Les habitants des Babors

lundi 18 juillet 2011
par BENKAM
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La Kabylie est constituée de trois grandes régions identifiés par rapport aux deux fameuses chaînes de montagnes : Le Djurdjura, les Babors et la vallée de la Soummam. Chaque région avec ses richesses et spécificités naturelles, culturelles, historiques…etc. beaucoup de choses rassemblent les habitants de ces différentes régions comme on peut noter certaines particularités dont les coutumes et traditions et plus précisément la langue. Pour les habitants des Babors : Bavarès (appellation Romaine), appelés aussi Ibabrasen(Ababras), Iwaburen (Awabur) et enfin Isahliyen (Asahli) attribué par rapport au Sahel (littoral). On appel le dialecte parlé dans la région des Babores « TASAHLIT », en suivant les traces de Tasahlit de l’Est, Ziama, Laalam et d’autres villages de Jijel (Taksana et Djimla) et même de Skikda (Kenwaa et Tamanart) qui parlent Tassahlit à ce jour jusqu’à Tichy sur l’Ouest en passant par Melbou, Souk el tenine, Aokas ;

En montant par Tala Hemza, Amizour pour arriver à Berbacha, plus haut encore on trouve Kendira, Tizi et puis Bouandas au Sud. Faisant le tour par Bougaâ, Tizi n’ Brahem, Drawat, Ajjiwen, Draa El Kaid pour se reposer à Kherrata. En prenant la descente, la route nous emmène vers Bordj Mira, Darguina puis Souk El Tenine. Au milieu sont enclavés Ait Smail, Tizi n Berbère, Boukhlifa, et Ait Tizi. Tout ce Territoire est réuni autour de la capital Isahliyen qui est Aokas, cette commune historique appelé aussi Oued Mersa à l’époque des Français. Cette belle région n’est malheureusement connue que pour passer quelques journées de vacances au bord de la plage, visiter les deux grottes Férriques et merveilleuses ou aller à la Cascade de Kefrida. Elle est représentée d’une manière timide dans les différents domaines que ce soit production culturelles, artistiques, littéraires, formation d’élite politiques et autres …

H.Ouaret

Femme ou esclave ?

Depuis le début de l’histoire de l’humanité, l’homme et la femme vivent ensemble dans une parfaite symbiose. La chasse était parmi les premières activités qu’ils exercèrent afin de se nourrir. Vue que la femme est retenue par ses grossesses, elle est obligée de vivre aux alentours de son refuge alors elle commença à cultiver certaines semences et c’est ainsi que l’agriculture est née…

La femme a toujours participé de près ou de loin aux petites et grandes tâches et elle est le principal support de l’homme d’où le fameux proverbe « Derrière chaque homme fort, il y a une femme ».

C’est grâce à elle que l’enfant est nourri, éduqué, protégé… Elle sait écouter. Elle est patiente, tendre et douce.

C’est elle qui organise la maison et la famille. Elle accueille ses invités avec le sourire hospitalier et son savoir vivre « elle fait la pluie et le beau temps ». On dit en Kabyle « TAMETTUT TAHERRAZT » est celle qui a l’art de conserver les choses (TIJI) afin de les retrouver dans les situations de nécessité extrême.

Elle a pu conserver le mot et le verbe de toute les cultures, traditions et coutumes des peuples. Elle en est la mémoire. A travers les métiers qu’elle exerce : poterie, confection, construction pour subvenir aux besoins de la famille et transmettre toute une culture. Elle est l’école de toutes les générations.

La femme a consacré toute sa vie, son énergie au service de l’humanité dans le but d’être heureuse ou du moins partager la joie avec l’homme, hélas ! On la retrouve emprisonnée entre quatre murs ou bien drapée dans un morceau de tissu. Sinon c’est l’exploitation de son corps à des fins publicitaires ou autres formes plus grave encore.

Loin de toute forme d’égoïsme, nous devons être fièrs de celles qui nous ont mis au monde ; nous devons les aider dans leur émancipation, leur donner plus de liberté pour gagner leur vraie place et leur vraie valeur dans la société moderne.

H.Ouaret


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