Mehri : « La participation des islamistes dans les consultations est nécessaire »

lundi 13 juin 2011
par BNIBRAS

L’ex-secrétaire général du FLN, Abdelhamid Mehri, a dit que les problèmes du pays ne résident pas dans les textes de loi actuels mais dans leur application et leur respect.

Reçu hier par la commission présidée par Bensalah assisté par Touati et Boughazi, Abdelhamid Mehri a dit que pour sortir le pays de la crise, « il n’est pas nécessaire d’amender les textes de loi, mais plutôt d’organiser un dialogue national qui débouche sur une conférence nationale politique à laquelle devront participer toutes les forces politiques permettant de fixer les objectifs escomptés, les étapes et les modalités de ces réformes. »

Mehri a également appelé à éviter l’ « exclusion » en vue de préserver la crédibilité des consultations menant aux réformes politiques. « Le processus consiste à poursuivre la démarche de bâtir un État algérien où devront jouir l’ensemble des Algériens de tous leurs droits », ceci est considéré par Mehri comme étant un élément primordial pour réussir ces réformes annoncées par le chef de l’ État.

Dans ce sillage, l’ex-secrétaire général du FLN a dit qu’il faut inviter toutes les tendances politiques y compris les membres du FIS, car ne pas entendre, selon lui, toutes les parties priverait le pays d’une opinion qui pourrait sortir le pays de la crise.

« Je ne suis pas de l’avis de ceux qui appellent à la violence, mais je crois qu’il est inadmissible de priver quiconque et de toutes les manières de jouir de ses droits en tant qu’un citoyen comme nous. Pourquoi ! Parce que le pays a besoin la contribution de ses « enfants » à n’importe quelle réforme efficiente », s’est-il exprimé.

Quant à sa relation avec le président du FFS, Hocine Aït Ahmed, Mehri a dit qu’il est « en contact permanent avec lui, bien qu’ils n’ont pas pris de positions communes. »

Mahri explique à Bensalah que le problème de l’Algérie ne consiste pas dans la constitution « Il faut changer le pouvoir occulte et tous les avis des islamistes sont utiles »

L’ex secrétaire général du Front de Libération Nationale, FLN, M. Abdelhamid Mahri, a indiqué que les promesses de réformes politiques formulées par le régime restent insuffisantes, si l’on n’y associe pas l’ensemble des forces politiques sans exception ». En expliquant l’idée de l’élargissement de la concertation, il a indiqué que s’il le faut, on consultera même les islamistes, (faisant allusion au FIS dissous). Je ne suis pas d’accord avec les partisans de la violence et de l’Etat théocratique, toutefois, je suis pour l’association des islamistes exerçant la politique, cela ne veut pas dire le retour du FIS, a-t-il indiqué.

M. Abdelhamid Mahri a réexpliqué l’initiative qu’il défendait avant la mise en place de la commission de consultations politiques présidée par Bensalah et présenté son résumé aux membres de cette commission. A ce propos, il a déclaré : « en me présentant à cette commission, j’ai insisté sur le fait que pour parvenir à une vraie réforme, on a besoin d’une plus large consultation et de l’association de toutes les forces politiques sans exception, étant donné que l’objectif escompté est d’accomplir la construction de l’Etat algérien ».

Dans une conférence de presse qu’il a animée, hier, M. Mahri a présenté une partie de ses propositions formulées à la commission de Bensalah à la presse. Il a expliqué que l’objectif escompté est d’associer, d’une manière organisée, l’ensemble des forces. Le deuxième facteur de la réussite de toute réforme, a-t-il ajouté, est que l’objectif à atteindre ne doit pas dépendre du principe de la majorité, mais d’un consensus ou quasi consensus entre l’ensemble des forces politiques. M. Abdelhamid Mahri a, également, réaffirmé être contre l’approche actuelle, c’est-à-dire, l’amendement de textes de la constitution et de certains lois importantes, étant donné que ce qu’on reproche au régime actuel sont les mentalités, les pratiques et les décisions qui sont prises en dehors des textes de lois…. elles constituent dans son ensemble un régime parallèle qui n’est pas écrit. C’est lui justement qui pose problème Pour ce faire, M. Mahri propose « un dialogue clair autour d’une conférence nationale politique à laquelle toutes les forces politiques participeront pour sortir avec un document de base dans lequel sont expliqués les objectifs de la réforme, ses étapes et façons de son application ».

M. Mahri a abordé la question de la crédibilité des réformes. A ce sujet, il a indiqué que la crédibilité augmente à chaque fois qu’on prend des décisions allant dans le bon sens et qu’on réduise les décisions allant dans le mauvais.

Chourouk et El-Khabar


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Réactions

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lundi 13 juin 2011 à 10h16, par  Acimi

Bien dit M Mahri, sans la participation de tout le monde il n’aura pas de salut et la crise va perdurer à l’infini.

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