Lettre ouverte à Monsieur le Ministre de l’environnement

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MINISTRE DE L’ENVIRONNNEMENT Monsieur le Ministre,
Permettez-moi de venir vous entretenir d’un sujet, qui, je sais vous tiens à cœur au plus haut point et qui est lié comme on s’en doute à la pollution. Cette pollution qui en l’espace de quelques petites années a pris, comme vous le savez, une ampleur qui fait déjà craindre le pire pour la majorité de nos concitoyens qui ont à y faire face de la façon la plus démunie qui soit et peut entraîner,à Dieu ne plaise, l’imminence de dégâts irrémédiables, si des mesures radicales ne sont pas prises dans l’immédiat.
Que dire ?Avec cette évolution exponentielle de l’acquisition de véhicules ,pour une partie appréciable, non sécurisée pour ce qui est des émissions que ceux-ci provoquent et de l’insécurité qu’ils font régner sur toutes nos routes ,n’étant équipés d’aucun dispositif convenable de protection majeure ,nous sommes réellement en droit d’être inquiets .S’ajoute à cela l’encombrement quasi permanent des avenues, des boulevards et de toutes les artères obligeant certaines municipalités et le service d’ordre à des interventions occasionnelles par manque substantiel de moyens d’intervention appropriés. L’air, Monsieur ministre est devenu irrespirable dans certaines localités et à certaines heures de la journée ; et il n’est que de se pencher sur les statistiques des malades souffrant de leur système respiratoire pour connaître véritablement l’étendue des dégâts. Quand à la pollution marine, sait-on exactement où en sont les choses sur toute l’étendue de notre littoral ? Le poisson que l’on nous vend est-il indemne de toute épizootie ? Et les baigneurs qui, en été, s’en donnent à cœur- joie, évoluent-ils dans une eau saine, sans risques de se retrouver atteints de maladies incurables ? Ce sont des questions qui nous taraudent, ne sachant pas exactement ce qu’il en est de ces périls majeurs ? L’hygiène, Monsieur le ministre… Ces victuailles, ce lait, ce pain, sur les trottoirs, en face, quelquefois, de poubelles qui débordent, cette viande, exposée à toutes les poussières des marchés hebdomadaires, cette pseudo médication que des charlatans notoires fourguent à des désespérés qui n’en peuvent, mais, et la liste est encore longue, de toutes ces dérives outrancières que rien ne vient endiguer. Tout cela pour vous dire, Monsieur le Ministre ,que si la route tue et qu’on a utilisé des qualificatifs amphigouriques pour qualifier cet état de fait, il n’en demeure pas moins que la pollution, également, fait de nombreux dégâts quand elle ne tue pas, elle aussi ! N’est-il pas temps, ici aussi, d’élaborer et de mettre en œuvre un code unilatéral de bonne conduite et d’assagir ces comportements scandaleux. Je sais, disant cela, que je m’adresse à l’homme d’expérience et de raison, pour qui le bien public n’est pas un vain mot et qui fera tout ce qui est humainement possible pour remettre de l’ordre là où il faut ,de la manière qu’il faut . Je vous prie d’agréer, Monsieur le ministre, l’expression de mon extrême respect.
Un citoyen inquiet



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