Les armoiries de Jijel

Les armoiries de Jijel datent du XIXè siècle, après le raz-de-marée de 1856 et le flux d’émigrants venus la plupart, du nord de la Méditerranée : Espagnols, Italiens, Malais, Maltais, Français ; ces derniers, représentés surtout par des militaires demeurés à Jijel après la conquête de la ville en 1839, suivis d’Alsaciens-Lorrains consécutivement à la défaite de Napoléon III devant le chancelier allemand Bismarck et la perte de l’Alsace et de la Lorraine, ainsi que les descendants de déportés de la commune de Paris en 1871 après le « Mur des Fédérés » sous le gouvernant Thiers.
La date de la création des armoiries de la ville, coïnciderait avec l’établissement de l’état civil en 1891 et l’élection de la première municipalité.
Les figures symboliques de ces armoiries n’ont subi aucun changement après l’indépendance.
Le Symbole du sommet :
Le sommet symbolise les anciennes fortifications de la vieille ville et en même temps, la citadelle et certains forts, Duquesne, notamment.
Le Symbole des branches :
La branche autour du blason à gauche, constituée par des rameaux de chêne, représente les immenses forêts qui entourent la ville et surtout, le chêne liège qui constitue une matière première de grande importance pour l’industrie d’Algérie et de France.
Les rameaux d’oliviers de la branche de droite, situent Jijel dans la zone oléo-lenticitum (Oliviers et lentisque) caractérisant la flore méditerranéenne.
Les symboles de l’intérieur :
Le soleil : Soleil presque toute l’année.
La grappe de raisin : Région à vocation fruitière d’où une petite crique appelée vulgairement « Port Maria » du romain Pommeria (Les vergers).
La gerbe : Céréales et plantes industrielles dont le chanvre nécessaire au tissage de voiles pour bateaux à voile.
Le voilier : Richesses halieutiques et commerce par voie maritime.
Le lion : La faune ; lion ; panthères ; la dernière abattue en 1921 par la société de chasse Saint Hubert, afin de protéger leurs troupeaux, les colons par l’intermédiaire de l’administration, payaient les peaux de ces faunes abattus. Une piste forestière qui relie la forêt de Guerrouche à celle de Texenna porte encore le nom « Fontaine des lions ». Les paroles d’un chant folklorique local révèlent :
« Bergers et bergères ; Fuyez le lion approche ; Le lion à forte crinière »
Une légende à ce sujet nous apprend qu’il suffit à une femme qui rencontre un lion de montrer son sein nu pour être épargnée.
Le lion symbolise également ce qui reste de faune sauvage dans les forêts de Jijel : Sangliers, hyènes, porcs-épics, chacal, singe, magot, oiseaux de proie etc.
Salah Bousseloua salah.bousseloua@gmail.com



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