Les prix de la tomate anormalement élevés

Habituellement l’arrivée de la saison estivale a toujours été suivie d’une baisse sensible du prix de la tomate. Ces dernières semaines les tarifs affichés pour cette solanacée oscillent entre 70 et 120 DA, selon la variété. Des prix avec lesquels on pouvait s’acheter 3 kg en cette période, particulièrement pour la tomate industrielle. Cette dernière, que nombre de ménagères préfèrent utiliser notamment pour la chorba du ftour, n’est pas arrivée en grande quantité, ce qui fait que les prix sont restés relativement élevés. Contrairement à l’habitude, cette fois-ci, les intermédiaires et la spéculateurs peuvent être dédouanés si l’on fait entrer le paramètre parasitaire qu’est le nouveau prédateur de la tomate : La mineuse ou Tuta absoluta. L’apparition de cet insecte en 2008 en Algérie, après avoir été relevé au Maroc, a changé le comportement des agriculteurs qui craignent la perte de leurs récoltes. Originaire d’Amérique du Sud, la mineuse a été signalée pour la première fois en Europe en 2006 en Espagne. La progression s’est faite via le Maroc pour atteindre ensuite l’Algérie. Les services agricoles de la wilaya de Jijel mènent depuis trois ans des actions pour arrêter les dégâts causés par ce fléau. Il faut dire que certains facteurs comme l’inaccessibilité aux terrains durant la saison pluvieuse et le manque de drainage et de traitement font que cette mineuse trouve des conditions idéales pour se reproduire et se développer. A Jijel, des dégâts considérables ont été enregistrés en mai 2008 à Béni Belaïd, où pratiquement la totalité de la production a été ravagée. Ces larves qui deviennent des papillons mesurant de 6 à 7 mm, s’attaquent en premier lieu aux feuilles des plants. Dévastatrices, la mineuse peut produire 12 générations par an, alors qu’une femelle peut pondre plus de 2 000 œufs. Cette situation a fait fuir les agriculteurs de la culture de plein champ de la tomate, d’où une baisse de la production et accessoirement une hausse des prix.



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