Les novembres de la gloire

Par Salah Bousseloua
Le 31 Octobre 1664, après trois mois d’occupation et de combats acharnés à Jijel, les troupes françaises de Louis XIV, "Le roi Soleil" composées des régiments de Normandie, de Navarre, de Picardie et des Volontaires de Toulon, rembarquaient dans la confusion après un cuisant échec. Ce corps expéditionnaire commandé par le Duc de Beaufort, avait l’appui d’une puissante flotte de guerre confiée au chevalier Paul, à la tête d’amiraux chevronnés et de meilleurs capitaines de vaisseaux : Duquesne, des Ardents, Gabaret, Preuilly, Fricambault et le comte de Vivonne.
Le 1er Novembre 1664, Kabyles, Maures, Turcs, fêtaient à Gigery (Jijel) la victoire remportée sur la plus grande puissance militaire de l’époque. Plus tard, le 31 Octobre 1954, s’achevait les préparatifs, de la guerre de libération Nationale. Le 1er Novembre, les premiers coups de feu tirés dans les montagnes de l’Aurès sonnaient le glas du colonialisme français en Algérie.
Voici, quelques extraits d’un poème écrit non paru à la mémoire d’un "Watani" (Patriote) reflétant la gloire de tous ceux qui ont combattu sans relâche pour le salut de la Patrie :
Tous ces bons et braves enfants de notre terre marchaient dans le sillage de leurs nobles pères : Jugurtha, Tacfarinas, Tarik, Abdelakder, Sans oublier nos deux glorieuses femmes d’hier lesquelles, apprenant que l’on foulait la frontière, Prirent l’épée, le cheval et firent la guerre ; Ces vaillantes femmes sont et, on s’en souviendra, Kahina de l’Aurès et N’soumer du Djurdura.
Qu’on se souvienne aussi de nos hardis marins Réduisant devant El-Djazaïr le grand Charles Quint, Roi d’Espagne, d’Italie et des Amériques, Des Pays Bas et de l’Autriche à l’Armorique ; Leurs vaisseaux ramenaient les Andalous en danger Que condamnait souvent l’inquisition au bûcher.
Souvenons-nous d’El-Mokrani et Cheikh El-Haddad, A cheval, aux canons, ils donnaient l’escalade, D’autres bons et fiers enfants de notre terre, Reprirent le saint combat, un premier Novembre, Affrontant la Légion, les paras, les avions, les tanks Ils allaient tous, droit à la mort pendant les attaques, Face aux fusils de l’O.T.A.N, venus d’Allemagne, Leurs armes ?…. La foi qui soulève les montagnes, Et, quand martyrs, ils marchaient à l’échafaut par rangs, Ils criaient bien fort "Algérie libre ! Dieu est Grand !"
S.B



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