Mr le Wali, Mr le Maire, halte à la clochardisation des plages de Jijel !

Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. » Jean Jaurès (Juillet 1903)….
Mr le Wali, Mr le Maire, je vous interpelle sur un problème au niveau de la wilaya de Jijel, celui des plages "occupées" par des pseudo-concessionnaires. En effet à l’approche de chaque saison estivale, dans toutes les plages de la corniche, il y’a des gens qui plantent des tentes, des parasols avec des chaises juste au bord de mer. Quand des citoyens comme moi veulent poser les leurs, ils leur disent tout simplement c’est occupé et les interdisent de s’installer même si l’endroit est vide. Et on va se retrouver à choisir entre trois situations : soit on les paye en utilisant leurs parasols, soit on se met à l’arrière, derrière un mur formé par ces tentes placées l’une à coté de l’autre ce qui nous empêche d’une part à regarder et contempler la mer et d’autre part à surveiller nos enfants pour les pères de familles. Soit, au final, on opte pour la troisième solution, c’est-à-dire se bagarrer et gâcher nos vacances à cause de cet anarchique « rituel » quotidien. En plus de ça, ces tentes dénaturent complètement le charme naturel qui nous reste, celui de nos plages, car une grande partie de nos sites sont méconnaissables. J’ajoute à cela l’accès à nos plages est devenu payant, en l’absence total de l’Etat ces jeunes ont accaparé ces espaces d’accès qui n’ont rien à voir avec des parkings, et obligent les citoyens à payer 50 DA voire même 100 DA. Et là aussi on se retrouve une fois de plus à choisir entre deux situations : soit on paye pour pouvoir garer aux bord de la plage, soit on refuse de payer et c’est la bagarre avec le grand risque d’avoir des surprises à ne pas reconnaitre nos voitures une fois de retour….
Voila exactement le problème, ça concerne pratiquement toutes les plages de la corniche. Il existe un miracle en chaque chose, Messieurs les responsables. Le miracle de réussir là ou vos prédécesseurs ont échoué. Le miracle de démissionner quand on ne peut plus rien donner… Voyez-vous ? Il suffit de le vouloir. Votre mutisme concernant l’anarchie et les comportements négatifs qui sévissent dans notre ville, ce nouveau fléau qui dépeuple nos plages, est insupportable. Un responsable politique a des obligations et des problèmes à résoudre. Il a aussi le droit de rendre le tablier s’il a conscience de son inutilité. Jijel n’est pas un fief de rentiers, encore moins une sinécure. Elle est une ville, un Peuple, un Destin, et exige un maximum d’engagement et d’abnégation. Il s’agit de la servir, et non de l’asservir. Il s’agit d’efficacité et non de privilèges. Il s’agit de sacrifices quotidiens, de transcendance permanente et de concertations tous azimuts, car il arrive parfois aux divergences de nous éveiller à nos erreurs et à l’apport inestimable des autres. Vous avez dit récemment, Mr le Wali, que vous allez étudier le problème, un discours n’est solvable que lorsque ses répercussions sur le terrain sont payantes… J’espère que vous avez une idée de ce combat qui nous tient à cœur.
N.Djamel



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