Les familles de Badis et Mourad réclament la vérité

Il y a un mois, les deux jeunes Mourad Sissaoui (C. de Taher) et Bounqib Badis (C. de l’Emir Abdelkader), âgés respectivement de 27 et 22 ans, ont été assassinés sauvagement aux environs de la ville de Sousse (Tunisie) par des Libyens dans des conditions non encore élucidées. Les familles des victimes réclament toujours la vérité sur la mort de leurs enfants :
« Mon fils est parti en Tunisie le 14 septembre avec trois de ses amis, qui est d’ailleurs son premier voyage en étranger, pour une visite touristique, mais il est retourné dans un cercueil après avoir reçu quatre coup de couteau au niveau du ventre et le dos » déclare la mère de Mourad. Et d’ajouter : « pourquoi les autorités n’ont pas élucidé les conditions de l’assassinat de mon fils et son ami, et elles nous ont caché la vérité alors qu’elles avaient reçu un faxe le jour même du crime. » « Ce que nous voulons des hautes autorités et le ministère des affaires étrangères, réclame la mère de Mourad, c’est qu’ils nous aident à connaitre la vérité. » Pour sa part, Redouane, le frère de Badis, dit que malgré les démarches qu’il a faites pour connaitre la vérité, dont la dernière est la rencontre du vice consul général algérien à Tunis, rien n’est connu pour l’instant. Pour sa part, le jeune Sloubi Hamid, 29 ans, qui était avec les deux victimes lors de l’agression et qui lui aussi a été blessé, raconte : « le 16 quand nous étions à côté de la plage Boudjaafer à Sousse en train de préparer notre retour à Tunis, nous étions surpris par l’arrivée d’une vingtaine de jeunes libyens et nous ont demandé notre nationalité, nous avons répondu que nous sommes algériens, en ce moment ils nous ont tombés dessus en utilisant des couteaux, des épées et des bâtons, et ont pris la fuite. Par la suite, la police tunisienne m’a arrêté avec 5 jeunes libyens, et je suis resté en prison malgré mes blessures profondes pendant une semaine ; une fois dehors, après l’enquête, je me suis trouvé sans assistance comme un vagabond. Article traduit par un lecteur de JE Sources : El-Khabar du 20 octobre 2010



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