Les moyens qui justifiaient la fin

samedi 18 avril 2009
par BENKAM

Un homme, une vie Les moyens qui justifiaient la fin

L’itinéraire d’un homme politique comme Ferhat Abbas, ses atermoiements, ses contradictions révèlent à plus d’un titre toutes les étapes difficiles, les contradictions multiples du mouvement national algérien dans son ensemble, jusqu’au 1er novembre 1954, où l’action unifactrice du FLN a fait taire toutes les dissensions.

En 1912, Abbas avait 13 ans et suivait déjà avec passion les premiers balbutiements d’un mouvement qu’on appellera par la suite "les jeunes Algériens". C’est cette année, en effet, que sortirent les décrets sur la "conscription indigène". La France, acculée à la guerre, s’était rappelé qu’elle avait sous la main des "sujets" qui feront une excellente "chair à canon". Ces jeunes Algériens veulent bien faire le service militaire mais demandent, en échange "l’amélioration de leur sort".

Après la guerre, en 1919, des réformes furent introduites, notamment l’extension du collège électoral. Nombre d’historiens voient dans cette année, une date charnière qui marque réellement une certaine prise de conscience, les débuts du mouvement national. Abbas, en fin observateur, y voit deux faits nouveaux importants, l’ancien combattant et l’élu du peuple. L’ancien combattant qui a fait la guerre, qui est revenu vainqueur, ne veut plus être considéré comme un simple "indigène". Lélu a pris conscience de la force du bulletin de vote. C’est à partir de cette année que se développe le mouvement jeune Algérien grâce à l’action de l’Emir Khaled. Le mouvement est divisé ; Quoique favorables à l’assimilation, les deux tendances ne sont pas d’accord sur le sort réservé à la personnalité algérienne. L’Emir Khaled est pour le maintien du statut personnel, l’autre tendance menée par le docteur Ben Thami est pour l’assimilation totale. Khaled obtient un franc succès populaire mais est vite circoncis par les milieux colons qui l’accusent de nationalisme, de fanatisme religieux et obtiennent son exil à partir de 1923. L’aile assimilationniste s’organise alors,à partir de 1927 en "Fédération des élus musulmans d’Algérie". On y voit graviter autour du docteur Ben Thami, deux personnalités qui marqueront le mouvement assimilationniste, le docteur Bendjelloul et Ferhat Abbas. Abbas, étudiant à la faculté d’Alger, avait adhéré à l’Amicale des étudiants indigènes, créée en 1919. de 1926 à 1931, il en est président et la transforme en AEMAN (Association des étudiants musulmans de l’Afrique du Nord, à ne pas confondre avec l’AEMNA, créée en 1927, en France). L’association à tendance assimilationniste est patronnée par le gouverneur violette. A partir de 1931, sous la houlette de Abbas, paraîtra la revue "Ettelmidh". En 1930 , la Fédération des élus musulmans éclate en trois fédérations régionales : Alger, Oran, Constantine. Celle de Constantine sera la plus active grâce à Bendjelloul mais surtout Ferhat Abbas. Dès le départ, elle donne le ton : "Les élus indigènes sont français tant par la volonté expresse du législateur que conformément à leur désir". 1930 voit également la célébration du centenaire de l’Algérie coloniale. Le faste, l’ostentation de ces festivités sont vécus comme une humiliation par l’ensemble du peuple algérien. Les accents mis sur les conquérants , les civilisateurs d’un côté et les vaincus , les barbares de l’autre sont autant de blessures. Abbas n’y est pas insensible : "Dans tous les domaines, même celui de la conscience, l’occident bouscule l’Orient et prend sa place", mais ne perd pas espoir : "un peuple vaincu n’est pas forcément un peuple perdu". En 1932, paraît son plaidoyer pour les droits du citoyen "de la colonie vers la province, le jeune Algérien". Le fait colonial est dénoncé, mais la France métropolitaine est sollicitée comme arbitre. Abbas n’échappe pas à cette tendance qu’auront tous les mouvements nationaux à s’adresser à la Métropole à travers les mémoires, les pétitions, les manifestes, les délégations, méthode déjà inaugurée, dès les débuts de la conquête par les notables réunis autour de Hamdane Khodha. En 1933, la délégation d’élus, éconduite par le ministre de l’intérieur chautemps est un coup dur pour Abbas et les tenants de l’assimulation qui démissionnent en signe de protestation. Ils s’aperçoivent à leurs dépens que les indigènes sont toujours "Français quant aux devoirs, et sujets quant aux droits". Abbas, combattu par Jules Carde, qu’il appelle "Carde-Chiourme" ignoré par le ministre Régnier qui refuse toute réforme reprend espoir avec l’avènement du Front populaire. Le Congrés musulman qui regroupe, selon le voeu de Ben Badis :"les hommes politiques, les Uléma, les élus, les magistrats, les professeurs", tient son premier congrés en 1936 et élabore "La charte révendicative du peuple musulman algérien" où l’on voit triompher les thèses de Abbas. Le Cheikh El Okbi ira même jusqu’à dire : "Notre opinion, qui concorde avec la réalité, est que la nation algérienne est une des plus incultes qui existent aujourd’hui sur la terre. Elle a besoin d’une aide, celle de la France". L’Etoile nord-africaine exprime son désaccord notamment sur le "rattachement à la France" et "représentation parlementaire". Après une deuxième réunion en 1937, le Congré musulman disparaît sans laisser de traces. Le début de la guerre mondiale suspend toute activité. Abbas s’engage comme volontaire. La France vaincue, occupée, Abbas joue franchement la carte de Vichy et adresse au maréchal Pétain un mémoire "l’Algérie de demain". C’est pratiquement le même programme que reprendra le "Manifeste du peuple algérien" destiné aux forces alliées mais remis, en définitive, au gouverneur Peyronton le 31 mars 1943 après concertation avec les autres partis, quelques corrections et l’adoucissement du ton, jugé trop vif……

B.B ( A.B.A)


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Réactions

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dimanche 24 octobre 2010 à 21h08, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 18/04/2009 07:40 Mis à jour : 18/04/2009 07:41
Re : Les moyens qui justifiaient la fin
l’AEMAN : association des étudiants musulmans de l’afrique du nord a été créée le 18/03/1919 et avait comme président Belgacem BENHABILES , un fils de Bénifoughal
voila pour ceux qui veulent taire une partie de notre histoire

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invité(e) Posté le : 18/04/2009 07:56 Mis à jour : 18/04/2009 08:03
Re : Les moyens qui justifiaient la fin
bonjour,

avant de faire queleques remarques, Monsieur B.B ( A.B.A) vous-voulez dire quoi par ce titre : "…Les moyens qui justifiaient la fin" ?
Merci

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invité(e) Posté le : 18/04/2009 09:57 Mis à jour : 18/04/2009 10:17
Re : Les moyens qui justifiaient la fin
Bjr….d’autres jijeliens ont été à la présidence de ce mouvement estudiantin, tels Ferhat Abbas et Med El-Hadi Djemame. Un lecteur

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invité(e) Posté le : 18/04/2009 18:53 Mis à jour : 18/04/2009 19:08
Re : Les moyens qui justifiaient la fin
Mais aucun Jijeli n’a été un leader national de 1954 à 1962, quand la révolution a éclaté.
Car c’est bien plus facile et plus soft de "militer pacifiquement !
Noufi

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invité(e) Posté le : 18/04/2009 21:15 Mis à jour : 19/04/2009 00:32
Re : Les moyens qui justifiaient la fin
Citation :
voila pour ceux qui veulent taire une partie de notre histoire

Pour ne pas taire votre histoire, pouvez-vous nous parler de toute l’histoire pleine de trahision de ces meme Beni-Foughal et leur caids qui ont toujours été du coté du plus fort

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invité(e) Posté le : 18/04/2009 22:12 Mis à jour : 19/04/2009 00:33
Re : Les moyens qui justifiaient la fin
"Mais aucun Jijeli n’a été un leader national de 1954 à 1962, quand la révolution a éclaté.
Car c’est bien plus facile et plus soft de "militer pacifiquement !"
le territoire de la wilaya de jijel était à 100 %
trés chaud et il rivalisait avec celui de la kabylie
et des aurés pour sa résistance face à l’armée colonialiste, la légion étrangère et les tristement célèbres béréts rouges

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invité(e) Posté le : 19/04/2009 00:45 Mis à jour : 19/04/2009 00:53
Re : Les moyens qui justifiaient la fin
Citation : "le territoire de la wilaya de jijel était à 100 % trés chaud…"

Monsieur, je ne parlais pas du petit peuple qui s’est engagé dans la révolution. Avouez que c’est quand même bizarre, qu’une région réputée soit disant pour avoir beaucoup de leader politique avant 54, se retrouve sans aucune représentation au lendemain du déclenchement de la révolution !!!
Noufi

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invité(e) Posté le : 19/04/2009 06:51 Mis à jour : 19/04/2009 08:49
Re : Les moyens qui justifiaient la fin
les seules régions qui ont été bien représentées par des personnalités au lendemain de la révolution sont la kabylie et les aurés donc jijel ne fait pas un cas à part par rapport à l’algérie.
Comme les colons d’hier , les colons d’aujourd’hui ne se sont jamais occupés de cette région pour qu’elle se relève et qu’elle se retrouve au même niveau que les autres wilaya.
les gens se sont toujours débrouillés tous seuls et la région de jijel accuse le plus fort taux d’émigration aprés la kabylie.

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invité(e) Posté le : 19/04/2009 21:13 Mis à jour : 20/04/2009 08:14
Re : Les moyens qui justifiaient la fin
vous faites erreur, la région de jijel a toujours été au coeur des événements bien des parties essayent de la rélgéguer au rôle de simple figurant ou l’éléminer carrément. Par ailleurs, un jijeli figure parmi les 22, il s’agit de Zighoud youcef originaire de Khoula dans la commune de Chahna dont les parents étaient partis travailler ailleurs où il est né.

De 1958 à 1961 Ferhat Abbas a été Président du GPRA. Med El-Hadi Djemame de l’AEMAN.
A l’indépendance, Boukharouba Brahim-Mohamed alias Houari Boumediène, originaire de Beni-Foughal (Texenna/Jijel)dont la famille a été déportée à Ain-Hessainia (Guelma) après le soulèvement de 1871 Sa mère est jijelia de la famille Bouhezila des auteurs de Taza (Ziama Mansouriah). Il eut aussi Med-Seddik Benyahia, lâchement assassiné alors qu’il essayait de mettre fin au conflit Irako-Iranien. Bon gré mal gré, la wilaya de Jijel a de tjr été présente.Un lecteur

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invité(e) Posté le : 20/04/2009 22:17 Mis à jour : 20/04/2009 22:19
Re : Les moyens qui justifiaient la fin
"Pour ne pas taire votre histoire, pouvez-vous nous parler de toute l’histoire pleine de trahision de ces meme Beni-Foughal et leur caids qui ont toujours été du coté du plus fort"

Bénifoughal est la région qui a le plus souffert en algérie, elle souffre encore sous l’occupation des militaires, des islamistes et des nouveaux colons
c’est aussi la commune qui a donné le plus grand nombre de chouhadas dans la wilaya de jijel
va revoir ton histoire et pas celle que vous distille les nouveaux colons ( ventrus , moustachus, fessés, chauves, dégueulasses…)

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invité(e) Posté le : 19/04/2009 10:32 Mis à jour : 19/04/2009 10:38
Re : Les moyens qui justifiaient la fin
Cherif Benhebyllès a embrasser l’occupation française âme et corps, ce qui a nécessité sa condamnation à mort suite à laquelle il a été abattu à Paris. Les Benyebillès ont de toujours été des courtisans des regimes ottomans et français. Un lecteur

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invité(e) Posté le : 10/08/2009 17:25 Mis à jour : 10/08/2009 17:32
Re : Les moyens qui justifiaient la fin
le denigrement est gratuit et l’approche que vous faites est vindicative vengeance qques parts, ? PASSONS.nous sommes fieres de nos enfants pour toutes les politiques qu’ils ont choisies et dont la finalite etait le sursaut du peuple algerien pour le recouvrement de sa dignite.la nuit coloniale a ete terrible pour toute l’algerie y compris sous les turcs.heureusement que des algeriens ont su maintenir leurs influences sur leurs compatriotes pour les preparer a liberer le pays plus tard bien plus tard .quand les conditions s’y pretaient le mieux.cela a ete fait sans merci et sans cadeaux des colons.les foughalis et bien d’autres algeriens ont fait le devoir sacre jusqu’au sacrifice supreme.sois fier de nous.l’armee de mokrani etait stationnee sur nosterres et ils existent encore des vestiges ses chefs heroiques sont a 90/:DES foughalis voir les archives militaires de pau en france.les foughalis ne se rendent jamais et ne trahissent pas quel que soit leur camp ils sont fideles a la parole donnee et la crainte de leur retournement est sans faille ils ont de qui tenir bon sang ne saurait trahir gloire a ceux qui ont combattu leur ennemi par l’intelligence ou le fusil. mhand

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invité(e) Posté le : 12/08/2009 11:23 Mis à jour : 12/08/2009 11:31
Re : Les moyens qui justifiaient la fin
essayez de prendre un peu de recul svp…C’est trop facile de répéter les ’on-dit’ sans réfléchir…
si les beni foughal et leurs chefs en particulier sont accusés par certains de collusion avec les français, c’est uniquement à cause de leur refus de participer à l’insurrection de 1871 ! mais il faut se rappeler que, beaucoup de chefs de tribus de la même région ont refusé de participer à l’insurrection, elles avaient perdu beaucoup d’hommes pendant les batailles de la conquête, un carnage qui avait eu lieu 15 ans plus tôt seulement dans cette région (Un homme adulte sur 3 tué dans ces tribus !), tous les villages razziés et brûlés, tous le bétail/les vergers réduit à néant, et elles vivaient dans une pauvreté extrême depuis. Ces tribus se sont battues jusqu’au bout de leurs dernières forces contre l’invasion française, surement beaucoup plus que beaucoup d’autres … Ce qui n’était pas le cas des familles qui ont conduit l’insurrection, qui s’étaient soumises servilement lors de la conquête - voire qui ont ouvert les portes aux français et les ont aidés à dominer le pays, comme les Mokrani par exemple (rappelez vous du passage des portes de fer, et las parties de chasse avec l’empereur !!!).
ensuite vous n’avez qu’à relire Rinn : Aziz AHaddad a menacé et attaqué toutes les tribus qui refusaient de s’insurger, il a attaqué lui même les beni foughal et d’autres tribus pour leur faire payer le fait qu’elles ne voulaient pas à nouveau combattre (attaquer ses frères plutôt que ses ennemis, quelle belle affaire !)
Examinez l’histoire, vous verrez que les beni foughal sont une des tribus qui a le plus résisté, et ensuite qui a fourni bcp de chouhadas, et qui s’est battue jusqu’au bout de ses forces contre l’ennemi.
alors arrêtez de calomnier, et sortez d’abord de votre inculture

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invité(e) Posté le : 13/08/2009 01:00 Mis à jour : 13/08/2009 01:12
revision de la lecon de l’histoire
comme il fallait s’y attendre il y a une riposte massive qui se prepare mais et il y a toujours ce mais qui appelle à la raison.il faut cesser la provocation et le denigrement l’histoire doit etre assumee comme connue et confirmee par ceux qui l’ont vecue et qui ont des referents serieux.a ce titre allez a votre commune et recenser le nbre d’hommes et de femmes morts sans descendance entre 1870 et 1895.que sont ils/elles devenues et notamment chez les foughalis (avec les autres douars).et aussi demandez hitate azziz (l’appel de azziz) par qui a-t-il ete porte aux autres tribus pour le djihad contre la france .vous serez à vos frais entrain de diffuser le mensonge par brassage…

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