Les marins algériens détenus par des pirates somaliens libérés

Les marins algériens détenus par des pirates somaliens ont été libérés, a annoncé, ce jeudi 3 novembre, le ministère des Affaires étrangères. « C’est avec une grande joie et un profond soulagement que nous annonçons la libération, ce matin, des 25 marins de l’équipage du navire M/V Blida qui étaient otages des pirates somaliens depuis le 1er janvier 2011 », a indiqué Amar Belani, porte‑parole du ministère des Affaires étrangères dans une déclaration.
« Le navire, qui se dirige actuellement vers la haute mer, sera sécurisé par les forces navales internationales, qui opèrent dans la région sous mandat des Nations Unies, et il mettra environ 3 jours pour rejoindre le port de Mombasa », a‑t‑il ajouté. « Toutes les dispositions ont été prises par l’État algérien pour procéder, dans les meilleures conditions possibles, au rapatriement de nos ressortissants dont l’état de santé n’inspire pas d’inquiétude », a‑t‑il précisé.
L’Algérie dément avoir payé une rançon pour obtenir la libération de ses marins. « L’Algérie a une position doctrinale immuable et connue y compris au sein du système des nations unies. Cette position constante nous l’avons réaffirmée à de nombreuses reprises : l’Algérie ne verse pas de rançons et elle condamne fermement cette pratique, qu’elle soit le fait des États ou d’organismes parapublics ou privés. D’ailleurs, après l’adoption de la résolution 1904 du conseil de sécurité, nous poursuivons nos efforts avec certains de nos partenaires pour criminaliser effectivement le paiement des rançons qui constitue une des sources principales du financement du terrorisme et du crime organisé », a précisé M. Belani.
Une rançon de 3,5 millions de dollars ?
Selon le journal en ligne Somalia Report, les marins ont été libérés en échange d’une rançon de 3,5 millions de dollars, payée par l’armateur du MV Blida. Le magazine, qui cite un pirate somalien, affirme que les preneurs d’otages avaient initialement exigé le paiement d’une rançon de 7 millions de dollars avant d’accepter de diviser cette somme par deux. La somme en cash a été livrée mercredi soir et les otages ont été libérés jeudi matin, après le comptage et le partage de l’argent. Deux autres pirates et un responsable local ont confirmé cette version, selon Somalia Report.
La libération des otages est intervenue après plusieurs mois de négociations difficiles, marquées par des changements de négociateurs, des menaces de tuer l’équipage et des négociations sur le montant de la rançon, ajoute le magazine. Les demandes de rançon sont allées de 4 à 7 millions de dollars, selon la même source. L’équipage du navire était composé de 17 Algériens, six Ukrainiens, deux Philippins, une Jordanienne et une Indonésienne. Mais deux membres de l’équipage, un Algérien et un Ukrainien, avaient été libérés en octobre pour des raisons médicales.
Mais l’Alger dément avoir payé une rançon pour obtenir la libération de ses marins. « L’Algérie a une position doctrinale immuable et connue y compris au sein du système des Nations unies. Cette position constante, nous l’avons réaffirmée à de nombreuses reprises : l’Algérie ne verse pas de rançons et elle condamne fermement cette pratique, qu’elle soit le fait des États ou d’organismes parapublics ou privés. D’ailleurs, après l’adoption de la résolution 1904 du conseil de sécurité, nous poursuivons nos efforts avec certains de nos partenaires pour criminaliser effectivement le paiement des rançons qui constitue une des sources principales du financement du terrorisme et du crime organisé », a précisé M. Belani. Alger ne dément pas toutefois clairement que l’armateur ait pu payer une rançon.
Rafik Tadjer/TSA



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