Le mouton, la bete et la canaille

"Vous n’êtes ni ange ni bête, et qui veut faire l’ange fait la bête".Pascal
Les jijeliens sont inquiets, il y’a aucune amélioration sur le plansécuritaire. L’état est totalement absent, les voyous font leur loi et la peur gagne de plus en plus les esprits.
La presse a enregistré neuf (09) crimes durant les 40 derniers jours dansnotre ville, ainsi que des dizaines d’agressions et vols… !
Encore une fois je reviens sur le problème de sécurité à Jijel, unmois après mon dernier article "Jijel dans la dérive" voila une nouvelleagression, un crime crapuleux, perpétré par des morveux et lâches issuesdes 40 hectares. En juillet un jeune a été tué par des coups de couteauxa la cité ayouf, en septembre c’est suite à un guet Apens qu’un jeunehomme et une jeune fille ont été assassinés par couteaux et sabres àquelques mètres du premier crime pas loin du lycée terkhouche à lafrontière des 40hectares.
La situation est devenue tellement difficile de point de vue securitaireque les citoyens, ainsi que la société civile dans son ensemble n’ontpas d’autre choix que de briser le silence ; ils ne peuvent pas permettreque leur avenir soit détruit par un manque de confiance collectif et parune étroite ambition politique individuelle. Il est temps de se faireentendre et de faire des critiques constructives. La crise securitaire àJijel ramène lentement ses citoyens à d’anciens réflexes négatifs :réaction d’arrogance, rejet, jalousie, peurs, xénophobie, etc. C’estaux jijeliens de dire ça suffit ; ils doivent refuser de sacrifier leursvaleurs, de devenir étroits d’esprit, déraisonnables et indignes.Partout dans le monde, des citoyens se sont rassemblés sur des placespubliques afin d’exprimer leur refus, se faisant appeler eux-mêmes“les indignés”. Leur mouvement pourrait être une façon non violenteet citoyenne de rompre avec la logique du négativisme, et ouvrir la voieà une réévaluation radicale de la situation économique, politique,culturelle et surtout sécuritaire. Si les citoyens demeurent passifs,s’ils échouent à poser des questions difficiles concernant le sensmême de leur existence, alors leur histoire sera écrite sans eux. Et,pour l’instant, cette histoire a vraiment de sombres allures.
il y’a quelques mois tous les jijeliens, hommes et femmes de tous âges,représentant toutes les couches sociales sont sortis ensemble, pouracclamer la victoire de l’équipe Algérienne de football sur son homologueégyptienne. La fête était un mouvement global et les moutons de panurgesscandaient les noms d’Antar yahia et ses collègues, par contre on a vuaucun jijelien sortir dans la rue pour crier sa colère et dire non auxagressions criminelles par les couteaux et sabres.
Les jijeliens doivent se libérer de leur posture passive et victimaire etse réconcilier avec le cours de l’Histoire.la sécurité des biens etdes personnes doit être leur loi suprême, c’est une responsabilitéhistorique : il importe d’être lucide sur les enjeux, averti quant auxmanipulations et toujours déterminé à réaliser les réformes quis’imposent avec la participation des citoyennes et des citoyens de toutesclasses sociales et de tous horizons religieux et culturels..
Les citoyens qui aiment leurs ville doivent prendre leur affaires en main,franchir le seuil de la peur et troquer les mini-jupes avec de la bravoure.Ceux qui font le lèche botte finiront par avoir la langue usée.
C’est utopique si on affirme seulement ‘‘je veux la sécurité dansma ville, point’’. Mais si on se dit “ je veux faire progresser laquestion de la sécurité’’ et bien oui, ça c’est possible. Mais lapaix, ca ne veut pas dire l a cessation de la protestation. La paix, ca nese rêve pas. ça se construit. Et le meilleur moyen d’agir contre lapeur, c’est d’en parler sans s’en occuper vraiment .Le bon moyend’aller vers la peur, c’est de s’en occuper avant d’en parler entant que tel. C’est vraiment un travail à faire. Et c’est un vraimessage universel. C’est comme escalader une montagne ‘’le sommet estle même mais les chemins sont différents”. Tous les chemins peuventmener à une paix. Ce qui est une paix, c’est le fait que vous, avec voscroyances et votre histoire, vous pouvez rester tel que vous êtes, que jepuisse en faire de même et que nous puissions vivre dans le même espace .C’est le respect.
Si ça continue à ce rythme imposé par ces voyous, c’est la ville quifondera comme une crème au soleil, et nos responsables font du n’importequoi, ils improvisent et ne font que gagner du temps, le tonnerre gronde auloin, son écho me parvient, la corruption sociale est devenue une cartemaitresse entre leur mains, alors nous autres il nous montre le gros bras d’honneur.
Des années de terreur et d’assassinats, des milliers de morts etd’attentats n’ont toujours pas éveillé nos responsables aux réalitésdes choses qui ne pensent qu’à leurs font de commerces, leurs petitesmagouilles et leurs trafic d’influences. Même les fauves sentent ledanger, mais nos responsables ne sont même pas alertés par ladangerosité de leur irresponsabilité.
Au demeurant, il est de notre devoir de citoyens d’être vigilants : lesdroits à notre sécurité et celles de nos biens, ne peuvent êtredonnés, ils doivent être gagnés. Notre lutte est d’ordre intellectuel,civique et politique et devrait être engagée, et nous espérons qu’ellel’emportera. Il s’agit d’une lutte continue qui exigera toute notreintelligence, notre compréhension, notre lucidité et tout notreengagement. Nos espoirs ont des droits ; le premier d’entre eux est de nejamais oublier de réfléchir.



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