Les initiateurs de la marche du 12 février répondent à Ould Kablia « La manifestation est maintenue »

Malgré le refus d’autorisation annoncé ce dimanche par le ministre de l’Intérieur Dahou Ould Kablia, la marche du 12 février est maintenue. « Citez moi une seule manifestation que les autorités ont autorisée ? Je dis bien une seule. Vous ne trouverez pas », lance Rachid Maalaoui, le président du syndicat Snapap, l’un des initiateurs de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie en commentant les déclarations de M. Ould Kablia. « Les marches sont interdites à Alger. Le refus n’est pas seulement signifié à l’opposition. Si un parti de l’Alliance envisage demain d’organiser une marche à Alger, je peux vous dire en tant que ministre de l’Intérieur, qu’elle sera interdite », a indiqué le ministre dans un entretien au journal Liberté ce matin.
Une demande d’autorisation sera « probablement » introduite lundi 31 janvier, selon Mustapha Bouchachi , président de la LADDH. Cette démarche n’est qu’une formalité pour démontrer que les initiateurs agissent dans la légalité. Mais « le dernier mot reviendra certainement aux membres de la coordination qui se réuniront quelques jours avant la marche », précise toutefois Me Bouchachi, joint par téléphone.
Dans l’interview, M. Ould Kablia aborde également l’éventualité « d’une discussion autour de la question de l’état d’urgence » au niveau de gouvernement. Pour les membres de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, la levée de l’état d’urgence ne constitue que le début d’une série de revendications. « On ne veut pas d’une démocratie de façade », insiste Me Bouchachi.
Au cours de la dernière réunion organisée vendredi 28 janvier entre les membres de la coordination, de nombreux intervenants avaient insisté pour la présentation d’une seule revendication : le départ du régime.
Samia Amine, TSA



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