Les derniers paroles d’un patriote

mercredi 29 juin 2011
par Salah Bousseloua
5 votes

Le peuple se souvient avec émotion d’un vieillard
 
Patriote sincère, ancien lutteur, ancien taulard
 
Qui parla exilé en visionnaire sublime,
 
De son pays auguste, au bord de l’abîme,
 
Par la faute de ceux qui agissent dans le noir,
 
Il dit sans détours aux personnes venues le voir
 
*****
 
« Je répète les paroles d’Elcis, au roi Othon »..
 
« Je suis triste, pourquoi ? Princes, que vous importe !
 
Vous êtes joyeux, vous. Je refermais ma porte,
 
J’allais mettre la barre et tirer les verrous,
 
Pourquoi m’appelez-vous et que me voulez-vous ?
 
Pourquoi me pousser hors de l’ombre volontaire ?
 
Pourquoi faire parler celui qui veut se taire ?
 
Rois d’Arles, tant qu’il reste au vieillard une dent,
 
Lui faire ouvrir la bouche est toujours imprudent… »(1)
 
*****
 
« Comme Elcis, j’allais refermer la briqueterie
 
Et marcher, pour entendre la voix de l’Algérie.
 
La bien triste voix d’un grand peuple en détresse
 
Qui cherche son chemin dans une ombre traîtresse…
 
Que voulez-vous donc maintenant que je vous dise
 
A la loyauté, on préfère la traîtrise.
 
*****
 
Les bons patriotes avaient la parole franche.
 
Ils repoussaient et la gloire et la bravache,
 
Même le repos, dormant peu et se levant tôt,
 
Obnubilés par la pensée de mourir bientôt
 
Pour la patrie, le droit des gens et la liberté,
 
Ils criaient fort la grande et triste vérité,
 
Et quand le lourd verdict tombait du code français,
 
Ils répondaient : « Nous sommes prêts à recommencer ».
 
*****
 
Tous ces bons et braves enfants de notre Terre
 
Marchaient dans le sillage de leurs nobles pères,
 
Jugurtha, Tacfarinas, Tarik, Abdelkader,
 
Sans oublier nos deux glorieuses femmes d’hier
 
Lesquelles, apprenant que l’on foulait la frontière,
 
Prirent l’épée, le cheval et firent la guerre.
 
Ces vaillantes femmes sont et on s’en souviendra,
 
Kahina de l’Aurès et N’Soumer du Djurdjura.
 
*****
 
Qu’on se souvienne aussi de nos hardis marins
 
Réduisant devant El-Djazaïr le grand Charles Quint,
 
Roi d’Espagne, d’Italie et des Amériques,
 
Des Pays-Bas et de l’Autriche à l’Armorique,
 
Leurs vaisseaux ramenaient les Andalous en danger,
 
Que condamnait souvent l’Inquisition au bûcher.
 
Souvenons-nous d’El Mokrani et Cheikh Bel-Haddad,
 
A cheval, aux canons, ils donnaient l’escalade,
 
*****
 
D’autres bons et fiers enfants de notre Terre,
 
Reprirent le saint combat, un premier Novembre,
 
Affrontant la Légion, les paras, les avions, les tanks
 
Ils allaient tous, droit à la mort pendant les attaques,
 
Face aux fusils de l’O.T.A.N, venus d’Allemagne,
 
Leurs armes ? La foi qui soulève les montagnes,
 
Et quand martyrs, ils marchaient à l’échafaud par rangs,
 
Ils criaient bien fort « Algérie libre ! Dieu est Grand ! »
 
*****
 
Reste-t-il encore quelque chose de tout cela ?
 
On bâillonne le peuple pour applaudir Sylla.
 
Ce peuple pourtant a crée richesse et bonheur
 
En coulant la force de son corps, dans ses sueurs,
 
Aux maîtres de son sol et de ses biens naguère,
 
Puis à ses mauvais frères, après la sainte guerre.
 
*****
 
En ces temps-ci, tout déchoit et change de couleur,
 
L’intrigue et l’arrivisme font partout fureur,
 
La pauvreté hideuse côtoie les beaux palais,
 
Qu’illuminent des lustres américains et anglais
 
L’honnêteté est proscrite, rejetée et battue
 
Par ceux qui préfèrent que par derrière l’on tue.
 
*****
 
S’élevant haut et s’enrichissant par la fraude,
 
Ils sont tout le temps, comme le chacal qui rôde
 
Autour d’une malheureuse proie endormie,
 
Souriant hypocritement sous un masque ami,
 
Hélas ! C’est comme ça. Même les nobles animaux
 
N’échappent pas trop facilement à certains maux.
 
*****
 
Quand les faibles souris arrivent, les éléphants émigrent,
 
Suivis quelquefois, des lions et des tigres,
 
Laissant la place aux hyènes, hors de leurs repaires,
 
Pour se nourrir des restes de leurs congénères,
 
Mais honni soit et son nom, mille fois abhorré,
 
Qui voit en sa patrie, une proie à dévorer !
 
*****
 
Puisque pour me voir, vous êtes venus jusqu’ici,
 
Le devoir veut que je vous réponde « Me voici ! »
 
Je marche devant vous, même si mes pas sont lents
 
Et, vite mettons fin à la misère des gens
 
Qui se débattent dans le brouillard et dans le noir
 
Pour qui, l’aube rayonnante c’est déjà le soir.
 
*****
 
Un soir sans lumière et qui vite s’achève,
 
Que suit aussitôt, la nuit sans joie et sans rêve.
 
Nous allons donc chasser le spectre de la mal vie
 
Et à tous, il faudra redonner goût à la vie,
 
Aux jeunes d’abord, redoutables désespérés,
 
Et aux victimes de calculs, qu’on doit tous abhorrer.
 
*****
 
Pour ça, il faut de l’hydre, trancher les sept têtes
 
Et lui ôter les hideuses mamelles qu’elle tête,
 
Gonflées par l’anarchie et la vile corruption,
 
Et rendre surtout, sa dignité à la Nation,
 
Ternie par les herbes folles qui partout poussent,
 
Annihilant les glorieux lauriers qu’elles repoussent.
 
*****
 
La dignité en ce pays, était pour chacun loi.
 
Un pauvre clochard rencontré, un jour sur la voie
 
Qui mène à la gare où s’arrêtent les trains,
 
Où traînent ces malheureux sans logis et sans pain,
 
Excita la pitié. On lui tendit une pièce,
 
Il la repoussa tel un objet qui blesse
 
*****
 
C’est triste. Les vertus publiques dépérissent,
 
Les fils de soie que l’araignée dans l’ombre tisse
 
Pour attirer et tromper ses victimes qu’elle mange,
 
Sont moins fatals que les propos de certains mages.
 
Quand on a de ces énergumènes pour guides,
 
Exaltés, faux, opportunistes, flatteurs et cupides,
 
*****
 
Faisant du sang de nos martyrs, leur cheval de Troie
 
Pour s’emparer de tout en prostituant le Droit.
 
Que reste-t-il donc aux gens quand ces tristes sires
 
Dédaigneux de nos principes qui les font rire,
 
Font courber les dos meurtris par un long joug d’airain,
 
Aussi cruel que celui des anciens souverains
 
*****
 
Qui ont pillé notre histoire et nos terres,
 
Faisant de nos fils, chair à canon pour leurs guerres.
 
Mais rien n’est éternel, rien ne dure ici-bas,
 
Que l’ont soit au sommet, à mi-pente ou en bas,
 
C’est certain, la loi divine est inexorable,
 
La fleur après épanouissement, finit misérable.
 
*****
 
Tout passe et s’efface, seul demeure le vent,
 
Disons de suite aux affameurs : « Dehors, allez vous en ! »
 
Là-dessus, le bon vieillard cessa de parler.
 
Il entendit dans le silence, une voix s’enfler,
 
La grosse voix de Satan maudit, sûr et triomphant,
 
Hurlant puissamment vers tous les démons, ses enfants,
 
Ceux, au loin ou présents, aux faibles et aux plus forts :
 
« Ce patriote géant est déjà, un homme mort ! »


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Réactions

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mercredi 29 juin 2011 à 22h10, par  salah

En assassinant Si Tayeb El Watan , les ennemis de la patrie et du peuple, avaient voulu assassiner l’espoir qu’il est venu rendre à son PEUPLE meurtri…
Lui qui répond toujours présent lorsque le devoir l’appelle…
C’est vrai, le chahid Mohamed Boudiaf n’est qu’un homme, avec ses qualités et ses faiblesses, mais une chose est certaine, il voulait du bien pour son pays et son peuple. L’histoire le prouvera, tôt ou tard. Ceux qui se sentent lésés de sa part ne l’ont pas compris, dommage…
Les assassins, du chahid Mohamed Boudiaf, semblent ignorer qu’ils ne peuvent jamais vraiment tuer l’homme symbole de l’ALGERIE DEBOUT, parce qu’il est dans le cœur de tou(te) digne, algérien(ne).

Rahima Allah El Chouhada.

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mercredi 29 juin 2011 à 22h09, par  salah

En assassinant Si Tayeb El Watan , les ennemis de la patrie et du peuple, avaient voulu assassiné l’espoir qu’il est venu rendre à son PEUPLE meurtri…
Lui qui répond toujours présent lorsque le devoir l’appelle…
C’est vrai, le chahid Mohamed Boudiaf n’est qu’un homme, avec ses qualités et ses faiblesses, mais une chose est certaine, il voulait du bien pour son pays et son peuple. L’histoire le prouvera, tôt ou tard. Ceux qui se sentent lésés de sa part ne l’ont pas compris, dommage…
Les assassins, du chahid Mohamed Boudiaf, semblent ignorer qu’ils ne peuvent jamais vraiment tuer l’homme symbole de l’ALGERIE DEBOUT, parce qu’il est dans le cœur de tou(te) digne, algérien(ne).

Rahima Allah El Chouhada.

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mercredi 29 juin 2011 à 20h09, par  MOKDADI

MOHAMED BOUDIAF Allah yrahmou, A MON SENS , EST LE SEUL VRAI ALGÉRIEN .LE vrai et authentique PERE DE LA REVOLUTION ARMÉE CONTRE L’OCCUPANT COLONIAL FRANCAIS.

SON ASSASSINAT EST UNE MALÉDICTION POUR L’ALGÉRIE, D’AILLEURS ON EST ENTRAIN DE LE PAYER CHER..

OSER LE QUALIFIER DE DICTATEUR ET DE DESPOTE !! QUELLE ABERRATION ||

QUAND IL EST VENU EN ALGÉRIE, IL REPRESENTAIT UNE VRAIE GROSSE BOUFFÉE D’OXYGENE POUR NOUS TOUS.
RIEN QUE SA FACON D E PARLER, EN ARABE ALGÉRIEN, ÉTAIT UN PLAISIR , UN DÉLICE.

j’EN AI LES LARMES AUX YEUX !!

SIGNÉ : uN ALGÉRIEN DE 60 ANS.

dimanche 19 juin 2011 à 22h51

boudiaf un assoifé du pouvoir il est à inscrire sur la liste des dictateurs des temps modernes avec staline, pol pott,hitler,kimilsung

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dimanche 19 juin 2011 à 22h23, par  Amine Black

allah yrahmek, mes le peuple a voté fis pourquoi ta revenu du maroc ,yalmarhoum ta bruler la démocratie t un membre fondateur du Front de libération nationale (FLN) qui ta tuer ???? pour moi c pas Abbassi Madani ben j lu un livre ( CHRONIQUE DES ANNéES DE SaNG) de mohammed samaraoui ben la réponse et dans c pages mes dommage t pas la, repose en paix que le bon dieu te donne le paradis

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dimanche 19 juin 2011 à 22h08, par  moh

ala kouli hal rabi yrahmou mais faut pas oublier (je ne me fais pas l’avocat du diable ) qu’il n’avait aucune idée sur le pays pour lui c’etait nouveau et qu’ il a fait ouvrir les centres de détention au sahara ou des milliers d’algériens innocents (innocents je le repete) ont passés des mois éprouvants( demandez a ceux qui y ont séjournée !) c’était une erreur ces centres on a fabrique des opprimés a outrance qui une fois libérés ont déversés leurs haines et leurs violence. après seul Allah peut juger.

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dimanche 19 juin 2011 à 19h40, par  M. paule

allah eyrahmo, mais un homme ne fait pas une nation, pour repondre a i abdi. une nation ca se fait par tous ces enfants. sans exclusion, et justement, meme lui il as tomber dans l’exclusion.

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dimanche 19 juin 2011 à 19h19, par  G. Samia

allah yehmo…c’etait un grand homme il aurait fait de notre pays une belle et grande nation….

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dimanche 19 juin 2011 à 19h16, par  Z Yacine

allah yarahmou meskine meme pas sakhane el korsi kanou maahe .è maintenant nsaouahe quel honte.

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dimanche 19 juin 2011 à 18h55, par  I. Abdi

Il est venu en avance sur son époque si seulement il avait tenu le pays, quelle grande nation elle aurait été !!

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