Chronique de la chute de Tripoli et de la liberation de la Libye

Article+vidéos. Dimanche, à l’aube, en Libye, les révolutionnaires annonçaient sur Al-Jazeera que des sections importantes de la capitale Tripoli avaient été reprises par les partisans de la révoltions. Plusieurs régions, comme la banlieue de Tajoura à l’est et les communes de la region east de la ville tels que Suq al-Juma, Arada, l’aéroport Mitiga, Ben Achour, Fashloum et Dahra, ont été en totalité ou en partie sous le contrôle des révolutionnaires depuis hier. Des moments historique comme celui de la liberation de Tripoli doivent être enregistrées pour l’histoire. Ceci est ma tentative de chroniquer la liberation de Tripoli et de la Libye.
Premièrement, ceux qui s’attendaient à une longue et dure bataille et un soutien sans faille des combattants de la région montagneuse de l’ouest et de Misrata pour sauver Tripoli des mains des révolutionnaires ont surestimé la popularité de Mouammar Kadhafi au sein de son propre camp et parmi ses propres fideles. Il ne faut pas aussi sous-estimé l’impact des pénuries de munitions et de carburant sur les forces pro-Kadhafi, et qui ont littéralement sapé et démoralisé ses supporteurs, que ce soit au sein de l’armée régulière ou au sein des mercenaires. Ceux qui nous ont chantaient la bravoure et les louages des forces pro-Kadhafi et le pouvoir mobilisateur des discours de Kadhafi n’ont surtout pas tenu compte de la haine que le peuple Libyen a pour son Zaeem, de la volonté des révolutionnaires, et aussi de l’attrition des frappes régulière de l’OTAN sur l’armée et les armements de Kadhafi.
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Ce développement est très important pour l’avenir et surtout pour la transition post-Kadhafi. Que la capitale Tripoli (et ses environs) crée son propre mythe nationaliste (et sa narrative aussi pour le future de la Libye) est la meilleure chose qui pouvait arriver ces jours-ci en Lybie. Au lieu d’être libéré (et aussi soumise) de l’extérieur par les Berbères de l’ouest ou les révolutionnaires Cyrénaïque, Tripoli entre la phase de la deuxième République Libyenne avec son propres soulèvement, sur le même pied d’égalité avec les autres régions, et surtout elle gagne le mérite de pleinement siéger au Conseil National de Transition une fois Kadhafi et ses acolytes sont neutralisés. Le soulèvement de la capitale contre Kadhafi signale qu’il n’y aura probablement pas de division est-ouest de la Libye. Mes espoirs pour un gouvernement d’unité nationale comme la dernière phase de la révolution avant les élections parlementaires semblent maintenant plus plausible que jamais.
Un autre fait révélateur et important est que la Tunisie et l’Égypte—les deux poids lourd de la diplomatie Arabe ces jours-ci—ont formellement reconnu hier soir le CNT comme le gouvernement légitime de la Libye. Ceci a été fait au même moment que le soulèvement de Tripoli se confirmé. Les puissances régionales qui sont l’Égypte et la Tunisie pouvaient clairement voir une nouvelle Libye naître hier soir–une Libye sans Kadhafi. Pourquoi l’Algérie n’a pas encore reconnu le CNT ? Ceci est une discussion pour un autre jour. Pour aujourd’hui, chose est sûr, l’Algérie se retrouve très isolée diplomatiquement. La chancellerie Algérienne a du travail à faire et des trous à colmater dans les jours avenir.
Le réseau souterrain des révolutionnaires de la capitale Tripoli–ces révolutionnaires avaient été violemment réprimés par les forces de sécurité de Kadhafi Mars dernier–semble avoir planifié le soulèvement aussitôt que la chute de Zawiya et Zlitan a été annoncée. Immédiatement après avoir rompu leur jeûne, les mouazzins de pratiquement toutes les mosquées de la capitale se sont mis à crier « Allahou Akbar » comme un signal pour commencer l’insurrection. Les « ”Allahou Akbar » se sont suivis par des appels clairs et nets au soulèvement.
Les quartiers populaires de l’est ont été les premiers à se soulever. Apparemment, depuis quelques semaines les révolutionnaires ont fait passer clandestinement des armes dans la capitale. Les habitants de Tajoura, à quelques kilomètres de l’est de Tripoli, ont monté une attaque réussie sur les forces de Kadhafi dans cette banlieue. Après quelques heures d’un combat intense, Les révolutionnaires ont chassé les forces de Kadhafi. Un témoin de Tajoura joint au téléphone par Al-Jazeera déclare que les révolutionnaires à Tajoura ont capturé plusieurs soldats pro-Kadhafi, et qu’ils ont libéré plus de 500 prisonniers du pénitencier Hamidiya. Dans la même foulée, les forces populaires de Tajoura ont également capturé la base militaire de Muitiqa dans la banlieue, et ont pris d’assaut la résidence de Daw Mansur, le chef des forces de sécurité de Tripoli. La révolte de la classe ouvrière de la région de Souk al-Joumaa semble avoir commencé avant les autres, depuis au moins vendredi. Pendant ce temps, Kadhafi et ses fils n’ont pas cesser d’appeler au soulèvement contres les révolutionnaires, mais c’est le contraire qui s’est passé. Et à la fin, les forces pro-Kadhafi ont dû fuir (Pour la carte de la capitale de Triopli et pour suivre les combats, voir ici)
Dimanche matin à 8h00, les combattants de Nalut et des régions montagneuses de l’ouest avaient commencé à envahir Tripoli en masse pour aider le soulèvement des habitants de la capitale contre le sanguinaire Kadhafi. A ce moment la, le règne schizophrénique de Kadhafi est littéralement et figurativement fini.
D’une façon ou une autre, il semble clair que la Révolution Libyenne est entrée dans sa dernière phase, et que cette phase pourrait bien finir brusquement dans les prochains jours. Si la capitale, le siège fier de Kadhafi pendant 42 années, est si désireuse de se débarrasser de lui, son soutien est beaucoup plus mince que de nombreux observateurs l’avaient supposé. L’avenir de Kadhafi n’est plus important maintenant pour la reconstruction de la Libye de demain. Kadhafi n’est qu’un un simple détail dans l’histoire de la Libye et du monde ; un détail douloureux certes, mais un détail néanmoins
laseptiemewilaya



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