Mr le Wali, Mr le Maire, halte à la clochardisation des plages de Jijel‏ !

samedi 9 juillet 2011
par N. Djamel
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Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. » Jean Jaurès (Juillet 1903)….

Mr le Wali, Mr le Maire, je vous interpelle sur un problème au niveau de la wilaya de Jijel, celui des plages "occupées" par des pseudo-concessionnaires. En effet à l’approche de chaque saison estivale, dans toutes les plages de la corniche, il y’a des gens qui plantent des tentes, des parasols avec des chaises juste au bord de mer. Quand des citoyens comme moi veulent poser les leurs, ils leur disent tout simplement c’est occupé et les interdisent de s’installer même si l’endroit est vide. Et on va se retrouver à choisir entre trois situations : soit on les paye en utilisant leurs parasols, soit on se met à l’arrière, derrière un mur formé par ces tentes placées l’une à coté de l’autre ce qui nous empêche d’une part à regarder et contempler la mer et d’autre part à surveiller nos enfants pour les pères de familles. Soit, au final, on opte pour la troisième solution, c’est-à-dire se bagarrer et gâcher nos vacances à cause de cet anarchique « rituel » quotidien. En plus de ça, ces tentes dénaturent complètement le charme naturel qui nous reste, celui de nos plages, car une grande partie de nos sites sont méconnaissables. J’ajoute à cela l’accès à nos plages est devenu payant, en l’absence total de l’Etat ces jeunes ont accaparé ces espaces d’accès qui n’ont rien à voir avec des parkings, et obligent les citoyens à payer 50 DA voire même 100 DA. Et là aussi on se retrouve une fois de plus à choisir entre deux situations : soit on paye pour pouvoir garer aux bord de la plage, soit on refuse de payer et c’est la bagarre avec le grand risque d’avoir des surprises à ne pas reconnaitre nos voitures une fois de retour….

Voila exactement le problème, ça concerne pratiquement toutes les plages de la corniche. Il existe un miracle en chaque chose, Messieurs les responsables. Le miracle de réussir là ou vos prédécesseurs ont échoué. Le miracle de démissionner quand on ne peut plus rien donner… Voyez-vous ? Il suffit de le vouloir. Votre mutisme concernant l’anarchie et les comportements négatifs qui sévissent dans notre ville, ce nouveau fléau qui dépeuple nos plages, est insupportable. Un responsable politique a des obligations et des problèmes à résoudre. Il a aussi le droit de rendre le tablier s’il a conscience de son inutilité. Jijel n’est pas un fief de rentiers, encore moins une sinécure. Elle est une ville, un Peuple, un Destin, et exige un maximum d’engagement et d’abnégation. Il s’agit de la servir, et non de l’asservir. Il s’agit d’efficacité et non de privilèges. Il s’agit de sacrifices quotidiens, de transcendance permanente et de concertations tous azimuts, car il arrive parfois aux divergences de nous éveiller à nos erreurs et à l’apport inestimable des autres. Vous avez dit récemment, Mr le Wali, que vous allez étudier le problème, un discours n’est solvable que lorsque ses répercussions sur le terrain sont payantes… J’espère que vous avez une idée de ce combat qui nous tient à cœur.

N.Djamel


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Réactions

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dimanche 10 juillet 2011 à 02h54, par  /

L’été algérien

L’on ne peut pas sacrifier la quiétude, la bienséance et le plaisir recherchés en ces lieux et leur substituer des ennuis en tous genres, au nom d’un populisme
qui ne dit pas son nom.

Outre la canicule naturelle pour la saison, l’été algérien s’accompagne chaque année de ses propres nuisances auxquelles on a fini par s’habituer : les intoxications alimentaires, les incendies de forêt, l’envahissement des côtes, rendant certains endroits infréquentables, peu sûrs et fortement déconseillés aux familles ou aux femmes seules. Un tel décor fait de la plage le seul refuge viable et accessible pour le large public, c’est-à-dire le plus grand nombre, ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir Ibiza, Antalya, Barcelone, Tunis ou Casablanca.
Du coup, les plages algériennes sont massivement investies, d’Est en Ouest, par une population diverse et bigarrée. Cela ne va pas sans des désagréments plus ou moins gérables ni même sans quelques risques : embouteillages, problèmes de stationnement, insécurité…. Parce que d’accès facile et peu coûteux, la plage est aussi un lieu quelquefois sale, souvent peuplé de délinquants, de voleurs à la tire et même, à l’occasion, de malfrats et de drogués. Avec ou sans Plan Azur, avec ou sans Plan Delphine.
Certes, on ne doit pas faire de la plage, l’un des rares espaces accessibles à tous, un privilège pour nantis et autres maîtres du bazar national. Cela équivaudrait à l’octroi de logements sociaux à des milliardaires. Mais, en revanche, l’on ne peut pas sacrifier la quiétude, la bienséance et le plaisir recherchés en ces lieux et leur substituer des ennuis en tous genres, au nom d’un populisme qui ne dit pas son nom.
C’est le problème de la gestion des plages qui est ainsi posé. Faut-il en laisser la charge aux APC déjà impuissantes à s’acquitter convenablement de leurs missions ordinaires, au ministère du Tourisme toujours en mal de stratégie, ou la confier à des opérateurs privés ?
Pour l’heure, c’est la troisième alternative qui semble retenue, les deux premières étant disqualifiées de facto pour avoir montré leurs limites.
S’il est vrai que certains parmi ces opérateurs, alléchés par le gain et seulement le gain, ne font guère mieux, d’autres ont réussi à rendre fréquentables des plages qui ne l’étaient plus depuis des années.
La formule gagnerait toutefois à être améliorée et complétée par l’instauration de garde-fous, par le biais de contrats et d’un cahier des charges unifié définissant clairement les attributions, droits et obligations des intervenants. In liberté

samedi 9 juillet 2011 à 22h46

@Salah : Ahlane ya Salah !!.
« Lorsque le peuple un jour veut la vie, Force est au destin de répondre, Aux ténèbres de se dissiper, Aux chaînes de se briser…Qui n’aime pas la montagne, Vivra éternellement au fond des vallées. »Abou el Kassem Echebbi
Merci d’avoir écrit et parlé aussi franchement. J’en ai même ri, tellement c’était vraie et sincère. Merci aussi pour tes gentilles paroles .L’essentiel en cette vie est le sentiment d’avoir rempli quelque devoirs, J’aimerais avoir ce sentiment, et "bla mziya". La série continue inchaallah.
N.Djamel

samedi 9 juillet 2011 à 22h11

@Sofiane : Ta réponse m’a ému. Elle émane d’un grand coeur.Je suis heureux de me rendre compte encore une fois que notre pays recèle de véritables richesses humaines. On essaie de faire ce qu’on peux pour que nos responsables prennent davantage conscience d’eux-même à la faveur des révolutions arabes. D’autres articles vont sortir inchallah. Bien fraternellement à toi.
N.Djamel

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samedi 9 juillet 2011 à 21h34, par  Jijelli

Tout simplement c’est l’anarchie composé. C’est comme l’aveugle qui administre un troupeau en chaleur. Its rutting season (animal in rut).

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samedi 9 juillet 2011 à 21h02, par  Sofiane

Ya si djamel, nous sommes un pays trop arriéré avec une administration archaique. Personne ne croira aux promesses de ses gens, ils ont promis que le l’eau coulera à flot au mois de juin c’est bientot ramdan et il y a rien, ils ont promis l’ouverture de la RN entre Jijel et Bougie, c’était prévu fin juin, nous sommes la deuxième semaine juillet et toujours Arrih fechbak. Et là aussi notre wali a promi de mettre de l’ordre dans les pages, je dirais nhar tnouar el mah farabta…Il y a que des promesses ya si djamel.

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samedi 9 juillet 2011 à 18h37, par  salah

Grand merci à toi, l’ami Djamel, pour cette mise au point combien pertinente.
Tout notre souhait est que votre appel trouvera écho.
Devant le chômage rampant, nos décideurs semblent laisser chacun se débrouiller à sa manière…
D’où une situation de tag alla man tag…
Il est grand temps de trouver de vraies solutions aux vrais problèmes.
La fuite en avant ne peut que générer l’anarchie pour ne pas dire des bombes à retardement.

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samedi 9 juillet 2011 à 12h32, par  Zamane Zamane

Pascal Danel
LA PLAGE AUX ROMANTIQUES

Il y avait sur une plage
Une fille qui pleurait
Je voyais sur son visage
De grosses larmes qui coulaient
Laissons la plage aux romantiques
Ce soir j’ai envie de t’aimer
Laissons la plage aux romantiques
Je veux t’aimer à mon idée

Cette plage au clair de lune
Était triste à pleurer
Elle était si loin la dune
Comme le temps a passé
Laissons la plage aux romantiques
Ce soir j’ai envie de t’aimer
Laissons la plage aux romantiques
Je veux t’aimer à mon idée

Et mes mains sur son visage
L’ont soudain consoler
Il restait la belle image
D’une fille qui riait
Laissons la plage aux romantiques
Ce soir j’ai envie de t’aimer
Laissons la plage aux romantiques ???????????????
Allez viens, veux-tu m’épouser ?
Viens, viens, viens, viens, viens, viens…

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