Le dialecte Djidjelien

lundi 13 avril 2009
par BENKAM
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Article proposé par Noufi

Voici en bref, l’historique du dialecte Djidjelien d’après l’auteur Philippe Marçais. A vous, cher(e)s internautes d’apporter vos remarques et critiques sur cet article. A vos "claviers" !

Le dialecte djidjelien est un dialecte arabe algérien parlé dans la wilaya de Jijel, au Nord-est du pays. Parlé aussi (mélangé) au nord de la wilaya de Mila et à l’ouest de la wilaya de Skikda.

Il se distingue par une prononciation aigüe des lettres « qaf » et « kaf », ainsi que par l’élimination de nombreuses consonnes arabo-berbères lourdes telles que le « dh » et le « th » et par l’usage des particules « ḥa » (un, une), « di » (de), « d » (c’est, ce sont) et « ka » (modal placé devant les verbes au présent) et contient de nombreux emprunts au Berbère ainsi que quelques emprunts à l’Italien et au Turc. Il fait partie des dialectes arabes maghrébins pré-hilaliens, c’est-à-dire issus de la première vague d’arabisation survenue aux cours des VIIe et VIIIe siècle et était autrefois parlé dans tout le triangle Constantine-Collo-Jijel bien qu’il ait bien régressé depuis au profit des dialectes hilaliens (issus de la deuxième vague d’arabisation, celle survenue au cours du XIe siècle et caractérisés entre-autres par la prononciation du « q » en « g » ) et il n’en subsiste que quelques traces imperceptibles dans le dialecte constantinois. Histoire et origines Suite à la première conquête musulmane du Maghreb au VIIe siècle, quatre centres urbains ont émergé : Kairouan, Constantine, Tlemcen et Fès et chacun de ces centres était relié à deux ports sur la méditerranée (Collo et Jijel dans le cas de Constantine) et c’est au sein de ces quatre triangles (ville intérieure / port / port) que les premiers parlers arabes maghrébins se sont développés, dialectes qu’on appelle aujourd’hui pré-hilaliens (car ils datent d’avant l’arrivée des Banu Hilal au XIe siècle) et qui partagent plusieurs caractéristiques communes, notamment la confusion des genres à la deuxième personne du singulier (nta, nti ou ntina utilisés pour les deux sexes), le remplacement des consonnes Arabes interdentales (prononcées avec la langue entre les dents, comme « th », « dh », etc.) par des consonnes plus légères, l’altération du « t » en « ts » ou « tch », et l’usage de modaux devant les verbes au présent (ta, ka, ku, etc.) afin de différencier le présent du futur (les deux temps ont la même conjugaison en Arabe). Les Orientaux venus au VIIe siècle étaient des citadins, ils se sont installés à Constantine, Collo et Jijel et leur langue s’est propagée parmi les Berbères le long des axes reliant ces trois villes entre-elles, où elle s’est enrichie de mots et de phonétique berbères. En revanche, les Arabes nomades (les Banu Hilal, Banu Sulaym..etc) entrés au Maghreb au XIe siècle n’ont pas pénétré en petite Kabylie (région de Jijel et de Collo) du fait qu’elle soit une région montagneuse, densément peuplée et de climat inapproprié à leur mode de vie bédouin entre autres raisons, ça a permit à la région de conserver son dialecte pré-hilalien, et durant les siècles qui suivirent c’est l’enclavement géographique de la petite plaine de Jijel, entourée de montagnes et difficile d’accès, et donc la faiblesse des contacts avec l’intérieur du pays qui a permit de préserver le dialecte djidjelien des influences hilaliennes des hauts-plateaux. Les dialectes pré-hilaliens des wilayas de Jijel et de Tlemcen ainsi que ceux du Maroc subsistent à ce jour et sont toujours très similaires les uns aux autres, contrairement à ceux de Kairouan et de Constantine qui ont maintenant pratiquement disparu, remplacés par des dialectes hilaliens, dialectes qui sont aujourd’hui parlés dans la majeure partie de l’Algérie, de la Tunisie, de la Libye, du Sahara occidental et de la Mauritanie (en revanche les dialectes marocains sont des mélanges des deux genres mais avec une part pré-hilalienne non négligeable).

Sources :
- Philippe Marçais, Le parler arabe de Djidjelli (Nord constantinois, Algérie), Paris, Librairie d’Amérique et d’Orient (Publications de l’Institut d’Études Orientales d’Alger, XVI), 1952, 648 p.
- Philippe Marçais, Textes arabes de Djidjelli. Introduction. Textes et transcription. Traduction. Glossaire, Paris, Presses Universitaires de France (Publications de la Faculté des Lettres d’Alger, XXVI), 1954, 240 p.

========================================= ========================================= Le dialecte Djidjelien - Ses particularités -

Cher(e)s internautes, je vous soumets ce deuxième article qui traite des particularités linguistiques du dialecte Djidjelien par rapport à tous les autres dialectes algériens. Cette particularité est la conséquence d’un brassage entre les langues berbère millénaire, arabe des citadins pré-hillalien (VIIe et VIIIe siècle), Italienne (Génoise et Pisane), Espagnole, Turque et plus récemment Française.

Texte proposé et adapté par Noufi

1- Prononciation Le dialecte djidjelien possède une certaine phonétique (accent) qui lui est propre, qu’on ne peut malheureusement transmettre ici par écrit. Il possède aussi une prononciation altérée de certaines consonnes de l’arabe algérien et en voici les principaux exemples :
- le dhal (ﺫ) est prononcé dal (ﺩ), exemple : dib : loup.
- le dhad (ﺽ) est prononcé Ta (ﻃ), exemple : mrit : malade.
- le tha (ﺙ) est prononcé tsa (ﺗﺲ), exemple : tsum : ail.
- le ta (ﺕ) est prononcé tsa (ﺗﺲ) exemple : tsmer : dattes.
- le Dha (ﻈ) est prononcé Ta (ﻃ), exemple : nwater : lunettes.
- le V issu des mots français est transformé en B, exemple : serbita : serviette.
- le qaf (ﻕ) est prononcé kaf (ﻙ).
- le kaf (ﻙ) est très accentué (différent du kaf tel qu’il est prononcé dans d’autres régions) et par endroits prononcé tcha.
- le L est éliminé lorsqu’il précède un B et ce B est renforcé, exemples : « chien » se dit « kebb » et non « kelb », cœur se dit « qebb », « la porte » c’est « ebbab » et non « el bab », la mer c’est « ebbhar », etc.
- le L est également éliminé lorsqu’il précède un M, et ce M est renforcé, exemples : « l’eau » se dit « emma » et non « el ma », « la mort » se dit « emmout », « la femme » c’est « emmra », etc.
- enfin, le L est aussi éliminé lorsqu’il précède un Q et ce Q se dédouble, comme pour les cas précédents, exemples : « la bouteille » se dit « eqqerεa » au lieu de « el qerεa », « le cœur » c’est « eqqebb ».Etc. S’agissant des voyelles, certaines sont souvent modifiées, comme le son "ou" qui est éliminé dans beaucoup de mots, exemples : "pain" se dit "khebz" et non "khoubz" , "logement" se dit "sekna" au lieu de "soukna"…, et les terminaisons possessives "koum" et "houm" sont toujours prononcées "kem" et "hem", exemples : "leur maison" se dit "darhem" et non "darhoum" , "votre pays" se dit "bladkem" , "où êtes vous ?" : fayen rakem ? , etc.

2- Mots interrogatifs Mais ce qui est typiquement spécifique à Jijel, ce sont les mots interrogatifs. On ne les retrouve pas dans cette forme dans les autres dialectes semblables ni à Tlemcen ni au Maroc et même pas aux environnants proches de Jijel, en voici la liste complète : Diyyech ? Quoi ? Dechdi ? Qu’est ce que ? Kifech ? / kich ? Comment ? Dama ? Quel ? / Quelle ? Dama hua ? / dama hia ? Lequel ? / Laquelle ? Qeddech ? Combien ? Fayweq ? Quand ? Ɛliyyech ? Pourquoi ? Menhu ? Qui ? Fayen ? Où ? (à quel endroit ?) Layen ? Où ? (dans quelle direction ?)

3- Conjugaison des verbes et modaux La conjugaison dans ce dialecte se distingue de la conjugaison dans le reste de l’arabe algérien par deux caractéristiques principales : la confusion des genres (masculin et féminin) à la deuxième personne du singulier et l’usage de modaux devant les verbes au présent. Traditionnellement à Jijel on dit "nta" pour un homme ou une femme et on s’adresse aux deux sexes au masculin. Et même si certains disent maintenant "nti" pour une femme, la conjugaison quand à elle, reste au masculin, exemples : nti jit (tu es venue), nti klit, nti khdemt.., nti ku techri (tu achètes), nti ku tetmeskher, nti kul (manges !), nti eqra (lis) … etc. L’autre caractéristique importante de ce dialecte est bien sûr l’usage d’un modal devant les verbes au présent, ce modal est différent selon le pronom personnel, il prend la forme de Ku (prononcer Kou) à la première et à la deuxième personne du singulier et du pluriel et la forme Ka à la troisième personne du singulier et du pluriel. Illustration avec le verbe "manger" : Ana ku nakel, Hna ku naklu Nta ku takel, Ntuma ku taklu Hua ka yakel, Huma ka yaklu Hia ka takel

Enfin, le verbe être dans sa conjugaison simplifiée n’a pas la même forme que dans l’arabe algérien le plus répandu qui est de la forme : ani, ak, aki, aw, ay, ana, akum, am), en djidjelien il est encore plus simplifié puisqu’il prend la forme "aw" à toutes les personnes sauf pour hia et huma. Illustration avec l’adjectif "grand" : Ana aw kbir, Hna aw kbar Anta aw kbir, Ntuma aw kbar Nti aw kbira, Huma am kbar Hua aw kbir Hia ay kbira

4- Adjectifs à base verbale Le adjectifs, contrairement aux verbes, sont toujours féminins pour les femmes et masculins pour les hommes, comme dans le reste de l’arabe algérien, ainsi pour une femme on dit "nti mliḥa" ou "nta mliḥa" et pour un homme on dit "nta mliḥ" ; de même pour les adjectifs qui ont une base verbale (basés sur un verbe) et qu’il ne faut pas confondre avec des verbes, la règle de conjugaison du féminin en masculin à la deuxième personne du singulier ne s’applique donc pas à eux, exemples : nti rayḥa , nti kheddama , nti jayya , ..Etc.

5- Particules « ḥa », « d » et « di » La particule " ḥa " (ﺣﺎ) signifie « un » ou « une », elle est issue du mot arabe « waḥed » qui signifie le nombre « un », elle est utilisée dans le dialecte djidjelien et dans d’autres dialectes préhilaliens comme le tlemcenien, et le plus souvent le "a" n’est pas prononcé pour faire la liaison, exemples : ḥ’errajel : un homme , ḥ’emmra : une femme , ḥ’el khedma : un travail, ..etc.
- La particule "d" signifie "c’est" ou "ce sont", elle sert à introduire une personne ou un objet, elle est issue du Berbère Kabyle où elle est prononcée "dh" (ﺫ) mais avec la prononciation djidjelienne c’est devenu un "d" (ﺩ), exemples : aw d ana : c’est moi, aw d Hakim : c’est Hakim, ay d ḥ’ebblad : c’est un pays, etc.
- La particule "di" signifie "de", elle exprime la propriété, elle est probablement un diminutif de "dial", préposition qui exprime la propriété dans la plupart des dialectes préhilaliens et les anciens dialectes citadins ; à Jijel "dial" n’est utilisé que pour dire "le mien" "le tien".etc. (diali, dialek, dialhem..etc) pour le reste c’est "di" qui est utilisé. Exemples : eddar di baba : la maison de mon père, ettriq di Bjayya : la route de Béjaia …, une deuxième hypothèse donne à ce "di" une origine italienne, puisque la région a longtemps été sous l’influence des républiques maritimes italiennes (Pise et Gênes).

6- Quelques exemples de mots berbères Akayess, Assalal, Afoulez, Azremtiwen, Addis, AchaƐchouƐ, Agheryan, Aghenja, yed’hem, herres, tabsi, Ɛssas, chlaghem, charef, fertas, guezzana, guerbi, hallouf, mach’hah, Ɛkaaz, hetref, kelleh, Ɛggoun, bekkouch, hawèss, neguezz, berra, boufekrène, bellarèj…

7- Des mots d’origine italienne :
- Etjarnite : Giornatta – journée, qui veut dire le travail journalier
- Ezzabla : la sbaglia ou faute
- Ekmedja : Camigia ou chemise
- Le préfixe « Di » comme la casa DE mi padre ou Eddar Di baba (maison de mon père)
- Esskala : la scala ou escale/port

8- Des mots d’origine espagnole :
- Bhouhou : El buha (le « u » se prononce « ou » en espagnol), le hibou
- Babaghayou : la pagayo ou le perroquet

9- Des mots d’origine turque :
- El lamba : lamba ou la lampe
- Bachmak : pasmak (le « s » se prononce « Ch ») ou les claquettes

10- Bibliographie
- Philippe Marçais, Le parler arabe de Djidjelli (Nord constantinois, Algérie), Paris, Librairie d’Amérique et d’Orient (Publications de l’Institut d’Études Orientales d’Alger, XVI), 1952, 648 p.
- Philippe Marçais, Textes arabes de Djidjelli. Introduction. Textes et transcription. Traduction. Glossaire, Paris, Presses Universitaires de France (Publications de la Faculté des Lettres d’Alger, XXVI), 1954, 240 p.
- « Caractéristiques linguistiques du parler Jijelien ». Article posté par Samir Chouiki dans Jijel-écho le 27/09/2008.


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Réactions

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mercredi 16 mars 2011 à 21h11, par  ahilas-kosseila

azul fellawen,
je ne vois pourquoi pas pourquoi nous cherchons nos origines la ou ils ne sont pas.. !!!
quelque soit le serieux de monsieur marcais ne peut pas faire mieux que les genealogistes amazigh.
ce que nous tenons de nos ancentres est que jijel,mila,constantine,annaba,tarf,le nord de souk-ahras,guelma,msilla,b.b.a,bejaia, sont de la petite kabylie. a l’arrivee ds français toute cett grande region parlaient kabyle. exeption a la ville jijel ou les quelques genois,et quelques grecs turcs y sont installes….. ait- kaci a fait un blocus puis s’est retiré pour ne pas affamer la kabylie de jijel sous le patron de si mhend amokrane … un peu plus loin il ya l’amazigh marocain sidi- moulay chekfa… certes assurement il ya quelques familles venues d’ailleurs le nombre est tellement peu, devenu insignifiant… … le parler de jijel comme celui de tlemcen prouvent que ces gens ce ne sont pas des arabes mais des arabisés de date fraiche…qui ne maitrisent pas ni l’amazigh ni l’arabe comme les marocains et les tunisiens ddu feu bouazizi n’ait-ifren( que dieu le protege dans ces cieux ou timsiwin)) , zaouiya ,benghazi de lybie ou fayoum d’eg’ypte ont gardés les accents comme amazigh ou kabyle… la minorité des villes de jijl, tlemcen . sont grecs ou albanie comm messali el- hadj, un peu d’africains,un peu d’andalous, , un peu de kurdes et beaucoups d’amazigh ont donne cette variante mozaicale dialecte amazgho-arabe. ou la comprehension qu’avec le kabyle ou l’amazigh de tamagzha et l’incomprehension totale avec les dialectes de l’arabie ….de syrie ,du liban,de palestine ou sont influencés par l’arameen,le syriaque et le turc,le kurde et l’armenien….
… a suivre…tanemirth ar timlillith.

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dimanche 24 octobre 2010 à 18h25, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 30/05/2009 16:11 Mis à jour : 30/05/2009 16:32
Re : Le dialecte Djidjelien
En 1830 l’immense majorité de la petite kabylie , était encore berberophone, les arabophones etaient de faibles minorité dans les villes ( comme jijel), nos amis jijeliens sembles oublier leur origines kabyles ??? dichkoun’ta


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invité(e) Posté le : 10/06/2009 15:00 Mis à jour : 10/06/2009 15:47
Re : Le dialecte Djidjelien
berbere et non pas kabyle Monsieur

la kabylie fait partie de la berberie et non pas le contraire

car l’oranais et berbere mais pas kabyle le chaoui aussi le chenoui aussi le mzabi aussi, mais kabyle c’est bouira tizi et un demi boujie, et ça c’est la ptite kabylie et non pas la grande
car nos ancetres on appeler les koutama et les sanhadja par les grandes kabyle ou tribus, de part leurs nombres mais la france et pour nous faussé notre histoire à fait de tizi, bouira et bouh=jie la grande kabylie car elle a trouvé beaucoup de gens qui on marché avec elle corrige toi µMonsieur
cffcdfdf

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invité(e) Posté le : 12/04/2010 17:17 Mis à jour : 12/04/2010 18:22
Re : Le dialecte Djidjelien
une marocaine m’a fait remarqué que je parle avec mon dialecte jijeli comme les habitants de fes au maroc ,quelqu’un peut il faire le lien.
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invité(e) Posté le : 18/04/2010 18:57 Mis à jour : 19/04/2010 05:07
Re : Le dialecte Djidjelien
C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de Mr justice allah irahmou condoléances à sa famille , je pensais qu’il était toujours vivant alors que je lui ai même passé un salut en mars dernier , personnellement je ne le connais pas mais ces articles m’intéressaient beaucoup !! hizia

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invité(e) Posté le : 23/06/2010 10:50 Mis à jour : 23/06/2010 10:51
Re : Le dialecte Djidjelien
l unique chose qui caractérise notre patoi jijelienne c est ce fameux "K" QUI EST SOIS DISANT UN "k" FRANçAIS non 9 , un k avec accent , la dexiéme des chose ces les 5 phénoméne de : quiféche ? , 3liéche ?, diéche ? ,kedéche ? , diéchdi ?.en plus une chose que vous avez oublié c est le refrin spéciale de chaque région spécifiquement celle des jwejla ,,,, phonétique jijelienne …noujoud

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dimanche 24 octobre 2010 à 18h24, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 16/04/2009 07:27 Mis à jour : 16/04/2009 07:49
Re : Le dialecte Djidjelien
Apparemment il y a aussi une certaine ressemblance entre le parler jijilien et le parler urbain de Mostaghanem,
voir ce lien :
http://www.sendspace.com/file/rcy8en

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invité(e) Posté le : 16/04/2009 14:54 Mis à jour : 16/04/2009 15:03
Re : Le dialecte Djidjelien
Bonjour à tous,
Avec cette reflexion on ne plus claire ,suis tout à a fait d’accord avec vous Mr Noufi(il s’agit en fait de la pyramide des besoins de Maslow) , la difficulté qui se pose en algérie est multidimentionnelle,entre autre les maisons d’editions qui font tout pour ne laisser emerger personne,alors quand il s’agit de dialecte,culture et d’histoire …cela accentue leur NIET !(je parle en connaissance de cause)
Zéllayèje

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dimanche 24 octobre 2010 à 18h23, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 16/04/2009 07:05 Mis à jour : 16/04/2009 07:09
Re : Le dialecte Djidjelien
Citation : "Et pourtant j’en suis un !! et suis en train de faire des recheches et sur l’histoire de jijel et sur son dialecte…"

Mr zellayèje, je suis ravi de le savoir. Malhereusement, les travaux de recherche algériens (thèses de doctorat et autres) finissent majoritairement dans les rayons des bibliothèques que personne ne consultent. Ils ne durent que le temps de la soutenance. La thèse(ou le projet de reherche) n’est rarement valorisé, ce n’est qu’un quitus pour accéder aux rang magistral. Ajoutée à cela, le jeune chercheur déchante rapidement quand il ne trouve aucun encadrement de son directeur de thèse, qui oblige souvent le doctorant à recourir à la co-direction par un encadreur étranger pour "finir" ou plutot se débarasser de cette corvée.
L’université algérienne, n’est pas ce moteur qui fait évoluer le pays, elle est resté renfermée sur elle-meme sans aucune ouverture sur la socièté. C’est devenu juste une "grande école" qui délivre des diplome ni plus ni moins.
Et ses diplomés coureront toute leurs vie après un salaire et un logement !
Merci
Noufi

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dimanche 24 octobre 2010 à 18h22, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 16/04/2009 06:15 Mis à jour : 16/04/2009 07:02
Re : Le dialecte Djidjelien
Monsieur Zellayeje, comme vous etes spécialistes en Histoire, pouvez vous nous dire quelles sont les origines des Beni-Khettab, des Beni-Ideur et des Ouled-Askeur ?

Merci

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dimanche 24 octobre 2010 à 18h22, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 15/04/2009 22:19 Mis à jour : 16/04/2009 03:06
Re : Le dialecte Djidjelien
**********Citation ******************
…..Par contre, trouver des "universitaires" algériens, j’en doute fort qu’ils fassent cette étude. Ils sont occupés à revendiquer un salaire décent et un logement !
*****************************************
Et pourtant j’en suis un !! et suis en train de faire des recheches et sur l’histoire de jijel et sur son dialecte ,je vous donnerai volontiers plus tard qqes bribes et eclaircissements sur mes recherches. bien à vous .
Zellayeje

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dimanche 24 octobre 2010 à 18h21, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 15/04/2009 02:27 Mis à jour : 15/04/2009 02:31
Re : Le dialecte Djidjelien
Citation : "a mon avis une etude serieuse menee par des universitaires aporterait plus d’eclairages.
"agheryane"

Mr agheryane, insinuez-vous que cet article n’est pas sérieux. Pourtant, il est écrit par un grand sécialiste de la question, Mr Philippe Marçais.
Peut-etre vouliez-vous dire qu’il faut consulter d’autres sources, là, je suis d’accord.
Par contre, trouver des "universitaires" algériens, j’en doute fort qu’ils fassent cette étude. Ils sont occupés à revendiquer un salaire décent et un logement !
Merci
Noufi

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dimanche 24 octobre 2010 à 18h21, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 14/04/2009 22:03 Mis à jour : 15/04/2009 00:31
Re : Le dialecte Djidjelien
….Effectivement l’algerie n’existait pas ,pourquoi vouloir la créer,c’était plutot la MAURETANIE qui englobait l’actuel maghreb.
Le maure

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invité(e) Posté le : 14/04/2009 23:46 Mis à jour : 15/04/2009 00:32
Re : Le dialecte Djidjelien
bonjour je n’arrive toujours pas a comprendre pourquoi quiconque s’interesse a l’histoire du dialecte Djidjellien ne se reffere pas en premier lieu a l’histoire de la region.parceque ce qu’il faut constater c’est que la toponymie des lieux dans toutes la wilaya reste berbere, ce qui signifie qu’a l’origine nous etions et nous sommes berbere.c’est a ce berbere que sont venus se greffer les influences araba,pisane, espagnole , turque et francaise et non pas a l’arabe.
quant a la specificite de la ville de djidjelli, le fait est qu’elle soit un port, elle a beaucoup plus ete influence que le reste de la region.
a mon avis une etude serieuse menee par des universitaires aporterait plus d’eclairages.
"agheryane"

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dimanche 24 octobre 2010 à 18h20, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 15/04/2009 02:39 Mis à jour : 15/04/2009 02:42
Re : Le dialecte Djidjelien
A mon tour, Mr zellayèje de vous remercier pour l’interet accordé à cet article.
En effet, le parler de Ghazaouet est plus proche de celui de Jijel que le tlemcenien.
Ceci dit, Ghazaouet appartient à la wilaya de Tlemcen, c’est peu etre là ou réside la confusion.
Noufi

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dimanche 24 octobre 2010 à 18h20, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 14/04/2009 21:54 Mis à jour : 15/04/2009 00:30
Re : Le dialecte Djidjelien
Merci Noufi pour ton bel article que je trouve assez originale.J’ai constatée une petite ommission,il est vrai que notre dialecte a un tant soit peu une ressemblance avec celui de tlemcen, sauf que,ayant parcouru une bonne partie de cette contrée de l’ouest je fus trés etonné de la similitude(pour ne pas dire une superposition) du parler des ghazaouite(de ghazaouet)au notre, que celui de tlemcen,aprés moult recherche,j’ai en ma possesion le parler dialectal de l’andalousie et la ressemblance y est frappante.
zellayèje

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dimanche 24 octobre 2010 à 18h19, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 14/04/2009 12:58 Mis à jour : 14/04/2009 13:02
Re : Le dialecte Djidjelien
Citation : "ce ne sont pas des tribues d’origine marocaine mais des tibus d’origine algérienne.."

Il est quand meme étonnant que des gens utilisent les termes "Algérie" et "Maroc" pour parler de l’histoire d’avant la colonisation Française !
Car avant l’arrivée des français, ces pays n’existaient pas avec leurs fontières administratives actuelles, qui elles, sont une pure création de la France. Avant, c’était le Maghreb (aqsa, wasti et adna) pour les arabes et l’Afrique du Nord avant les arabes.
Merci
Noufi

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dimanche 24 octobre 2010 à 18h19, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 14/04/2009 08:46 Mis à jour : 14/04/2009 09:02
Re : Le dialecte Djidjelien
Citation :
ce ne sont pas des tribues d’origine marocaine mais des tibus d’origine algérienne qui ont regagné leur terre en passant par le maroc et le rio de oro aprés avoir été chassé d’espagne

Voici une vision nationaliste de la question.
Non, les tribus berbères qui ont fait la conquête de l’Andalousie appartenaient à toutes les tribus habitant tout le Maghreb de la Libye au Maroc en passant par la Tunisie et l’Algérie. Maintenant qui prouve que ces tribus étaient d’origine algérienne ? Je peux vous affirmer que beaucoup de tribus algériennes résident au Maroc et le contraire est vrai. Avant il y avait pas de frontière, là où tu vas, tu es chez toi. Les visas et les frontières ça date de quelques années, quand on fait batir le poste de frontière : "Zouj Bghal". Vous pouvez prendre cette appelation comme une métaphore et aussi comme une vérité accablante où les peuples du Maroc ou d’Algérie sont gouverné par deux systèmes de bghal.

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dimanche 24 octobre 2010 à 18h18, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 14/04/2009 07:58 Mis à jour : 14/04/2009 08:23
Re : Le dialecte Djidjelien
"Le parler marocain est fortement présent aussi à cause de la présence à jijel de beaucoup de familles ou de tribus issues du Maroc."

ce ne sont pas des tribues d’origine marocaine mais des tibus d’origine algérienne qui ont regagné leur terre en passant par le maroc et le rio de oro aprés avoir été chassé d’espagne

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dimanche 24 octobre 2010 à 18h17, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 13/04/2009 18:25 Mis à jour : 13/04/2009 18:28
Re : Le dialecte Djidjelien
Erratum : une erreur s’est glissée dans mon précédent commentaire. Il fallait lire "ha zramtiwane" au lieu de "ha zramtiwanane".
Mes excuses
Noufi

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invité(e) Posté le : 13/04/2009 21:42 Mis à jour : 13/04/2009 22:14
Re : Le dialecte Djidjelien
"Merci de traduire pour nos amis du moyen-orient . "

"Traduire pour nos amis du moyen-orient". Voyez-vous ça ! Un Klouklou du fond de la classe se permet de faire travailler les autres ! Quel prétentieux !

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dimanche 24 octobre 2010 à 18h17, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 13/04/2009 17:50 Mis à jour : 13/04/2009 17:51
Re : Le dialecte Djidjelien
haklouklou azmat ha azramtiwane fel mdjiria di aamti ….wadrabt benounti ha ta tefkat demala

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invité(e) Posté le : 13/04/2009 18:15 Mis à jour : 13/04/2009 18:17
Re : Le dialecte Djidjelien
Citation : "haklouklou azmat ha azramtiwane fel mdjiria di aamti ….wadrabt benounti ha ta tefkat demala"

En dialecte citadin de Jijel, on dit :
- ha zramtiwanane et non ha azramtiwane
- fe’mmjiria et non fel mdjiria
- tefkat E’ddemmala et non demala

Merci
Noufi

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