Louisa Hanoun et le pouvoir

mercredi 16 février 2011
par Chérif Boudelal

Par Chérif BOUDELAL

Louisa Hanoune, présidente du Parti des Travailleurs algériens, vient au secours de son président, car « Bouteflika n’est ni Ben Ali, ni Moubarak ». Oui, Louisa Hannoune a raison ! C’est vrai que Bouteflika n’est par Moubarak, il n’est pas Ben Ali non plus. Ces deux bourreaux de leurs peuples n’ont chacun qu’un petit grade minable de général ; mais aussi, ils sont pauvres : ils n’ont chacun qu’une modique fortune dont le plus riche d’entre eux n’a que 70 milliards de dollars. Bouteflika est plus côté qu’eux Il est le serviteur fidèle bien aimé de onze généraux les plus fortunés du monde, puisque toutes les richesses du pays leur appartiennent. Ceci dit la différence est de taille !

Donc, la représentent du prolétariat algérien ne s’est pas trompée en défendant son président que l’on ne peut pas comparer à ces minables de généraux du Machrak algérien, sans envergure. Ces deux minables ont pris la fuite devant des jeunes révoltés, donc ils ne sont pas à la hauteur de notre président bien aimé. Et puis, Bouteflika, protégé par de vaillants généraux ayant des mains de fer et des cœurs d’acier, capables d’exterminer le tiers des algériens pour le maintenir en place ; Bouteflika ne partira pas comme ça, comme l’ont fait les deux généraux de Tunisie et d’Egypte. A la rigueur il pourra laisser son règne à son frère, mais jamais aux éventuels jeunes « révolutionnaires de circonstance ».

Aimé par son peuple (moins les islamistes d’Ali Belhadj, bien entendu), fort du soutien du FLN, de l’UGTA et du PT (parti du prolétariat algérien de Louisa), le « vieux » ne prendra pas la fuite comme Ben Ali et Moubarak. Il préfèrerait mourir arme à la main pour défendre son trône, comme Salvador Allende (même si les rôles sont inversés), car il n’y a que les lâches qui se sauvent. Et c’est là la différence qui existe entre lui et le duo Ben Ali/Moubarak qui ne sont que des tigres en papier.

Tous les malades qui gouvernent le monde arabe ne sont en réalité que des tigres en papier qui se dégonflent au moindre coup de vent ; mais le « nôtre », il est en acier trempé, donc inflexible. De plus, il est « l’élu du peuple » mais aussi des généraux qu’il sert fidèlement ; d’où sa légitimé incontestable et son pouvoir illimité sur l’Algérie.

Que Dieu nous garde Bouteflika, les généraux et Louisa Hannoune, amen.

Par Chérif BOUDELAL - 15 février 2011 (contact : immigrationstorys@yahoo.fr)


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