Musulman et Algérien‏

samedi 27 décembre 2008
par M.F.TOUMI

La personnalité du premier Président du G.P.R.A demeure méconnue des algériens en raison des silences de l’histoire confisquée. Pour beaucoup, il incarnerait l’Occident car en homme évolué et émancipé il serait si loin de l’Islam alors que dès sa tendre jeunesse il a été envoyé à l’école coranique d’Errekiba à Bouafroune dans la grande tribu des beni affer qui n’est pas sienne mais là où la destinée a voulu qu’il naisse et y vive des années durant. Dans cette mederssa, il apprit plusieurs versets Coraniques avant que son père ne l’inscrive à l’école franco-musulmane des Beni-Siar puis celle de Taher alors qu’il avait dix ans.

Elevé dans une famille pieuse, conservatrice, il ne pouvait se démarquer de celle-ci, encore moins déroger à des traditions ancestrales. Même devenu personnage, il était resté attaché à sa religion de manière modérée, toute ouie aux leaders des Oulémas Abdelhamid Benbadis, Bachir Brahimi, Larbi Tebessi etc. N’avait-il pas un jour dit : " L’Islam est une patrie spirituelle sans frontière qui nous guide du berceau à la tombe, elle assimile les cultures étrangères sans être absorbée par elle. Je suis resté donc, musulman et algérien par toutes les fibres de mon âme". Joingnant l’acte à la parole, en 1966 Ferhat Abbas se rend aux lieux saints de l’Islam et accomplit son devoir.

M.F.TOUMI.


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