Les lampadaires

lundi 16 mars 2009
par BENKAM

Ils sont beaux et même très beaux, les lampadaires du front de mer vers El-Aouana. Une véritable chaîne de luminaires le long du front de mer vers El-Aouana. Parallèlement hélas ! Les palmiers préconisés, souffrent énormément. Installés hors de leur aire, sans quelque écran naturel pour créer un micro climat, ils sont exposés cruellement à tous les vents dominants glacés, chargés d’iode.

Pourquoi ne pas leur substituer le pin maritime. (Pénus Maritima – Snouber El Bahri) qui lui, est dans son aire, exclusivement à Jijel, au Cap Bougaroun et un peu à El-Kalal. Sur le littoral d’en face, à la côte d’Azur, une ville importante a enrichir son nom en y ajoutant « Les Pins ».

Par L’observateur


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Réactions

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jeudi 21 octobre 2010 à 13h17, par  BENKAM

Auteur Conversation
Mohamed Posté le : 13/03/2009 22:32 Mis à jour : 14/03/2009 06:24
Régulier

Inscrit le : 11/02/2009
De : Cavallo
Envois : 42 Re : Les lampadaires
Vous avez tout a fait raison mon ami, il faut demander aux spécialistes avant d’implanter ces palmiers, certes, ils sont magnifiques, mais exposés cruellement à tous les vents dominants glacés, chargés d’iode, comme vous l’avez bien expliqué dans l’article, et cavallo est reconnu pour ces tempetes de vent… !
Mohamed


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invité(e) Posté le : 14/03/2009 10:54 Mis à jour : 14/03/2009 11:01
Re : Les lampadaires
Bonjour,
si vous faites allusion à Juan-les-Pins, on y trouve de magnifiques palmiers en bord de mer, et les pins de la pinède sont des pins parasol (Pinus pinéa) ;-content

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invité(e) Posté le : 14/03/2009 14:43 Mis à jour : 14/03/2009 14:46
Re : Les lampadaires
Je crois que Mr l’Observateur sais de quoi je parle pour avoir fait cette constatation en ma compagnie. _ ;-S ;- E ;-L ;-I ;-M


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invité(e) Posté le : 16/03/2009 18:59 Mis à jour : 16/03/2009 19:04
Re : Les lampadaires
Monsieur l’observateur merci pour l’article !

Je pense l’auteur parle en bon connaisseur de « l’âme florale ». Effectivement, planter un arbre hors de son aire et son milieu naturel l’expose cruellement à toutes les adversités. C’est comme quelqu’un qui se trouve loin de sa terre natale, sa présence est liée à l’image de l’étranger. Comme dit un Mtal arabe : « celui qui est éloigné de son lieu de naissance est comme un onagre qui se trouve loin de son milieu naturel, il est la proie de chaque lion et de chaque chasseur ». Etranger en Andalousie, l’Emir Omeyyade Abderhamane Adakhil avait un jour, au cours d’une promenade, remarqué la présence insolite d’un palmier, quelque chose qu’il lui rappelait son pays d’origine, sur le coup il composa ce poème magnifique :
تبدت لنا وسط الرصافة نخلة * * تناءت بأرض الغرب عن بلد النخل
فقلت شبيهي في التغرب والنوى * * وطول أنثنائي عن بني وعن أهلي
نشأت بأرض أنت فيها غريبة * * فمثلك في الإقصاء والمنتأى مثلي
سقتك عوادي المزن من صوبها الذي * * يسح وتستمري السماكين بالوبل

 ;-salam


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invité(e) Posté le : 16/03/2009 19:11 Mis à jour : 16/03/2009 19:27
Re : Les lampadaires
"Je crois que Mr l’Observateur sait de quoi je parle pour avoir fait cette constatation en ma compagnie." juste pour corriger une faute d’inattention
Bonsoir BKAID, serait-il possible d’avoir une traduction du poème ?


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invité(e) Posté le : 16/03/2009 20:47 Mis à jour : 16/03/2009 20:51
Re : Les lampadaires
Citation :
Bonsoir BKAID, serait-il possible d’avoir une traduction du poème ?

Bonsoir Monsieur !

Voici tout le texte en français de ce beau poème, dédié à tous les immigrés et les exilés algériens.

Le poème :

De ta rive natale exilé comme moi,
Beau palmier, transplanté sur ces rives lointaines.
Tu languis, et pourtant de ses tièdes haleines
Le zéphyr de l’Algarve, en descendant sur toi,
Sous ses baisers féconds mûrit tes dates pleines.

Tu languis, et pourtant ce sol hospitalier
Plus avant chaque jour voit plonger ta racine,
Et tat tête des cieux ondoyer plus voisine !
Ah ! des pleurs couleraient de ton sourcil altier,
Si ton front, qui vers moi compatissant s’incline,

Portait aussi le faix des maux que j’ai soufferts.
Mais non ! tu ne sais pas l’amertume profonde
De l’exil, ni les pleurs ignorés dont j’inonde
Ma couche, au souvenir des palmiers toujours vers
Que L’Euphrate natal arrose de son onde.

Mais l’onde et les palmiers ont oublié mes pleurs,
Deouis l’heure où, chassé par les destins contraires,
Complice d’’al Abbas, l’assassin de mes frères,
J’ai, sur l’exil d’un trône asseyant mes douleurs,
Emporté ma patrie aux rives étrangères.

Et toi, le même exil sur ton front oublieux
Comme en mon cœur flétri n’a pas laissé sa trace,
Beau palmier, et ce front se balance avec grâce,
Insoucieux des pleurs qui, tombant de mes yeux,
Baignent d’un flot pieux ta tige que j’embrasse.

Merci !

 ;-salam

___________________________________

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invité(e) Posté le : 16/03/2009 22:27 Mis à jour : 16/03/2009 22:32
Re : Les lampadaires
Merci beaucoup, ça me rappelle et illustre bien une lecture de mon enfance sur le prince d’Omeyya et son épopée.


Auteur Conversation
invité(e) Posté le : 18/03/2009 04:57 Mis à jour : 18/03/2009 08:08
Re : Les lampadaires
À Monsieur le webmaster,

J’habite loin d’algerie, et il n’y malheuresement rien ici ou je suis qui me rappellerait mon pays.

Je ne comprends pas dans quelle mesure vous dédiez ce peome aux émigrés algeriens.

Ce vizir déplacé et déraciné ; nostalgique aussi, s’adresse à un palmier ORIGINAIRE de son pays natal.

Il n’y a ni zitouna, ni minaret, ni palmiers dans les pays ou tes freres algériens - moi compris- trimons pour notre sale pain.(hacha R’zek rabbi ! 3 x fois)

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Auteur Conversation
invité(e) Posté le : 18/03/2009 13:37 Mis à jour : 18/03/2009 21:57
Re : Les lampadaires
Monsieur, le point central des mes deux postes est la nostalgie qui est qq chose d’innée chez l’homme, l’animal et la plante, elle est "quasi-biologique". Quand je parle de l’Emir Abderrahmane Adakhil c’est dans le but d’évoquer la tristesse d’un grand souverain qui a été obligé de quitter sa terre natale. Il se considérait, lui même, comme immigré « Adakhil ». Donc si j’ai dédié ce poème aux immigrés, et non aux émigrés, justement c’est pour évoquer cette « maladie » qui est la nostalgie. Maintenant c’est à vous de chercher une astuce qui vous rappelle votre pays comme justement l’avais fait ce grand souverain, qui a ramené un palmier de bosrah, son pays d’origine, et l’a fait planter dans son jardin en Andalousie. La suite de l’histoire est dans le poème…

merci

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invité(e) Posté le : 18/03/2009 17:02 Mis à jour : 18/03/2009 17:22
Re : Les lampadaires
Au webmaster,

Bonjour,
je suis le commentateur à qui vous avez répondu plus haut.
Je comprends mieux.
J’avais omis de vous remercier pour vos voeux à l’adresse des algériens vivant loin de chez eux.
C’est chose faite.

Merci d’entretenir ce site interactif vivant : Il rappelle l’Algerie (virtuellement).

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