Mohamed Benyahia, l’homme et son empreinte sur l’histoire

vendredi 11 mars 2011
par BENKAM
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Articles+album La vie du militant du mouvement national et de l’homme d’État qu’était Benyahia est évoquée en présence de membres de sa famille et de quelques-uns de ses amis. Feu Mohamed Seddik Benyahia est depuis hier l’hôte de sa ville natale. À l’occasion de la célébration de la journée de l’étudiant, l’Université de Jijel organise les 19 et 20 mai un séminaire international sur l’itinéraire de Mohamed Seddik Benyahia.

La vie du militant du mouvement national et de l’homme d’État qu’était Benyahia est évoquée en présence de membres de sa famille et de quelques-uns de ses amis. Hier, la salle des actes de la bibliothèque de l’Université de Jijel s’est avérée exiguë pour contenir l’assistance venue, en prenant part aux travaux du séminaire, rendre hommage à un homme politique discret, mais efficace qui a laissé ses empreintes dans les différents départements où il est passé. Le moment le plus émouvant et fort a été certainement lorsque Mme Fouzia Benyahia fera une petite allocution avant de recevoir un présent des mains du wali de Jijel.

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Mohamed Seddik Benyahia (début années 40)

Un parcours exemplaire Mohamed Sedik Benyahia est né le 3 janvier 1932 à Jijel. Après des études au collège à Sétif, il fréquenta le lycée Émir-Abdelkader d’Alger. En 1954, il décrocha son diplôme de droit après s’être inscrit comme stagiaire au barreau d’Alger une année auparavant. À Alger, bien que non "structuré", il est un fervent partisan du PPA. C’était la période durant laquelle le PCA et le mouvement de Messali se disputaient la représentativité des étudiants algériens. En 1955, il fait la rencontre de feu Rabah Bitat qui était détenu à Barberousse. En sa qualité d’un de ses défenseurs, il servira d’intermédiaire entre le membre du groupe des six et Abane Ramdane. Mais c’est en sa qualité d’animateur de l’Ugema (union générale des étudiants musulmans algériens) que Benyahia se fera remarquer sur la scène politique. Avec Bélaïd Abdesselam, à l’étranger, Lamine Khène à l’intérieur ainsi que Réda Malek et Messaoud Aït Chaâlal, il est l’un des fondateurs de ce mouvement estudiantin. la responsabilité de la section algéroise de l’union lui échoit. Dans un de ses témoignages, le défunt Mohamed Yazid raconte qu’après la création de cette organisation estudiantine, proche dès le départ du FLN, les autorités françaises lancèrent un mandat d’arrêt contre Benyahia et Lakhdar Ibrahimi. Ces derniers se trouvaient à l’époque à Jakarta. La direction de la révolution décida de les protéger en les affectant au bureau local du FLN. En sa qualité de responsable de l’Ugema, il est l’un des partisans de 19 Mai 1956 qui a vu des centaines d’étudiants et de lycéens abandonner les amphis et les classes pour rejoindre la révolution et l’étoffer. Lors de la création du premier Gouvernement provisoire de la république algérienne, il est membre du secrétariat général. Une fonction qui fait de lui la fourmilière du staff de Ferhat Abbès, puis de BenKhedda. Ainsi, au moment des négociations d’Évian auxquelles il a pris part activement, il sera remarqué comme étant le technocrate, pour ne pas dire le technicien, de l’équipe des négociateurs du GPRA. Ce n’est qu’après le 19 juin 1965 qu’il retournera à la scène politique qu’il marquera de sa touche jusqu’à sa perte. En sa qualité de ministre de l’information et de la culture, il est derrière la tenue en 1969 du festival culturel africain qui fera découvrir au monde la richesse culturelle de ce continent. Il est aussi derrière la nomination à des postes de responsabilité dans la sphère de la culture et des médias, pour la première fois en Algérie, de compétences reconnues. C’est le cas de Kateb Yacine, de Malek Haddad et de Mohamed Issiakhem. Son passage à l’Enseignement supérieur sera marqué par les premières réformes qui ont démocratisé l’accès à l’université et neutralisé les luttes entre frères musulmans et communistes pour le contrôle de l’université. En 1975, il est l’un des partisans du fameux congrès de réunification de la jeunesse algérienne. En 1979, il échappa à l’opération d’épuration menée contre l’ancienne garde. Pour être rattrapé, 3 années après, par la mort au-dessus du front irako-iranien qu’il est allé participer à son démantèlement. Son passage aux MAE est marqué par le dénouement heureux de la crise des otages américains détenus pendant plus d’une année à l’ambassade de Téhéran. Réda Malek se souvient que la compétence de l’équipe algérienne drainée par Benyahia a poussé les Iraniens à s’effacer, remettant le sort de leurs intérêts entre les mains des algériens. La démarche cartésienne de Benyahia a permis aux américains de soigner leur amour-propre sans casse et aux Ayatollahs de sortir d’une impasse qui menaçait à la longue leur révolution.Trois mois après avoir réglé cette crise, Mohamed Sedik Benyahia perd la vie lors du crash de son avion en survolant la frontière irako-iranienne. Il se rendait dans la région dans le cadre d’une mission de bons offices. Une année avant, il a eu la chance de survivre à un autre crash dans le désert du Mali. Un deuil de trois jours a été institué. Une commission d’enquête a été créée. La vérité, elle n’a jamais été dévoilée. Pourquoi deux crashs en un espace de temps très proche. Qui a décidé du choix du couloir aérien emprunté par l’avion du ministre algérien des AE ? Enfin, qui a donné l’ordre d’abattre l’avion ? Si le séminaire de Jijel n’a pas vocation de répondre à ces questions, des interventions des participants, il ressort que sans vérité quelque chose d’inachevé persistera après la clôture de ce genre de manifestations.

Mourad KEZZAR, Liberté-Algérie - 18 mai 2005

Qui se souvient de Mohamed Seddik Benyahia ?

Ce natif de Jijel est de ceux dont le parcours reste ignoré des hommes. « Le petit Benyahia », comme aime à l’appeler ses compagnons, en raison de sa corpulence fragile, suivra une scolarité qui le conduira du collège de Sétif, où il passera quatre ans, au lycée Bugeaud (l’actuel Emir Abdelkader) à Alger. Benyahia, « sujet remarquable » pour ses maîtres, fera des études de droit à l’université d’Alger. Pour Albert Paul Lentin qui le suivra de près, Benyahia, très

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M.S. Benyahia au collège de Bougie

actif dans le mouvement estudiantin, prépare aussitôt après son doctorat. Celui que ses amis appelleront toujours « Toto » s’inscrit en 1953 au barreau d’Alger avant d’assurer deux ans plus tard la défense de Rabah Bitat, écroué à la prison de Barberousse. Il en profitera pour assurer les liaisons avec Abane Ramdane qui venait d’être élargi. Celui-ci s’est fait fort, d’ailleurs, de rallier à la cause de l’indépendance les centralistes. Benyahia qui fut l’un d’eux rejoindra tôt le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) dont il se détachera après le conflit qui a opposé les centralistes avec le vieux leader nationaliste, Messali Hadj. Harcelé par les forces coloniales, Benyahia rejoindra les instances du FLN à l’extérieur et fondera avec des amis l’UGEMA. En août 1956, Benyahia sera désigné, au congrès de la Soummam, membre suppléant du CNRA. Avec la mise sur pied du GPRA, celui qui a secondé Ahmed Francis un temps sera coopté au

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poste de directeur du cabinet du président Ferhat Abbas lors du 2e GPRA. Après qu’il eut représenté l’Algérie à la conférence des étudiants afro-asiatiques à Bandoeng, le « mince Benyahia » sera le représentant permanent de l’Algérie en armes en Asie du Sud-Est avec un autre diplomate de renom : Lakhdar Brahimi. « Cet homme qui va de l’avant en dépit de sa santé chancelante » a fait partie de la

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délégation algérienne aux pourparlers de Melun en 1961. Comme le soulignera Gilbert Meynier dans son livre Histoire intérieure du FLN, le négociateur des accords d’Evian visitera, à l’occasion, les pensionnaires d’Aulnay, muni d’un passeport tunisien. Il en sortira que les historiques n’entraveront aucunement les négociations menées par le GPRA. Benyahia présidera la commission de sondages de la session houleuse du CNRA, tenue à Tripoli. Remarquant l’incurie des congressistes, il déposera sa démission et celle de ses deux collègues. Au lendemain de l’indépendance, l’homme au verbe caustique, comme le dira Harbi dans ses mémoires, a eu à affronter les préjugés des nouveaux maîtres de l’Algérie sur les « diplômés ». Comme le fera remarquer Gilbert Meynier, le bureau politique du FLN, mis en place dans la douleur, ne comprenait aucun diplômé ; et parmi les candidats à l’assemblée constituante désignés par le bureau politique beaucoup urent écartés. Benyahia fut l’un d’eux et restera en retrait lors de cet « été de la discorde » avant d’être nommé ambassadeur à Moscou et à Londres. Ce mordu de Jacques Prévert organisa le Festival panafricain, une année après qu’il eut été désigné par Boumediène à la tête du département de l’Information en 1967. Il assurera plusieurs portefeuilles ministériels, dont celui de l’Enseignement supérieur, de 1971 à 1979, et celui des Affaires étrangères jusqu’à sa mort tragique. Ce diplomate au long cours a été l’artisan de la libération en janvier 1980 des 52 otages américains. Cette prouesse vaudra à celui qui est resté toujours un célibataire endurci le respect de quelques-uns et l’inimitié de beaucoup. Benyahia sera victime, une première fois au

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Mali, d’un accident d’avion qui lui a laissé des séquelles. Le « jeune renard aux traits aigus et à l’œil futé se distingue non seulement par une astucieuse subtilité, mais par une volonté de fer » ne survivra pas à un autre accident et mourra le 3 mai 1982 dans le crash de son avion à la frontière entre l’Irak et la Turquie.

Hommage à Mohamed Seddik Benyahia

Le 3 mai 1982, disparaissait Mohamed Seddik Benyahia, dansl’explosion d’un avion en route ers Téhéran pour une médiation destinée àmettre fin au sanglant conflit entre l’Iran et l’Irak. L’appareil dans lequel il voyageait a été abattu, àl’entrée du territoire iranien, par un missile irakien de fabrication soviétique. L’homme aura marqué ceux qui l’ont connu par sa modestie,sa discrétion, sa modération, son érudition et de nombreuses autres qualitésintellectuelles. « Le petit Benyahia », comme aimaient à l’appeler sescompagnons, en raison de sa corpulence fragile, suit une scolarité qui leconduit du collège de Sétif, où il passera quatre ans, au lycée Bugeaud(l’actuel Emir Abdelkader) à Alger. « Sujet remarquable » pour ses maîtres, il enchaînera avecdes études de droit à l’université d’Alger, avant de s’inscrire en 1953 aubarreau d’Alger pour assurer deux ans plus tard la défense de Rabah Bitat,écroué à la prison de Barberousse. Il en profitera pour assurer les liaisonsavec Abane Ramdane qui venait d’être élargi. En 1955, il participa à la création de l’Union Généraledes Etudiants Musulmans Algériens avec Ahmed Taleb al Ibrahimi et Lamine Kheneet fut parmi les organisateurs de la grève des étudiants algériens quirejoignirent les rangs du Front de Libération Nationale le 19 mai 1956.

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Il sera désigné, en août 1956, au congrès de la Soummam, membre suppléantdu CNRA. Avec la mise sur pied du GPRA, celui qui a secondé Ahmed Francis untemps, sera coopté au poste de directeur du cabinet du président Ferhat Abbaslors du 2e GPRA. Depuis, le parcours de Benyahia - né le 30 janvier1932 à Jijel - croisera àplusieurs endroits celui de Ferhat Abbas, lui aussi natif de Jijel (Taher). Sonempreinte dans la formation du jeune Benyahia ne peut être éludée puisque, enfin de parcours, il en fit son directeur de cabinet lorsqu’il présidera lesecond GPRA à partir de janvier 1960, avant de l’envoyer à Melun en juin 1960comme porte-parole

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du “groupe de Tunis” chargé de coordonner les positions avecles “pensionnaires d’Aulnay”. Dépourvu d’administration propre à la tête duGPRA, Abbas ne réunit autour de lui qu’un cabinet d’une demi-douzaine decollaborateurs parmi lesquels se distingue le jeune avocat de vingt-huit ansqui a déjà fait le tour du monde pour assurer la représentation du FLN auCaire, aux Nations unies (en 1957), à Accra (1958), à Monrovia (1959), enIndonésie, à Londres et ailleurs. Le 21 juin 1960, le GPRA envoie trois émissaires, MohamedBenyahia, Hakimi Ben Amar, Ahmed Boumendjel pour rencontrer à Melun le généralRobert de Gastines (officier de cavalerie), le colonel Mathon (cabinetmilitaire de Michel Debré) et Roger Moris (ancien contrôleur civil au Maroc)qui doivent préparer de futurs entretiens de Gaulle-Ferhat Abbas. Mais ladélégation réclame des rencontres au niveau le plus officiel, un entretien avecles prisonniers d’Aix, notamment Ahmed Ben Bella, une liberté de manœuvrevis-à-vis de la presse et les ambassades étrangères, une plate-formeofficialisant les contacts (1). Les deux hommes avaient, et garderont, plus d’un traitcommun : une intégrité à toute épreuve, un esprit libéral et pondéré. Il y eutMelun, puis le premier et le second Evian. Benyahia est toujours là. Albert Paul Lentin, qui a suivi de près les négociationsd’Evian, le décrit ainsi : “Ce jeune renard aux traits aigus et à l’œil futé sedistingue non seulement par une astucieuse subtilité, mais par une volonté defer. Efficace et avisé, il va de l’avant, en dépit de sa santé chancelante etil se fraie son chemin coûte que coûte, à force de prudente ténacité et dedynamisme contrôlé.” Avant que notre pays ne recoure sa souveraineté, ilfut encore chargé de présider la réunion du CNRA à Tripoli(Libye)en 1962. Il y présidera la commission de sondages, avant de déplorer l’incuriedes congressistes et de déposer sa démission et celle de ses deux collègues.

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Benyahia qui connaissait par cœur les poèmes de JacquesPrévert souffrait du mépris qu’affichaient les nouveaux maîtres de l’Algérie àl’endroit des « diplômés » et de la « chasse aux sorcières » qui leurétait faite - le bureau politique du FLN ne comprenait aucun diplômé et leurscandidatures à l’assemblée constituante désignée par le bureau politiqueécartées. Il prendra du recul en occupant le poste d’ambassadeurà Moscouet à Londres.

Un ministre d’exception

Il occupera son premier poste ministériel de l’Algérieindépendante à la tête de l’information et de la culture. A ce poste, de 1967 à1971, l’Algérie lui doit, notamment, le succès éclatant du premier et dernierFestival panafricain de la culture et de la jeunesse qui vit les rues d’Algervibrer aux rythmes de Myriam Makeba chantant Africa et Manu Dibango glorifiant“Moretti” en 1969.

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A l’enseignement supérieur, poste qu’il occupe de1971à1977, il est notamment l’artisan de la réforme et de la démocratisation dusecteur, avant d’œuvrer à fédérer les organisations estudiantines dans le cadrecommun de l’UNJA, unies dans l’action commune (même si les visions et lesdesseins des uns et des autres demeuraient divergents). Le 12 juillet 1973, à l’adresse des étudiants volontaires,en présence du chef de l’Etat, les propos sont empreints de gramscisme :« votre présence prouve que vous refusez l‘université bourgeoise,l’université citadelle, que vous rejetez l’extraterritorialité culturelle pourrentrer dans le pays réel ». L’avocat, issu des couches aisées citadines de Jijel, abien rompu avec ses intérêts originels pour se mettre au seul service de ceuxdes couches les plus défavorisées et qui, au demeurant, ont le plus donné pour la Révolution. Plus tard, son nom sera étroitement associé à la rédactionde la sacro-sainte Charte nationale et de l’ordonnance mythique portantrévolution agraire, deux textes fondateurs d’un “socialisme spécifique”soucieux

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de concilier la dimension sociale de l’Etat projetée par le Congrès dela Soummam(elle se réduira vite à une forme rentière et distributive du pouvoir) et uneidentité nationale construite autour de l’Islam, religion du peuple et del’Etat. Quelques-uns de ses proches collaborateurs encore en vie rapportent saréaction à la traduction arabe usuelle des rapports sociaux par :“l’exploitation de l’homme par son frère l’homme”. Il réfutait la fraternitéqui pouvait lier l’exploité à l’exploiteur ! Aux Finances (1977-1979), et aux Affaires étrangères (1979à sa mort), il s’illustra dans le dénouement de l’affaire des otages del’ambassade américaine à Téhéran en 1981 avant de reprendre son bâton depèlerin de la paix en qualité de chargé d’une mission de bons offices entrel’Irak et l’Iran. Mohammed Seddik Benyahia a été l’artisan de la libérationen janvier 1981des otages américains détenus en Iran après la révolution iranienne en 1979.

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Il est mort au-dessus de la frontière entre l’Iranet la Turquiele 3 mai 1982et avec lui une délégation du MAE composée de 15 cadres, son avion ayant étéabattu par un tir de missile dont l’Irak est, sans l’ombre d’un doute,responsable. D’année en année, les conditions de sa disparition livrent,en effet, de plus en plus leurs mystères, et l’accumulation des faits autorise à privilégier la piste irakienne dans la responsabilité de l’attentat. Peu detemps avant l’incident, le 17 avril 1982, Saddam Hussein avait reçu le chef dela diplomatie algérienne mais aucun compte rendu ne rend compte de la teneur deleurs entretiens. On sait, par contre, que le leader irakien avait déchiré, endirect à la télévision, le texte des accords de paix conclus avec le Shahd’Iran à Alger en 1975. Outre qu’ils devaient souder le front des paysproducteurs et exportateurs de pétrole, ces accords avaient mis fin au conflitopposant Baghdad et Téhéran à propos de Chott El Arab, à l’endroit où le Tigreet l’Euphrate se jettent dans le Golfe Persique. Tactiquement, Saddam en tiragrand profit ; il pouvait museler la rébellion kurde soutenue par l’Iran auNord

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et provoquer la fuite de Barzani contre si peu : astreindre Khomeiny,alors réfugié chez lui, à se taire. Le panarabisme du Baâth irakien et sesprétentions au leadership arabe ne devaient par ailleurs souffrir d’aucunecontestation, ni de concurrence. Or, la médiation algérienne avait toutes leschances de réussir : elle était assise sur un bon dossier et conduite d’unemain de maître. De plus, Saddam ne pouvait sincèrement et durablement sedépartir de sa conviction qu’un Arabe ne peut pas arbitrer un conflit entre unArabe et un non-Arabe, convaincu qu’il était que “l’ennemi d’un pays Arabe estl’ennemi de tous les Arabes”.

La piste irakienne

L’attitude des responsables irakiens de l’époque neconcourt donc pas à les disculper. Loin de là. Ils se contentèrent de rejeterles accusations iraniennes dans un communiqué des plus sommaires. Même feu BachirBoumaza, ex-président du Conseil de la Nation, dont on ne peut douter de l’amitiésincère qu’il portait au régime de Saddam et de l’aversion qu’il ressentaitpour les mollahs, avoue “trouble”

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et “soupçon”. Un détail l’intrigue au pointd’en faire part ouvertement à Tarek Aziz, le puissant chef de la diplomatieirakienne : son absence aux funérailles de Benyahia ! “Je comprends à vosquestions que mes propos ne vous ont pas totalement convaincu”, lui avait alorsdéclaré Tareq Aziz. Boumaza conclut son compte rendu de l’entretien avec leresponsable irakien par des propos quelque peu amers : “Même si Baghdadarrivait à convaincre de sa bonne foi le gouvernement algérien, il luiresterait à dissiper le malaise ressenti dans le public, même en Irak, à lasuite de double drame, la disparition de toute une équipe de médiateurs et,avec eux, celle des espoirs de paix que leur voyage avait soulevés.”(2) Ahmed Taleb Ibrahimi, successeur de Benyahia aux Affairesétrangères, et qui avait pris le relais de l’enquête sur les conditions del’accident, est aujourd’hui encore frappé par la froideur des réactions deSaddam au faisceau de preuves réunies par les enquêteurs algériens. Le leaderirakien ne lui opposa que distance et silence. Or, qui ne dit rien consent. Lapiste iranienne est enfin suggérée par Tareq Aziz lui-même. C’est ce qui faitd’ailleurs sa faiblesse. Elle repose sur l’affirmation que le missilesoviétique dont on a retrouvé des morceaux avec l’épave de l’avion détruitétait également fourni aux Iraniens par les Libyens, les

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Syriens et lesCoréens. L’accusation ne semble pas tenir. Quel intérêt ont ces trois Etats àassassiner un médiateur que Khomeiny, habituellement réfractaire, avaitpourtant consenti à recevoir et à entretenir longuement ? Ceux qui évoquent lapiste syrienne indiquent que Damas avait intérêt à nourrir la guerre et à voirson encombrant voisin s’y empêtrer, mais aucun fait matériel ne vient asseoirleurs assertions. Il reste la piste israélienne. Elle repose sur trois indices : primo, l’assistance logistique et technique d’Israël à l’Iran, plusparticulièrement dans les secteurs sophistiqués de l’aviation et des missiles ;secundo, l’assassinat en 1948 d’un autre médiateur, le comte Bernadotte et,tertio, l’opposition foncière de Tel-Aviv à toute paix qui permettrait à l’Irakde reconstruire son potentiel économique et militaire et assoirait le pouvoirclérical de Téhéran. En attendant que l’Histoire livre ses secrets, il revientà notre pays à rendre à Benyahia toute la place qu’il mérite dans la glorieuseHistoire de la construction de l’Etat (et non des pouvoirs étroits qui l’ontpar moment pris en otage, comme au moment du coup d’Etat).

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“On a englouti l’Histoire pour effacer le nom des acteurs(…). Chez nous, l’hommage n’est rendu qu’aux morts… Et pourtant, il est desmorts qui dérangent et dont on craint l’ombre”, écrivait feu M’hammed Yazid, le4 mai 1993, dans une évocation du souvenir de Mohamed Seddik Benyahia. Il ne pouvaitpas si bien dire.

Ammar Belhimer

Notes : (1) Benjamin Stora – Zakya Daoud : Ferhat Abbas, une autreAlgérie, Casbah Editions, 1995, pp. 330-331. (2) On retrouvera un exposé détaillé de la version deTareq Aziz dans le livre de Bachir Boumaza, Ni émir ni ayatollah, pp. 276-277.

محمد الصديق بن يحي ( 1932 – 1982)

محمد الصديق بن يحي – رحمه الله – كان واحده من أنبل و أخلص و أطيب المناضلين الجزائريين. فضلا عن كونه من الأكفاء القلائل الذين أنجبتهم ثورة نوفمبر الخالدة.

مات شهيد الواجب الوطني المقدس. و هو يحمل رسالة السلام للأمة العربية و الإسلامية بلا كلل و لا ملل من أرض المليون شهيد. لتسكت أصوات المدافع و تحقن دماء المسلمين لكن قضاء الله و قدره شاء أن تفقد الجزائر في 3 جوان 1982 م محمد الصديق بن يحي الذي كان يشغل منصب وزير الخارجية و عضو في المكتب السياسي لجبهة التحرير الوطني و كذلك الوفد المرافق له. و بذلك يكون الشعب الجزائري و معه كل الشعوب المحبة للعدل و السلام في العالم، قد خسر أحد أبنائه المخلصين والذي وهب نفسه لوطنه و لخدمة السلم العادلة في العالم.

لمحة عن نشأته :

ولد محمد الصديق بن يحي سنة 1932 م بمدينة جيجل شارع سي الحواس

رقم 37 سابقا

(Rue MONTAGNEMONT) وسط عائلة محترمة ذات سمعة طيبة.

عاش في كنف أبيه فرحات الذي كان من أبرز تجار المدينة فأحاطه بالعناية و الرعاية، و وفر له كل الحاجيات و الرغبات التي يحلم بها كل طفل وهو في عمر الزهور. و أمه خلاف الصافية التي كانت تفرط في حنانها و عطفها عليه أكثر من إخوته لتعوضه نحافة الجسم التي كانت بادية عليه.

وقد وجد محمد الصديق في وسطه العائلي المتوازن الذي ترعرع فيه كل الدفء و التفهم و المحبة من طرف الجميع’ خاصة من قبل إخوته الثلاثة عبد الرحيم (متوفى)، و بوعلام (متقاعد من البنك المركزي الجزائري)، و أخته الوحيدة حبيبة المقيمة حاليا في الجزائر العاصمة. إذ كانت أسرة بن يحي عبارة عن مجموعة متكاملة العناصر متضامنة فيما بينها لا تقوي على تفكيكها إلا نكبات الزمان و محنه.

والمتفحص للمحيط العام الذي تربى فيه محمد الصديق بن يحي يكتشف أنه تميز بالبساطة و الحياة الهادئة، ربما كان عاملا مهما ساعد هذا الشاب غير العادي على نسج علاقات صداقة متينة و دائمة مع بعض أقرانه، لم تتأثر ولم تتغير بل ازدادت نموا و مودة حتى عندما تولى مناصب و مسؤوليات سامية في الحزب و الدولة، بل ظل يحافظ على علاقته بأصدقائه في الطفولة و يعطي لهذا الجانب من حياته كل ما يستحقه من العناية.

إن نمط التربية التي تلقاها محمد الصديق بن يحي و كذلك المحيط الذي كبر فيه يفسر إلى حد كبير صلابة مواقفه و غزارة نضاله و عشقه الدائم للجزائر منذ نعومة أظافره. إنها خصال الرجال الكبار الذين لم تنجب الجزائر الكثير من نماذجهم و أمثالهم.

مساره الدراسي :

ذات صباح من سنة 1939 م مسكه أبوه من يده و أخذه إلى ملحقة (GEORGE Sand)

الواقعة بالمحطة القديمة، و التي كانت تتكون من ثلاثة أقسام فقط تضم أبناء المعمرين و كذلك أبناء النبلاء و المحظوظين من العرب القاطنين بالمدينة. و منذ الأيام الأولى أثار محمد الصديق بن يحي انتباه معلمته السيدة قالزان

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(Galsin) التي مازلت على قيد الحياة بضواحي بيس الفرنسية حيث أشفقت عليه ثم لمست فيه استعدادات عقلية كثيرة قلما لاحظتها عند غيره.

قضى محمد الصديق بن يحي 03 سنوات بهذه الملحقة كلها جد و اجتهاد و تحصيل مكنته من اكتساب قاعدة تعليمية متينة ألته لمتابعة مشواره التعليمي بتفوق و نجاح.

انتقل بعد هذه الفترة التعليمية التي قضاها في مسقط رأسه إلى مدينة سطيف لينضم إلى مدرسة "اوجان ايبرتيني" (collège eugene ebertine) ليقضي هناك 04 سنوات أخرى، تعرف خلالها بالسيد عبد السلام بلعيد الذي كان يدرس بنفس الثانوية.

ثم التحق بثانوية الأمير عبد القادر – باب الوادي – (Bijoux) سابقا ليتابع فيها دراسته إلى غاية حصوله على شهادة البكالوريا، و من هناك التحق بجامعة الجزائر المركزية ليستكمل دراسته العليا بمعهد الحقوق و يتخرج بشهادة الليسانس و بالتوازي مع دراسته في الجامعة اشتغل مراقبا داخليا بثانوية بجاية.

الاهتمام بالسياسة منذ الصغر :

اهتم محمد الصديق بن يحي بالسياسة منذ الصغر، و احتك برجالها على المستوى المحلي وقد تأثر كثيرا بالسيد محمد رولة (Maître ROULA) الذي كان مناضلا متحمسا مستقلا، له إلمام كبير بالسياسة و قواعدها و حيلها، و الأحزاب المختلفة و أنشطتها، استمع بن يحي إلى هذا الرجل و تناقش معه في مسائل شتى، إذ يمكن القول أن الفضل الكبير يعود لهذا الرجل الذي وجهه توجيها صحيحا في وقت لا يسمح فيه الأطفال أو الشباب الخوض فيها لا يعنيهم بل يؤذيه.

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- رئيس الاتحاد العام للطلبة الجزائريين :

أول نشاط سياسي للسيد بن يحي كان في الاتحاد العام للطلبة الجزائريين الذي كان رئيسا له، وفي سنة 1956 م تمكنت مصالح المخابرات الاستعمارية من اكتشاف حقيقة أمره، مما اضطره الاختفاء عند المحامي (عشوش) لمدة شهر بشارع الحرية وتم خلال هذه الفترة تدبير عملية إخراج محمد الصديق من الجزائر و تهريبه إلى مصر عن طريق تونس.

- في مصر من 57 إلى 59 :

لقد تولى ضمن خلايا العمل التي شكلتها قيادة الثورة في مصر تنشيط إعلام ثورة الجزائر فاشتغل محررا و مذيعا في صوت العرب الذي كان يبث من القاهرة، و قد شارك في الندوة اللأفروأسيوية المنعقدة بباندونغ، وفي سنة 1958 م عين أمينا عاما لأول حكومة جزائرية برئاسة فرحات عباس : فأدى هذه المهمة بتفان و إخلاص، و سرعان ما اكتشف قادة الثورة آنذاك مواهبه الكبيرة و ذكائه الخارق، مما أهله و بسرعة الدخول في شؤون السياسة و الدبلوماسية من بابها الواسع و عمره لا يتعدى 26 سنة. و قد كان له دورا حاسما في مختلف مراحل المفاوضات "لي روس و اتفاقيات ايفيان"

و كان أحد مهندسي اتفاقيات وقف القتال.

- مهمش من 62 إلى 65 :

في 20 ديسمبر 1962 م شكلت أول حكومة جزائرية برئاسة السيد أحمد بن بلة و لم يكن محمد الصديق بن يحي عضوا فيها، بل بقي هذه الفترة بطلا مقيما في فندق السفير، يناضل من أجل الجزائر، و يساند قضايا التحرير في العالم، لم ييأس ولم يستسلم بل كان كله أمل في الجزائر التي كان يراها من خلال شبابها قوة ثائرة تشق طريقها نحو مستقبل زاهر، تشرق فيه الشمس على الجميع.

سفير في موسكو من 65 إلى 67 :

مع التصحيح الثوري الذي جرى في 19 جوان 1956 م، استدعى محمد الصديق بن يحي لأول مرة من طرف الراحل هواري بومدين، ليقوم بمهام سفير الجزائر في موسكو إلى غاية سنة 1967 م،حيث اقترح عليه منصب سفير في بريطانيا لكنه رفض الالتحاق به، بسبب الموقف المتحيز لبريطانيا من الحرب الاسرائلية التي كانت قد اندلعت آنذاك.

وزير الإعلام و الثقافة من 67 إلى 70 :

إن التجربة الطويلة محمد الصديق بن يحي و مستواه العالي و حبه للوطن، جعل منه رجلا متعدد الخدمات، لذلك تراه تقلد مسؤوليات شتى في عدة وزارات و أداها كلها بتفوق و امتياز، أثار دهشة الخبراء و المختصين. لقد ترك آثار بارزة في قطاع الثقافة و الإعلام من خلال انجاز البرامج و المخططات التي تحققت، و بالخصوص ما تبعها فيما بعد.

- وزير التعليم العالي و البحث العلمي من 70 إلى 76 :

كل الملاحظين الذين عاشوا و عايشوا هذه المرحلة، يجمعون بلا شك على أن الجامعة الجزائرية في تلك الحقبة الزمنية عرفت تطورا ملموسا و تفتحا حقيقيا على الواقع الاجتماعي و الاقتصادي و الثقافي للبلاد، إذ بفضل الإدارة السياسية التي كانت سائدة، تمكن ابن الفقير الفلاح من اقتحام مقاعد الجامعة ليزاول دراسته إلى نهايتها دون فرق أو تمييز بين هذا و ذاك إلا بالقدرات العقلية.

ومن المكاسب التي رسختها ديمقراطية التعليم، أنها أتاحت الفرص لجميع أبناء الجزائر ليتحصلوا على المعارف و العلوم و التكنولوجيا التي حرموا منها لسنوات طويلة للقطيعة الفعلية مع حياة الفقر و الجهل و الأمية التي كانت مفروضة على شعب الجزائر الأبي.

و بالرغم من الانتقادات و الأحكام التي يصدرها بعض الناس على الثورة الزراعية فان الجامعة الجزائرية، و عن طريق الحركة التطوعية الطلابية شاركت بفخر و اعتزاز في انجاز هذه المهمة الوطنية الكبرى التي غيرت وجه الريف و أعطت للعلاقات الاجتماعية في عالم الفلاحة بعدا إنسانيا قويا، يضع حدا نهائيا للمظالم التاريخية التي ارتبطت بخدمة الأرض و فلحها طيلة عهد الاستعمار و حلفائه.

الجزائر قوية ثائرة لا ترضى الخضوع و التقزيم مهما كلف الأمر. وقد عمل بن يحي بكل قوته لوضع الجامعة و من خلالها

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Warren Christopher et Mohamed Seddik Benyahia, accords d’Alger (1981)

الجزائر في هذا المدار. و قد عرفت فترة بن يحي و هو على رأس وزارة التعليم العالي أحداثا وطنية حاسمة و على رأسها مناقشة الميثاق الوطني و اعتماده من طرف الرئيس الراحل هواري بومدين توحيد الشبيبة الجزائرية في منظمة واحدة هي الاتحاد الوطني للشبيبة الجزائرية، و قد كان الفضل الكبير للتحضير و الإعداد لإجراء هذه الأعمال في ظروف جيدة للسيد بن يحي.

وزير المالية من 76 إلى 78 :

و لدى مروره بوزارة المالية، لم يكن مدبرا و لا مبعثرا لأموال الأمة، بل كان متقشفا و حارصا أمنياعلى خزانتها، لا ينفق إلا في ما يخدم الشعب و الوطن، كان رحمه الله بعيد النظر شديد الاحتياط يوفر الدينار الأبيض لليوم الأسود.

وزير للخارجية من 78 إلى 82 :

من أبرز أعماله كوزير الخارجية أنه استطاع بفضل حنكته السياسية الشروع في استرجاع الجزء الأول من أرشيف الجزائر المسروق من طرف فرنسا إلى أرض الوطن، و كذلك الدور الرئيسي الذي لعبه لإطلاق سراح الرهائن الأمريكيين الذين كانوا محتجزين في طهران تم الشروع في الوساطة لإنهاء الحرب بين العراق و إيران لكن..

سقوط الطائرة مرتين في ظرف سنة :

من بين صدف الزمان و ألغازه أن تسقط طائرة محمد الصديق بن يحي و الوفد المرافق له في الأسبوع الأول من جوان 1981 م – مالي، اثر تقلب مفاجئ في الأحوال الجوية، و لحسن الحظ نجا محمد الصديق بأعجوبة، وبعد مرور سنة بشهورها و أيامها تكررت الحادثة لكن هذه المرة خبر الفاجعة جاء ليؤكد أن محمد الصديق و كل من معه هلكوا يوم 03 ماي 1982 م في حادث طائرة، كرومان 62، التي سقطت على الحدود التركية الإيرانية و التي كانت متوجهة من العراق إلى إيران في مهمة سلام، و قد سقطت هذه الطائرة في ظروف غامضة لم يكشف عليها لحد الآن .


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Réactions

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mardi 15 mai 2012 à 05h48, par  Mourad Bouamoucha

Je vous remercie beaucoup sur ce vibrant hommage rendu au feu Benyahia.

Je vous remercie aussi pour votre connaissance du dossier contrairement à un de vos confrères d’El Watan qui écrivait : "il est comme Ferhat Abbes né à Taher, une partie arabisée de la petite Kaylie." Ce que j’ai trouvé comme tendancieux et scandaleux de la part d’un journal dont vous reprenez beaucoup d’informations.

Merci encore pour votre hommage !

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lundi 12 septembre 2011 à 12h23, par  abdelkader wahrani

mohamed seghier benyahia (1932-1982) confondateur (UGMA) ; membres (CNRA) ; membre bureau politique FLN. et ministre des affaires étrangéres (1979). né le 30 janvier 1932 a djidjeli, mohamed benyahia (rahimah allah) fait des études de droit a alger et obtient sa licence en 1953, militant au MTLD,il quitte l´organisation en 1951,mais conserve avec elle des attaches. confondateur avec ahmed taleb et lamine khéne de L´UGEMA,il organise la gréve et l´appel au maquis des étudiants d´alger,et représente le FLN, a la conférence des jeunes de bandoeng en 1956, membre du CNRA. (1956), il est en 1958 le collaborateur de ahmed francis, ministre des finances du GPRA, puis en 1960 , directeur du cabinet de farhat abbas. négociateur a melun et évian, il est nommé ambassadeur a moscou en 1963, puis a londres en 1965,. le 24 octobre 1966, il remplace bachir boumaaza a l´information, et permute avec ahmed taleb en 1970, se retrouvant ainsi ministre de l´enseignement supérier et de la recherche, puis des finances(1977-1979) il est en 1979, membre du bureau politique du FLN et ministre des affaires étrangéres le février 1979, il meurt dans un accident d´avion le 3 mai 1982, prés de qotour en iran. el marhoum mohamed seghier benyahia n´était pas le moindr !!!. rahimah allah wa allah yarham oumati mohamed djamyy3n. merci.

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vendredi 11 mars 2011 à 22h11, par  Jijelien de Grenoble

MSB est un homme d’Etat qui a servi son pays avec honneteté, un vrai professionnel, un vrai technocrate.

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vendredi 11 mars 2011 à 22h00, par  M S

je suis très touché quand je lis ce genre de portrait, un homme au vrai sens du mot, qui a servi son pays et tout les arabes.à nous les joijlas de continuer et de donner toujours des exemples au autres qui nous sous estiment.ellah yarahmou wiwassa3 alih

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13 juin 2011 - الجاسوس الاسرائيلي في شوارع القاهرة

13 juin 2011 - Vidéo Privée. Ben Ali ivre mort : زين العابدين بن علي و الخمر

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