Les barrages, un danger potentiel pour les riverains

lundi 13 février 2012
par Mahmoud Chaal

« Les gens ne doivent pas circuler près des oueds », prévient le premier responsable du département des ressources eau. « Comme les barrages sont pleins, ils vont commencer à se déverser sous peu », a déclaré hier le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, en marge de la réunion de la commission mixte algéro-serbe. Sur ce point, les populations vivant aux alentours de ces infrastructures notamment les populations nomades, encourent des risques réels pouvant être fatals pour eux. « Les gens ne doivent pas circuler près des oueds », prévient le premier responsable du département des ressources en eau. S’exprimant sur le plus grand barrage en Algérie en l’occurrence celui de Beni Haroune, qui se trouve dans la wilaya de Mila, à l’est du pays, Abdelmalek Sellal a indiqué que celui-ci « a commencé à se déverser ». Au total, 18 barrages de l’Est et du Centre sont remplis l’à 100%. Et à un degré relativement moindre pour les barrages de l’Ouest. A la fin de l’année 2011, on a indiqué à ce propos que le taux de remplissage des 62 barrages du pays avait atteint 74%, chose qui n’a pas été observée depuis 20 ans, selon les chiffres dévoilés par le ministère des Ressources en eau. En effet, les pluies abondantes de ces derniers jours ont eu une incidence jamais égalée sur le taux de remplissage des barrages parsemés à travers le territoire national. Le dégel de la neige qui recouvre toujours le Nord risque d’augmenter les quantités d’eau emmagasinée dans les barrages. Dans ce sens, le barrage de Beni Haroune ne fait pas exception puisqu’il emmagasine actuellement pas moins de 990 millions de m3 pour les raisons indiquées plus haut. « Le plus grand barrage d’Algérie, après avoir atteint la barre des 990 millions de m3, vient de dépasser de 30 millions de m3 ses capacités de rétention théoriques qui sont de 960 millions de m3 », précise le responsable chargé de l’exploitation de l’ouvrage, Azzedine Almanâa. Cependant, si la situation climatique perdure ainsi que la fonte des neiges, le volume des barrages est appelé à croître. Le directeur de l’exploitation, dans cette optique, a lancé un message en direction de la population issue des zones environnantes à rester vigilante les prochains jours dans le but d’éviter d’éventuels accidents. « Le déversement du barrage pourrait intervenir durant les prochaines 24 heures sans danger », annonce-t-il. Par ailleurs, le péril pour les populations sédimentées dans les zones limitrophes des barrages, peut provenir de l’affaissement de ces structures bétonnées. Si on reste sur le cas de Mila, il est constitué d’une digue soutenue par une masse de 1,5 million de m3 dont le béton roulé et compact. En dépit de « la solidité » de l’ouvrage, le risque zéro n’existe pas, dit-on, même si « pour évacuer les excédents d’eau aucun danger n’est à craindre pour la population riveraine pour autant qu’elle s’interdise la circulation dans le voisinage de l’ouvrage, considéré comme zone à risque ». Il est attendu selon les prévisions d ’atteindre le nombre 84 à l’horizon 2014. L’eau est un enjeu planétaire pouvant même induire à des guerres entre des Etats. Pour l’Algérie, cette ressource est encore plus importante d’autant plus que la pluviométrie est loin d’être exceptionnelle.


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Réactions

mercredi 15 février 2012 à 02h57

De toute manière et encore plus pour l’algérie, il faut malheureusement que l’iréparable se produit pour trouver des solutions des ministères qui gouverne le pays il faut vous bouger et anticiper les walis c’est maintenant que la population qui vous ont elu attend une attention particulière face au grand froid pénurie de gaz, produit alimentaire aux nombreuses familles nécéssiteux, puis la peur que les barrages ne tiennent pas donc prévoire de se déplacer c’est la misère et dieu est grand courrage

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