Le port de Jijel fait des remous à Béjaïa

mardi 24 mai 2011
par ABENCERAGE

Les pouvoirs publics qui ont annoncé l’ouverture « imminente » du nouveau port de Jijel, n’est pas pour plaire aux 2000 travailleurs, environ, du port de Béjaïa qui craignent sérieusement une répercussion directe sur le nombre de manipulations quotidiennes donc sur le nombre de postes d’empois appelés à disparaître.

Une grande partie des emplois dépendent entièrement du nombre de bateaux qui accostent au port de Béjaïa. C’est-à-dire, que la majorité des ces employés sont à titre temporaires dépendant entièrement du nombre d’accostages durant l’année. Pour rappel, le port de Béjaïa a été l’un des plus performants durant plus d’une dizaine d’années pour la simple raison que cette région était épargnée par les actes terroristes et elle offrait donc un lieu sûr pour l’ensemble des opérateurs économiques qui affluaient de tout le pays. Le premier coup dur qu’a vécu le port de Béjaïa remonte à presque dix ans, lors des tragiques événements de 2001, date à laquelle des dizaines d’opérateurs ont préféré recevoir leurs marchandises hors de cette wilaya, qui vivait une situation insurrectionnelle. Selon des représentants syndicaux, les événements de 2001 ont certes fait fuir des centaines d’opérateurs mais le drame se situe dans le fait qu’une fois ces opérateurs eurent quitté cette région, des centaines de postes d’emplois directs et indirects ont tout bonnement disparus. D’après certains opérateurs, actuellement après le constat de 2001, cette région renoue, ces derniers mois, avec les sempiternels blocages des routes, devenus quasi-quotidiens, à telle enseigne que ces actes ne surprennent plus la population locale. « Les transporteurs de toute l’Algérie refusent de se rendre au port de Béjaïa et au cas où certains d’entre eux acceptent de s’y rendre ils demandent des prix exorbitants sachant pertinemment qu’ils auront beaucoup le malheur d’être bloqué quelques part au niveau de cette wilaya ». Faut-il encore rappeler que les autorités portuaires ont tiré la sonnette d’alarme suite à ces multiples blocages des axes routiers reliant la wilaya de Béjaïa aux wilayas de Bordj Bou- Arréridj, Tizi Ouzou, Sétif et Jijel en brandissant la menace qui pèse sur le port de Béjaïa, sur lequel repose toute une économie régionale. Seulement cet avis est loin d’être partagé par tous, pour la simple raison que ces citoyens ne font qu’exprimer un rasle- bol qui dure depuis des années concernant des problèmes qui devaient être réglés depuis des années, mais qui ne voient rien venir depuis. Pour le moment, rares sont les élus et les partis politiques qui se sont exprimés sur cette menace qui pèse sur le port de Béjaïa une fois que celui de Jijel sera opérationnel. Ça ne saurai tarder, si ce n’est le fait d’interpeller les autorités du pays sur l’urgence de l’extension de cette structure portuaire, certes importante, mais qui ne règle pas un problème qui se pose d’ores et déjà à très court terme. Des centaines de travailleurs temporaires continuent à se rendre chaque matin au port de Béjaïa dans l’espoir de repartir deux heures ou quatre heures après avec quelques dinars en poche, mais vivant la peur au ventre que même ces quelques dinars gagnés en shift et double shift (dans le jargon portuaire, cela signifie la somme de deux ou quatre heures de travail selon le nombre de bateaux à l’accostage), ne puissent durer longtemps. Boubekeur Amrani


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Réactions

mardi 31 mai 2011 à 18h00

oui dommage qu’on favorise une region a une autre
jijel a toujours etais ignoré par le pouvoir je sais pas pourquois alors qu’elle a donner les mielleurs de ses enfents pour etre libre et independant

Logo de zoubir
mardi 31 mai 2011 à 12h54, par  zoubir

Salamou alikoum,
mes amis vous trouvez normal, qu’on arrête le développement d’une région à cause d’une autre, c’est quoi cette logique, est ce les habitants d’une région sont des algériens classe supérieure et les autres de classe inférieur, jamais vu ça, je me demande comment des gens arrive à réfléchir de cette façon, la solution facile, après moi le déluge, c ça, les autres crèvent. je lance un appel aux représentants de la wilaya, vous êtes responsables avant tout devant dieu, et puis devant les hautes autorités de l’état, et les jijiliens de sortir la région du sous développement, allez voir les jeunes de la wilaya qui fuient la région à cause du chômage, le mal vivre, les infrastructures, les routes, l’électricité, allez voir en kabylie, l’eau, le gaz, l’électricité, le goudron dans les petits villages montagneux.
alors Mrs les députés les sénateurs, vous avez une grande responsabilité à prendre sérieusement les problèmes de la région qui, normalement est un pôle économique (plus grand port d’Algérie + zone de bellara), centrale éléctrique, aéroport internationale, en agriculture (plus grande pluviométrie), tourisme balnéaire et montagneux.
et on se demande pourquoi la région est fui par ces enfants ?

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mardi 24 mai 2011 à 15h06, par  said

Allez MM les sénateurs et députés, vous avez du travail pour défendre votre wilaya….

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