Médication spéciale

mercredi 27 mai 2009
par BENKAM

La crise qui ravage actuellement les pays du "tiers monde" est une crise globale. Elle paraît avoir,partout,des origines structurelles et condamner les pays qu’elle fouette par ses effets dévastateurs à assister "impuissants" au recul redoutable de leur développement. Conjuguée à des facteurs internes,elle semble même frapper de léthargie,l’analyse des phénomènes économiques et "mettre sous cale" toute théorie de développement.

En effet,face à "ce monstre qui dévore" cette partie du monde la moins développée de la planète,il y a comme une complicité -par le silence- à instaurer une condamnation - sur le plan national - de toute réflexion sur les solutions à trouver pour tenter de venir à bout,du moins à limiter les effets destructeurs d’une crise dont la génération sourd principalement dans le phénomène de dominance des relations internationales par un mode précis de gestion des affaires économiques. L’idée est coïncée,voire chassée par ce processus mis en place en vue de sa stérilisation. Le système universitaire devant concourir à sa naissance fait la preuve de son absence en tant que système universitaire et démontre son impuissance et son incapacité non seulement à prendre en charge parmi ses préoccupations de recherche - en-a-t-il une au moins ? - à prendre en charge donc les problèmes qui nous rongent mais surtout à entamer une réflexion au besoin. Devant ces absences et ratages,nous sommes condamnés à participer à la réalisation de ce qui est visé : prononcer l’anathème sur les "idéologies" et accorder la priorité aux nécessités quotidiennes de résoudre les problèmes du jour par rapport aux - choix de projets de société". Un autre choix est-il possible ? Il y a, comme une fatalité de renoncement et de retrait sous la pression alarmante et le poids étouffant des difficultés à gérer des perspectives conjuguées,tout au plus,qu’au futur,le plus immédiat. Ceci étant,il ne faut pas perdre de vue surtout que notre pays a financé jusqu’ici,son développement sur la base d’une mobilisation de ressources externes. La base d’accumulation nationale accuse un caractère d’externalité et se mesure aux poids des ressources issues de l’exportation de produits (et dans une certaine mesure de la force de travail)et d’endettement. En effet,les investissements ont été réalisés,en l’occurence,dans des secteurs où le niveau de coût de production est trés élevé, Ces projets ont nécessité dans tous les cas,la mobilisation de capitaux extraordinnaires qui a forcé notre Etat à se lancer dans une politique d’emprunt à l’extérieur. L’agriculture algérienne n’est pour l’instant d’aucun concours aux efforts de développement. Au contraire. Or,la conjugaison d’un certain nombre de facteurs a miné progressivement les prix des produits exportés par notre pays. La chute des prix des hydrocarbures a ruiné nos capacités de financement et laminé nos rentrées en devises. Le reste est connu. C’est dire combien notre démarche antérieure d’investissement est compromise. L’Etat ne pourrait,tout au plus,que garantir,avec plus ou moins de générosité,l’approvisionnement en matières premières de nos unités de production qui continuent de fonctionner dans une économie "empêchée" d’élever son taux d’intégration. La tâche n’est donc pas facile. Elle est même ardue et complexe d’autant que les menaces qui pèsent sur le devenir de notre développement économique sont réelles. Les faits sont là,objectifs et il faut les traiter en tant que tels. Car,les "faiseurs de système" ne désarment jamais. Ils apparaissent toujours au moment opportun pour proposer les "solutions-miracles".

A.B.A


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Réactions

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mercredi 27 octobre 2010 à 18h22, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 27/05/2009 15:43 Mis à jour : 27/05/2009 15:47
Re : Médication spéciale
Le FMI et la Banque mondiale. Ils ne sont pas les seuls à guetter les faux pas. Et si bien des réformes entreprises dans notre pays pays "rappellent ", en apparence, celles proposées par ces deux institutions, il ne faut pas toutefois aller trop vite en besogne et réduire le processus du renouvellement de la philosophie des méthodes d’exercice du pouvoir politique et économique dans notre pays à une application de leurs injonctions.


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invité(e) Posté le : 28/05/2009 10:25 Mis à jour : 28/05/2009 10:46
Re : Médication spéciale
Le renoncement aurait été trop grave car ce serait une remise en cause du principe du droit de notre peuple de disposer de lui-même dans le choix du système économique et politique qu’il juge le plus juste et le plus conforme à ses aspirations.
C’est ailleurs,à notre avis,qu’il faille chercher,non pas des solutions de rechange,ou les clés à la crise et encore moins des choix de développement,mais simplement quelques ingrédients,voire quelques "poires pour la soif",pour effectuer la difficile traversée du désert.
De telles possibilités peuvent être offertes par ce que l’on appelle l’économie mixte et qui consiste à faire appel au capital étranger dans le cadre soit de constitution d’entreprises conjointes,soit d’association à la politique de notre développement.
Le choix de cette formule pourrait servir de substitut au modèle d’exportation en crise. L’institution de sociétés d’économie mixte pourrait être,en effet,une voie de promotion de l’import-substitution.
Dans une telle forme de partenariat le pays d’accueil assure le marché,fournit la main-d’œuvre et participe à l’apport au capital. En contrepartie,le partenaire étranger assure l’autre partie du capital,la technologie et aide à la création d’emplois.


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invité(e) Posté le : 28/05/2009 11:49 Mis à jour : 28/05/2009 11:51
Re : Médication spéciale
Les modalités d’associations sont variées. Certaines son déjà pratiquées par notre pays. De façon fondamentale, ces diverses formes d’association n’altèrent pas la souveraineté de notre pays sur nos ressources matérielles. Au contraire,les sociétés étrangères sont exclus de la propriété de ces ressources. Cependant, et, pour des raisons techniques et financières, il leur est fait appel pour assurer, sur une base purement contractuelle, l’exploitation de richesses naturelles de notre pays. Ces contrats sont multiples et multiformes. Ils peuvent être regroupés toutefois en trois catégories : les contrats de service, les contrats de partage de production et les contrats de transfert de technologie.


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invité(e) Posté le : 28/05/2009 15:09 Mis à jour : 28/05/2009 15:16
Re : Médication spéciale
Les contrats de service sont conclus lorsque l’État d’accueil accepte de confier,pour une période donnée,à une société étrangère l’exploitation d’une ressource naturelle dans un périmètre donné. Dans ce cas,la société étrangère a pour obligation d’investir du capital à ses propres risques aux fins de prospection et,éventuellement, de production en cas de découverte. Ce type de contrat a l’avantage théorique pour le pays d’accueil de sauvegarder sa souveraineté - puisqu’il n’en perd pas la propriété - sur ses ressources naturelles alors qu’il ne possède pas les moyens techniques et financiers de l’exercer. Ce qui lui offre des possibilités de contrôle plus que symboliques sur l’exploitation. De son côté la société étrangère est rémunérée par le droit d’achat d’une quantité garantie de produit de l’exploitation à un prix inférieur à celui du marché.

M.E.G.

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