Menaces sur la réserve naturelle de Beni-Belaid

dimanche 10 juillet 2011
par BNIBRAS

Article+vidéo+photos. La réserve naturelle de Beni-Belaid, fleuron de la biodiversité locale et l’une des plus riches d’Algérie est menacée de disparition à cause des comportements irresponsables comme l’abattage des arbres et la chasse d’oiseaux pourtant protégés par la loi. Les autorités compétentes sont priées à intervenir afin de protéger la réserve. JE

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Une réserve naturelle à préserver

La réserve naturelle du lac de Béni Bélaïd, située à 32 km à l’est du chef-lieu de la wilaya de Jijel, abrite un nombre important d’espèces végétales rares d’origines biogéographiques diverses. Cette réserve est l ?un des 26 sites inscrits sur la liste des zones humides d’importance internationale au sens de la convention de Ramsar. D’une superficie classée de 600 hectares, la réserve de Béni Bélaïd, de par son importance sur le milieu écologique et environnemental, est venue s’ajouter en 2002 à la liste Ramsar dans laquelle figurent de nombreux pays, dont l’Algérie, qui dispose de 26 sites classés d’importance internationale avec une superficie globale de 2,8 millions d’hectares. Le site de Béni Bélaïd est constitué d’un plan d’eau libre d’une superficie de 10 hectares, entouré d’une végétation lacustre composée de tamaris, d’aulnes glutineux et d’autres espèces. Cette zone est, de par sa situation en bordure de la mer Méditerranée, un site d’eau douce rare dans la région est du pays, y compris dans le complexe d’El-Kala. Il est classé comme site représentatif du sous-secteur biogéographique de la Petite Kabylie dans la région méditerranéenne. Béni Bélaïd est un vivier ou vit une flore remarquable. Des espèces rares y sont représentées, à hauteur de 18% du total des espèces recensées. Certaines d’entre elles, considérées comme assez communes, sont en nette régression. Cette réserve est également remarquable par sa faune rare et particulière, notamment par la présence d’une avifaune riche et diversifiée comprenant plusieurs espèces rares ou peu communes telle la loutre (lutra lutra). Parmi les facteurs défavorables affectant les caractéristiques écologiques du site, la pression anthropique est la première menace planant sur ce site, sous forme d’une utilisation irrationnelle des eaux du lac par des pompages excessifs en période sèche et l’utilisation de cultures spéculatives, ainsi que l’extension des terrains agricoles au détriment des formations naturelles.

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Lac de Beni Belaid

Zone humide Lac de Beni Belaid Réserve Naturelle Coordonnées géographiques et localisation générale : Latitude 36 53’ 28” N Longitude 6 5’ 6” E Altitude : 2 à 3 mètres Superficie : 600 hectares Le site se situe dans la partie Nord-Est de l’Algérie, dans la commune de Oued Adjoul, Daïra d’El Ancer, à quelques 32 Kilomètres du chef lieu de la wilaya de Jijel, dans le prolongement de la vaste plaine agricole de Belghimouz, à l’Est de l’embouchure de l’Oued El Kebir. Il est limité au Nord par la mer Méditerranée, au Sud par des terrains agricoles et à l’Ouest par l’embouchure de l’Oued El Kebir, enfin l’accès au site se fait par la route nationale N 43. Descriptif : Le site est constitué d’un plan d’eau libre d’une superficie de 10 hectares, entouré d’une végétation lacustre composée de Tamarix, d’Aulne glutineux, de Fraxinus angustfolia, de phragmites et de typha, d’une peupleraie (Populus alba) âgée, au sein de laquelle coulent de nombreux ruisseaux avec un sous- bois constitué de Nerium oleander et de Rubus ulmifolius, d’un cordon dunaire séparant le lac de la mer, recouvert d’une végétation inféodée à l’écosystème dunaire, d’une zone inondable qui s’assèche entièrement en été, d’un espace agricole qui occupe une faible superficie lors de l’assèchement de la zone d’inondation, d’un oued et de son embouchure et, enfin d’une plage et d’une zone marine. Type de zone humide : Marine I côtière : A.E.F. Continentale : M.O.Ts..Xf. Critère de Ramsar : 1, 2 et 3 Critère qui caractérise le mieux le site : 2 Justification des critères : Critère 1 : La zone humide de Béni-Bélaid est, de par sa situation en bordure de la mer Méditerranée, un site d’eau douce rare dans la région Est du pays, y compris dans le complexe d’El Kala, il est par conséquent à classer sous le critère 1 comme un site représentatif du sous secteur biogéographique de la petite Kabylie et de la région méditerranéenne. Critère 2 : La zone humide de Béni-Bélaïd abrite un nombre important de pèces végétales rares et d’origines biogéographiques diverses, espèces méditerranéennes, 15 espèces paléotempérées, 15 ces cosmopolites et 9 espèces tropicales. Parmi les espèces rare] Jussiena repens et Echinophora spinosa ne sont observées qu sur ce site test du Projet MedWet2. Critère 3 : L’entomofaune est représentée par des espèces rares telles qu Anaciaeshna isoceles, et Sympetrum sangineum et celles d’ai gine afrotropicale qui, en Algérie, forment de manière localisé des poches de faune relictuelle telles que Acisoma panorpoide] Diplacodes lefebvrii, Trithemis annulata, Hydrocyrius columbia Anisops sardea et Mesovelia vottigera. Pour ce qui est de l’ichl) ofaune, Pseudophoxinus callensis est un poisson endémique. L lac de Béni Bélaïd abrite, par ailleurs, une grande diversité biologique et une flore et une faune originales. A titre d’exemple :le loutre semble trouver refuge dans ce site. Caractéristiques physiques : Géologie : La plaine de Béni-Bélaïd est située dans l’une de séries complexes de la zone côtière du secteur des massifs anc iens de la petite Kabylie, elle est délimitée par des chaînes mot tagneuses formées essentiellement de terrains métamorphique et recouvertes de lambeaux oligo-miocènes (argilo-gréseux) traversées par des roches éruptives datant du miocène. Ces mot tagnes d’âge jeune sont très accidentées, entaillées par des va] lées profondes à évolution morphologique très rapide. La plain elle même, se caractérise par des dépôts de charriages, d’allu ions d’argiles, de limons, de sable fin et grossier du quatel naire.

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Hydrologie : Le site constitue le prolongement de la plaine alle viale de Belghimouz. d’une superficie de 1800 hectares. drainéepar un réseau hydrographique caractérisé par une fréquence éle vée de confluences, des crues rapides et puissantes. La plaine favorise l’abondance des ressources en eau fluviale, le débit de l’Oued El Kebir, près du chef lieu de la Daïra d’El Anceur est de l’ordre de 390 Hm3, et à l’estuaire de 412 Hm3. Ce surplus, représente le débit de l’Oued Adjoul qui sillonne diagonalement la plaine dans sa partie Nord. Lors des crues de faible récurrence, il se produit des débordements et des inondations qui donnent lieu à la constitution de marécages persistants et temporaires comme ceux du Lac de Béni Bélaïd. Le phénomène d’hydromorphie ainsi provoqué empêche la culture des sols approximativement du mois de décembre jusqu’aux mois de mars avril. Le lac de Béni-Bélaïd est alimenté, par temps d’orage par les eaux de mer via l’estuaire de Oued El Kebir, par Oued Adjoul, ainsi que par les eaux de pluies et les résurgences de la nappe phréatique. Climat : Le site est sous l’influence directe de la mer Médterraflée, il est protégé par une chaîne montagneuse située en bordure d’une vallée élargie et ouverte uniquement du côté Nord. La zone à laquelle il appartient est caractérisée par un bioclimat méditerranéen humide à variante douce, très pluvieuse, elle recueille plus de 11.00 mm par an, avec une température moyenne annuelle de 18 Valeurs hydrologiques : Le lac de Béni-Bélaïd, en période de faible pluviosité, assure l’alimentation des réserves en eaux souterraines, notamment celle de la nappe aquifere de Belghimouz. Il maîtrise les crues, en période de fortes pluviosités, et sert dans la rétention des eaux excédentaires de l’Oued Adjoul. Caractéristiques écologiques : Le site est constitué d’un plan d’eau libre d’une superficie de 10 hectares, entouré d’une végétation lacustre composée de Tamarix, d’Aulne glutineux, de Fraxinus angustfolia, de phragmites et de typha ; d’une peupleraie (Populus alba) âgée, au sein de laquelle coulent de nombreux ruisseaux avec un sous-bois onstitué de Nerium oleander et de Rubus ulmifolius, d’un cordon dunaire séparant le lac de la mer, recouvert d’une végétation inféodée à l’écosystème dunaire, d’une zone inondable qui s’assèche entièrement en été ; et, enfin, d’un espace agricole qui occupe une faible superficie entre le lac et la zone d’inondation. Le Lac de Béni-Bélaid est caractérisé par une mosaïque de groupements végétaux, les groupements de garâas (marais et/ou étang) et de dépressions. La végétation y est souvent organisée en ceintures ou en lignes parallèles ; trois ceintures peuvent être déterminées, les hydrophytes représentés par ceratophyllum, Myriophyllum, un peuplement de Nymphaea alba et Jussieuna repens ; les ampiphytes, représentés par Apium crassipes, des carex, des joncs et des iris et les hygrophytes, représentés par Lippia nodifora, Cotula coronopifolia. Les groupements de l’Oued Kebir, dominés par Typha angustifolia, suivi par Potamogeton pectinatus et Apium crassipes. Sur les rives, on rencontre Tamarix gallica qui est très abondant. Les groupements de ripisylves et d’aulnaies constitués d’un cortège d’espèces forestières dont la strate arborée est représentée par Ainus glutinosa. Le groupement de forêt hygrophyles composés princi-palement par Populus alba, suivi d’ Ulmus campestris de Fraxinus angustifolia et de Nerium oleander accompagné d’un nombre important de lianes Rubus ulm(folius, Hedera helix, et Cynanchum acutum non signalé à l’Est. Le groupement de prairies humides, sous forme de grandes clairières occupées principalement par Lippia nodifora, Pulicaria dysenterica, Xanthium strumarium, Carex fiaca, des massifs de Rubus ulmifolius et Vitex agnus castus et sont représentés par plusieurs faciès, les uns dominés par Diotis maritima, les autres par Retama monosperma bovei ou par Echinophora spinosa (espèce remaquable et rare) deux espèces rares sont à signaler : Matthiola incana et Calystegia soldanella. Flore remarquable : Les espèces rares selon la définition de Quezel et Santa (1966) représententl8% du total des espèces recensées à Béni-bélaïd, soit 20%. Certaines d’entre elles, considérées comme assez communes, sont en nette régression. Jeussiena repens, ornement de Béni-Bélaid, est signalée par Quezel et Santa (1966) pour la seule région d’Annaba, d’El Kala, où elle n’a jamais été observée. C’est le cas de quelques espèces dunaires comme Euphorbia peplis, Echinophora spinosa notée par les mêmes auteurs uniquement à El Kala et à Corso et non observées depuis. Plusieurs espèces considérées comme rares à l’échelle nationale trouvent leur optimum à Bém-Bélaïd, c’est le cas de Eryngium barreliera, Lippia nodiflora, Carexfllacca, Vitex agnus castus, Paspalum distichum et Apium crassipes.

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Faune remarquable : Le site de Béni-Bélaid présente une faune rare et particulière notamment par la présence dune avifaune riche et diversifiée comprenant plusieurs espèces rares : Porphyrio porphirio, Aythya nyroca ou peu communes comme Alcedo atthis, et Acrocephalus scirpaceus. Les espèces endémiques sont representées par Pseudophoxinus callensis, Barbus cal lensis, Ranaperezi, Bufo mauritanicus ou menacées et localisées telles que Emys orbicularis. D’odonates d’origine africotropicale qui constituent une faune relictuelle, Acisoma panorpoides ascalaphoides, Diplacodes lefebvrii, Trithemis annulata, Hydrocyrius columbae, Anisops sardea, Mesove lia vittigera. De la loutre (Lutra lutra) espèce rare à l’échelle internationale. Régime foncier/propriété : La zone humide proprement dite, le plan d’eau libre, la zone inondable et l’ancien lit de l’Oued El Kebir font partie du domaine public hydraulique, les maquis et la forêt humide ou ripisylve font partie du domaine forestier et sont, par conséquent, régis par le régime des forêts. Les riverains par une pratique ancestrale, bien que ne possédant pas d’acte de propriété, utilisent la zone inondable, en période estivale, pour une agriculture spéulative et un élevage bovin et ovin traditionnels. Facteurs défavorables affectant les caractéristiques écologiques du site : La pression anthropique reste la première menace de ce site, sous forme d’une utilisation irrationnelle de la ressource en eau du lac par le bais de pompage excessifs en période sèche et l’utilisation de cultures spéculatives et l’extension des terrains agricoles au détriment de formations naturelles qui renferment une grande diversité biologique. Mesures de conservation en vigueur : En raison de l’intérêt de ce site, les autorités locales ont mis en place un arrêté du Wali en date du 8 novembre 1997 interdisant toute activité néfaste, et classant le site en réserve naturelle. Direction Générale des Fôrets


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Réactions

dimanche 14 août 2011 à 11h50

ce n’est pas la peine de faire de la pub pour ces sites pour que les vandales aillent le saccager. Mobilisez vous et investissez le ministère de l’environnement. Si vous avez la volonté vous pourrez changer les choses.

dimanche 14 août 2011 à 11h48

Quand allez vous former des organisations pour protéger vos biens ? Mais agissez enfin ! Il y a des milliers de jeunes désœuvrés ! Permettez leur de faire des actions utiles, exigez des walis de pacotille que cet environnement soit protégé.

vendredi 22 juillet 2011 à 10h29

il faut faire un s o s a ceux qui ont admis bni blaid a une zone protégé puisqu elle n’est plus , on a protégé les petit oiseau du lac
les gens pénétre dans l’endroit puisqu’ils ne connaisent la valeur de ce site , le premier indice de ce déséquiulibre c’était la polution de oued oujoul d’ou les déchet plastique était stoqué a coté de la charpente , des spécialliste qui ont refusé d’intervenir pourquoi …. ,,,, ici en algerie personne ne ferra rien du tout ….

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