Le port de Djendjen se porte à merveille, plus de 90% des véhicules transitent par cette voie maritime

dimanche 20 mars 2011
par BNIBRAS

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la décision gouvernementale d’interdire le traitement de marchandises non conteneurisées au niveau du port d’Alger a été plus qu’une aubaine pour le port de Djendjen d’avoir une chance de s’imposer sur le registre des activités maritimes du pays.

Longtemps confi né dans une posture marginale par rapport aux autres ports du pays, le port de Djendjen s’est, grâce à la décision gouvernementale de l’été 2009, fait reconnaître en l’espace d’une année comme premier national en matière de débarquement de tout type véhicule. Le défi était dès le départ jouable pour un port qui n’attendait que ce jour de coup de pouce pour hisser ses activités à un niveau proche de ses capacités théoriques qui sont de 4,5 millions de tonnes/an. Condamné à réussir dans cette activité salutaire à plus d’un titre, le port de Djendjen a, en l’espace d’un peu plus d’une année, sans grande diffi culté, damé le pion aux ports de Mostaganem et Ghazaouat en devenant le premier réceptacle des véhicules importés par les quelques 25 concessionnaires de véhicules, engins et matériels de travaux publics. La partie ne semblait pourtant pas aisée au début. Outre les craintes soulevées par les opérateurs économiques, le port de Djendjen continuait de traîner, à tort, une piètre réputation. Ainsi, le lancement de l’activité de débarquement des véhicules lourds et légers au niveau du port de Djendjen a commencé au début du mois d’octobre 2009 et, petit à petit, évacué les craintes suscitées avant le début de cette opération. L’existence d’immenses terre-pleins au niveau de ce port a contribué à faire un démarrage en douce et trop d’accrocs, en dépit d’un certain fl ottement du côté des services douanes. Dès la fi n de l’année 2009, les prémices d’une activité rentable et maîtrisée commençaient à se faire sentir au niveau de l’entreprise portuaire. Avec plus de 20 000 véhicules débarqués en l’espace de trois mois (octobre à décembre 2009), le challenge auquel était confronté le port semblait défi nitivement relevé. L’année 2010 allait être la période de confi rmation. Avec un volume de 238 000 véhicules ayant transité par ses quais, le port a fi ni par convaincre des atouts qu’il offre aux opérateurs, en dépit des réglages qui restent à parfaire, particulièrement pour tout ce qui a trait aux activités en extra-portuaire. Ce regain d’activité s’est traduit par une hausse vertigineuse du nombre de rotation des navires. En une année, le nombre de navires réceptionnés, qui était de 360 en 2009, s’est hissé à presque le double avec 668 accostages en 2010. Pour les besoins de débarquement, le port a fait appel à une soixantaine de conducteurs qui se relaient en deux équipes pour faire sortir des car-carries avec une cadence qui atteint les 150 véhicules par heure. Il convient de souligner qu’outre les 600 emplois que compte le port, la nouvelle activité a généré un millier d’emplois temporaires. Cet avantage inattendu consenti par les pouvoirs publics s’est par ailleurs traduit par une augmentation du chiffre d’affaires qui est passé de 1,83 milliard de dinars en 2009 à 3,5 milliards de dinars en 2010, alors que le volume traité qui se rapproche désormais des 3 millions de tonnes, avec une réalisation de 2,76 millions de tonnes en 2010 contre 1,66 millions de tonnes en 2009. Certains concessionnaires, comme notamment Hyundai, ont acquis d’immenses terrains du côté de T’har Ouassaf dans la commune de Taher où ont été aménagés des parcs à véhicules. Pour d’autres, les enlèvements se sont faits directement à partir du port. Là, il faut se dire qu’heureusement que le dédoublement de la RN43 entre Djendjen et El Milia est en voie de fi nition, sinon la situation de cette route desservant essentiellement Constantine et Mila aurait sombré dans la saturation, vu le mouvement important des grands camions servant au transport des véhicules déchargés au niveau du port. Si pour la RN43, le dédoublement semble avoir réglé le problème d’encombrement, il n’en est pas de même pour le tronçon de la RN27 (El Milia Constantine) emprunté pour rallier l’est du pays ou encore le centre via Mila. L’essentiel du trafi c se dirigeant vers le centre du pays, il paraît aujourd’hui plus qu’urgent que le projet de la pénétrante autoroutière Jijel-Sétif retienne plus d’attention de la part des pouvoirs publics afi n de désengorger les tronçons routiers reliant El Milia à Mila et de cette dernière ville vers l’autouroute Est-Ouest, du côté de Oued Athmania.


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Réactions

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dimanche 20 mars 2011 à 18h55, par  JJ

90% de transit interessant ! Le jours où nous voyons les 90 % de chomeurs jijeliens travaillent ce jours là nous crions : VICTOIRE !

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