Logement de fonction

Nous, un groupe d’enseignants à l’université de Jijel, portons à la connaissance de l’opinion publique, les pratiques arbitraires et d’injustice dont nous sommes victimes à l’issue de l’opération d’attribution des logements de fonction. En effet, après avoir été retenues, dans un premier temps, sur la liste préliminaire, nous fûmes désagréablement surprises d’être écartées sans ménagement et sans motif valable. Il est, pour le moins décevant que la commission dont les membres ont été élus par nos soins, ait trahi la confiance placée en elle. Ces enseignants, censés, pourtant, défendre les intérêts de leurs collègues, n’ont fait qu’appliquer l’adage qui dit que l’ « on est mieux servi que par soi même ». Ainsi, par agissements basés sur des préjugés erronés, des contre-vérités et des arguments sans fondements, cette commission a perdu toute crédibilité, à nos yeux, et appelons à lui retirer toute confiance. L’étonnement est d’autant plus grand que la majorité des personnes évincées sont des femmes comme s’il s’agit de citoyennes de seconde éspèce. On semble, donc, oublier que nous avons sacrifié les plus belles années de notre vie à enseigner et former les cadres de demain et en guise de récompense, on nous prive de notre droit le plus élémentaire : un logement décent garanti par la constitution algérienne. Le comble dans tout cela est que l’administration joue au spectateur, sans réagir et sans une étude sérieuse et approfondie des recours introduits en bonne et dû forme, nous mettant, ainsi devant le fait accompli, à la merci d’une commission qui souffle le chaud et le froid, alors que le bon sens veut qu’un recours ne peut être examiné que par une autre commission, constituée de gens intègres et désintéressés par ces logements, car on ne peut être juge et partie à la fois. Mais, nous ne sommes pas du genre à se taire et à fermer les yeux. Nous frapperons à toutes les portes et poursuivrons notre combat jusqu’au bout .
et nous nous n’arrêterons qu’à la satisfaction de nos droits légitimes.
Signé : un groupe d’enseignantes lésées.



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