Les pêcheurs inquiets

mardi 15 mars 2011
par BNIBRAS

Les pêcheurs relevant du port de Boudis, à Jijel, ont fait part de leurs inquiétudes au ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Abdellah Khenafou, lors de sa visite, ce dimanche. Ils ont relevé les contraintes d’un métier qui les réduit, selon leurs mots, à la mendicité. « On est livrés à nous-mêmes, sans aucun soutien, nous vivons dans la misère ; nous revendiquons notre part du couffin du Ramadhan », lâchent-ils le plus sérieusement du monde.

A en croire les déclarations des concernés, patrons et marins pêcheurs, le métier de pêcheur ne rapporte plus rien.« Le gasoil est cher ; à chaque sortie en mer je consomme pas moins de 500 l pour quelques casiers de poisson, en plus du fait que je suis réduit, au même titre que mes camarades, au chômage depuis sept mois à cause du mauvais temps », déclare le patron d’un sardinier. A cela s’ajoute le déficit en marins pêcheurs, désormais astreints à une formation d’une année. « Les gens refusent cette formation ; d’habitude ils apprennent le métier en mer, ils n’ont pas besoin de faire un stage pour apprendre la pêche », soutient notre interlocuteur. A entendre les pêcheurs évoquer leurs difficultés, conjuguées, selon leurs dires, au manque de poisson dans les fonds marins, on serait tenté de dire que la sardine à 250 DA/kg est… un juste prix. « Comment voulezvous que le prix du poisson baisse, alors que les fonds marins se sont vidés de l’espèce ? » se justifient des pêcheurs, affirmant que la « surpêche  » et la pollution sont à l’origine de cette catastrophe. Les ordures, les sachets et les détritus, surtout le plastique, sont mis en cause dans le phénomène de pollution. Selon le ministre, les difficultés soulevées par les pêcheurs sont prises en charge au niveau local. Il a, cependant, indiqué que personne se ne peut se prononcer sur le manque de poisson dans les fonds marins en l’absence d’une évaluation scientifique de la situation. « Le département ministériel a acquis récemment un bateau de recherche, il est au port d’Alger. Il va entamer une campagne d’évaluation, et c’est à partir de là qu’on pourra se fixer sur la diminution de la ressource. Jijel n’est pas une côte polluée, et pourtant il y a eu une chute brutale de la production », a-t-il soutenu. Zouikri A.


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Réactions

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jeudi 17 mars 2011 à 17h25, par  Si Zoubir

Il n’y a pas longtemps encore, les journalistes n’hésitaient pas à écrire que le poisson mourrait de vieillesse à Jijel, se référant à de vagues déclarations du Cdt Cousteau après un passage sur nos côtes fin des années 60,bientôt un demi-siècle,époque où l’Algérie comptait 9 millions d’habitants et Jijel 40 000 habitants, 3 chalutiers, quelques petits métiers et quelques lamparo ( les ring-net n’étaient pas encore arrivés).
Comme pour chaque secteur de la vie algérienne, les besoins ont explosé et les moyens ont été décuplés dans l’anarchie la plus totale. Résultat : une mer polluée (il faut voir les fonds !) qui sert de poubelle pour toutes sortes de rejets, un environnement dégradé et la disparition inéluctable de toutes les epèces de poissons.
Alerté, le ministre botte en touche et se réfère à une hypothétique étude scientifique qui sera menée par unn bateau qui serait même au port d’Alger mais qui n’a pas commencé à travailler. Comme d’habitude, moumetèle eddewla gagne du temps en attendant sa retraite une fois le paquet fait. D’ailleurs, il a déclaré qu’il n’avait pas de baguette magique pour régler les problèmes. Le pôôôvre, on l’a mis ministre et on ne lui a pas donné la baguette magique avec laquelle travaillent les ministres ! Mais, désolé M. Le Ministre ! Un ministre, ça règle les problèmes avec des compétences, des collaborateeurs, des idées, des moyens de l’Etat et, surtout, de l’honnêteté, du courage et de l’amour du pays. Tout ce qui semble manquer à ceux qui tiennent entre leurs serres notre chère patrie.

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mardi 15 mars 2011 à 20h02, par  EL DJIJLI

==je suis réduit, au même titre que mes camarades, au chômage depuis sept mois à cause du mauvais temps », déclare le patron d’un sardinier== le pauvre ALI BENDJ comme marin peut être qu’il est mort cé pour ca qui na plus donné signe de vie A+

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