béchar où il a sévi pour se servir et non servir l’intérêt collectif. Pour ce wali en question, la trahison de sa mission est flagrante. L’ex-wali a trahi la wilaya de Djelfa qui lui a offert son hospitalité et sa confiance. Il en a abusé en piétinant ses traditions et son mode de vie, en profitant de son poste uniquement pour s’enrichir rapidement, défiant les lois de la République et celles de Dieu. Si les milliers de milliards, dont a bénéficié, durant son « règne » la wilaya pour son développement pour les différents programmes, n’avaient été entachés de corruption, cela aurait donné de bons ouvrages et de meilleurs résultats quant à l’avenir économique de la wilaya. La corruption a créé une faille terrible dont la population se souviendra. Le wali et ses sbires partageaient les dividendes de cette corruption. Il l’a même « légalisée » pendant son règne à Djelfa où le maître mot était la part du « Maâlem ». Selon certaines indiscrétions qui me sont parvenues, ce wali, devenu plus gourmand, ne se contentait plus de 10 % et réclamait sans rougir plus à ses proies. Ces entrepreneurs rackettés par ce gangster n’avaient d’autre choix que de répercuter ce manque à gagner sur la qualité des travaux et les prestations effectués en les entachant d’irrégularités et de malfaçons. Ce semeur de trouble a cultivé l’esprit de la fraude et s’est habitué à intimider les gens. Actuellement, le nouveau wali, fraîchement arrivé, a hérité d’une gestion qu’il tente de redresser malgré certaines poches de résistance de l’ancien clan, tentant par tous les moyens de le déstabiliser. Les citoyens de la wilaya de Djelfa affluent nombreux à mon domicile, à l’occasion de la célébration de l’Aïd el Adha, ils m’ont supplié de dénoncer publiquement, et au plus haut niveau, cet état de fait. Il risque de faire autant de mal à Béjaïa, ville de Yemma Gouraya, ville d’Histoire et d’intelligence. Sa promotion (alors qu’il devrait aller à la retraite) en tant que wali de Béjaïa n’aurait pas eu lieu si son dossier avait été divulgué au moment opportun. Mais les méfaits qu’il a commis pendant toute sa carrière le rattraperont un jour, là où il se trouve. Ce corrompu a bafoué les principes fondamentaux et moraux de la société et Djelfa se souviendra des stigmates qu’il a laissés lors de son passage dans cette wilaya martyre. Afin de contribuer à lever le voile sur les agissements de cet ex-wali, j’exige à titre d’exemple l’ouverture d’une enquête sérieuse sur les dossiers suivants : 1- Le dossier de l’APC de Aïn Chouhada classé sur simple décision du wali et non transmis à la justice depuis 2005 ; 2- le dossier de l’APC de Aïn el Bel classé sur simple délibération et non transmis à la justice pour y statuer sur simple recommandation du wali ; 3- les autorisations « provisoires » signées par le wali pour exploiter des carrières sur des sites naturels et culturels protégés en commettant des pillages et des catastrophes sur le patrimoine ; 4- le dossier du foncier urbain et agricole où il y a eu beaucoup de dilapidations et de malversations ; 5- le dossier du choix de terrain fait par le wali de construire un hôpital sur un terrain rocheux et boisé (surcoût de plusieurs dizaines de milliards) ce qui a conduit à la destruction du patrimoine naturel ce qui a conduit l’ex-DLEP, M. Lakhal, à démissionner. Des milliards ont été dépensés pour niveler ce terrain, alors que les terrains plats existent à Djelfa à profusion. J’en resterai là, pour le moment, car la liste des irrégularités est encore longue, sans compter le mal qu’il a fait à certains cadres qui se sont mis sur son chemin pour défendre les valeurs de la République algérienne. Je reste à l’entière disposition de l’autorité pour faire la lumière sur ce dossier car il était de mon devoir de moudjahid de dénoncer cet état de fait, même tardivement, à cause de certains recoupements longs à établir. Ce wali doit rendre des comptes devant la justice. Elle seule établira sa culpabilité ou sa non-culpabilité en toute impartialité. Vive l’Algérie !!!

Le Soir d’Algérie


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Réactions

jeudi 24 novembre 2011 à 14h09

ce cancre a oublié quand il était colonel de la gendarmerie (dans le gouvernement de boukharoura )il faisait garder ses moutons par des gendarmes pourquoi il ne dénnonce pas son neveu chérif rahmouni l’un des ministres les plus corrompus du gouvernement du douar de tlemcen

Site web : berger
mercredi 23 novembre 2011 à 20h27

Le parquet ira-t-il jusqu’à ouvrir une information judiciaire ou tout simplement il ferme l’œil pour laisser la "tchippa" comme mode de gouvernance ?

Logo de Sofiane
mercredi 23 novembre 2011 à 12h56, par  Sofiane

Ce n´est pas un scoop !!! Je pense que cette dénonciation a été pondue par ce colonel juste parce qu´il a des comptes à régler avec ce wali, et non pas par patriotisme. N’est-ce pas lui aussi s’est fait construire un très beau chalet gratuitement à Tikjda (Bouira) sur le compte de L’encotraba,une entreprise communale ?! En fait tous ces gros ventres, très habitués de méchoui, ont participé de près ou de loin dans l’installation de la "culture" de corruption dans notre pays.

mercredi 23 novembre 2011 à 11h45

Un autre wali qui a bien rempli les caisses et les ventres, mais il est condamné à deux ans de prison moins qu’un voleur d’un portable.

Oum El Bouaghi : Deux ans de prison pour l’ex-wali d’El Tarf
Le tribunal d’Oum El Bouaghi a condamné, avant-hier, Djllali Arar (ancien wali d’El Tarf) et Mayouche Saliha (ancienne directrice de l’action sociale), absents tous deux à l’audience, à 2 ans de prison ferme et 200 000 DA d’amende.

L’ancien chef de cabinet de la wilaya d’El Tarf, Alili Omar, et un ancien directeur de la jeunesse et des sports, Djamal Yahiouche, ont écopé, eux, de 2 ans de prison avec sursis et 200 000 DA d’amende, comme l’ont été également le président et le trésorier de l’association de promotion sociale de Daroussa (daïra de Besbes). Ils sont accusés d’« abus de confiance, utilisation de fonds publics à usage personnel, utilisation frauduleuse de deniers publics ». L’affaire, qui n’a rien à voir avec celles dans lesquelles est déjà impliqué l’ancien wali d’El Tarf, remonte à 2004, pendant la préparation de la campagne présidentielle de Bouteflika.

Le wali demande alors à ses collaborateurs de lui désigner des associations « actives » pour leur obtenir des subventions du ministère de l’Intérieur. Il choisit celle de Daroussa et intervient auprès du ministère, mais aussi auprès de la BDL pour qu’un compte lui soit ouvert rapidement et la subvention versée. En tout, 2,5 millions de dinars vont transiter par ce compte et servir, sous couvert de la préparation de la campagne électorale du Président, à divers achats personnels. Le président de l’association et son trésorier retiraient de l’argent liquide de la banque qu’ils remettaient au wali dans son bureau. Pour justifier ces dépenses, on inventait des financements d’opérations fictives dans les secteurs de la jeunesse et des sports et dans l’action sociale.

L’ancien wali d’El Tarf, qui devrait être également jugé à Constantine pour « corruption, extorsion de fonds, détournement et dilapidation de deniers publics » dans les affaires du lycée de Chbaïta, du mobilier scolaire, de l’APC d’El Tarf, est jugé ailleurs qu’à El Tarf en vertu du privilège de juridiction. Djllali Arar a été wali de 2002 à 2006. Il a d’abord fait l’objet d’une interdiction de quitter le territoire en août 2006, puis de limogeage le 23 octobre 2006, jour de sa convocation à la Cour suprême.

Baâziz Lazhar, Slim Sadki_ el_watan 23 novembre 11

mercredi 23 novembre 2011 à 11h14

bencherif le sait mieux que quiconque pratiquement tout les walis ont un tuteur ce que bencherif revele est loin d’étre un scoop

Site web : blabla
Logo de H Biskri
mercredi 23 novembre 2011 à 10h15, par  H Biskri

Dans chaque wilaya il faudrait un" Bencherif" pareil pour nettoyer cette Algérie de corrompus, voleurs , et gros ventres !!!!

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