Nasreddine Dinet (Alphonse-Étienne Dinet)

Après avoir obtenu son baccalauréat en 1881, Alphonse Etienne Dinet s’inscrit à l’École des beaux-arts de Paris et entre dans l’atelier de Victor Galland.
Élève de William Bouguereau et Tony Robert-Fleury à l’Académie Julian, il expose pour la première fois, en 1882 au Salon des artistes français. En 1884, Dinet fait son premier voyage dans le Sud algérien avec une équipe de savants entomologistes, dans la région de Bou Saâda.
L’année suivante un second voyage le conduit à Laghouat et au Mzab. Il peint ses deux premiers tableaux algériens, « Les Terrasses de Laghouat » et « L’oued M’sila après l’orage ». C’est en 1900 qu’il installe son premier atelier algérien à Biskra et obtient la médaille d’or à l’exposition universelle de Munich.
En 1902, il publie Rabia El Kouloub ou Le Printemps des cœurs, recueil de trois légendes sahariennes. Son tableau « L’Arabe en prière » amorce le mouvement qui l’amènera à se convertir. En 1905, il achète une maison à Bou Saâda pour y passer les trois quarts de l’année et une année après, il publie Mirages, illustré de 24 scènes de la vie arabe. Ce livre sera réédité en édition populaire sous le titre Tableaux de la vie arabe.
C’est sur ses conseils que sera créée, en1907 à Alger la Villa Abd El Tif, sur le modèle de la Villa Médicis à Rome. Et une année après, Étienne Dinet annonce par lettre à un ami qu’il s’est converti à l’islam depuis plusieurs années. S’en suivent plusieurs publications qui s’inspirent des traditions, des histoires et de la vie à Bou Saâda, considérée alors comme la « porte » du Sahara. En 1913, il décide de se choisir un nouveau prénom musulman : Nasreddine.
En 1923, il achète une villa à Saint-Eugène à Alger où il expose régulièrement et en 1925 il fait ériger à Bou Saâda la qobba devant abriter sa future tombe. En 1929, il effectue le pèlerinage à La Mecque. La même année, le 24 décembre il décède d’une crise cardiaque devant son domicile parisien.
Ses funérailles officielles à Bou Saâda auront lieu le 12 janvier 1930 en présence de Pierre Bordes, gouverneur général de l’Algérie, qui retrace la vie exemplaire de l’artiste. L’éloge funèbre en arabe sera prononcé par une délégation des membres de Nadi Taraqi et des oulémas.





















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