Non, Boumediene n’a jamais construit un Etat

vendredi 28 mai 2010
par BENKAM

Je ne sais quelle est la définition d’un homme d’Etat. Mais Boumediene n’était pas un Homme d’Etat et n’avait jamais construit un Etat car l’Etat, si Etat est, doté d’institutions solides, survit aux hommes comme a survécu la Ve République fondée par un véritable Homme d’Etat, le Général de Gaulle, après son retrait des affaires, quoique je n’ai jamais cru à l’homme providentiel. Qu’a laissé Boumediene après sa mort à part un système de cooptation et de clientélisme qui perdure à ce jour et dont on mesure à présent les dégâts immenses causés depuis 1962 ?

Par A. Soltani, Ancien Moujahid Base de l’Est

Non, Boumediene n’était pas un homme d’Etat mais un Putshiste qui a régné sur notre pays d’une main de fer en laissant derrière lui un pays en déliquescence total entamé déjà depuis 1962 par tous ceux qui s’emparèrent du Pouvoir non pour servir et aider à construire un véritable Etat mais pour se servir ou pour assouvir leur désir au Pouvoir. L’homme providentiel n’existe pas comme vous le prétendez et notre peuple a démontré sa maturité et son sens politique en se soulevant contre le colonialisme, en s’organisant à partir de 1945, en déclenchant Novembre 1954, en sacrifiant leurs meilleurs enfants dans les bataille de Souk-Ahras, l’Akfadou, les gorges de Palestro, les montagnes des Aures, en résistant au Napalm aux Aures, dans le Constantinois, l’Ouarsenis et en Kabylie, en subissant la torture, et en affrontant les chars, torses nus à Belcourt et dans toutes les villes d’Algérie pour qu’il puisse prendre son destin en main de façon démocratique sans pour autant attendre le Messie Boumediene qui leur légua un pays en déliquescence morale totale après la confiscation du pouvoir quelles que furent ses intentions, ses performances conjoncturelles et son bilan.

Pendant la période de la guerre, homme complètement à l’écart et pas du tout connu pour ses faits d’armes, Boumediene commence déjà à réfléchir comment arriver au Pouvoir. Homme très intelligent, aguerri dans les intrigues, il surpasse ses pairs qui, après l’indépendance, certains courent derrière les villas laissés par les colons et d’autres derrière les affaires, alors que lui est obsédé par le Pouvoir, tout le Pouvoir et rien que le Pouvoir. D’ailleurs après sa prise du Pouvoir, la stratégie que Boumediene utilise pour neutraliser ses opposants est une des options suivantes : 1) leur permettre d’emprunter des sommes colossales du Trésor qu’ils n’arriveront jamais a rembourser ; 2) les pousser à l’exil après une période d’emprisonnement (H. Ait Ahmed, Boudiaf, Mahsas, Harbi, etc…) ou 3) la solution finale, c’est à dire l’assassinat entre autres, Khider en 1967 à Madrid et Krim Belkacem en 1970 à Frankfurt.

Déjà, en 1961, il envoie un émissaire à la résidence d’Aulnoy pour sonder les chefs historiques. Boudiaf flaire le piège, rejette illico l’offre alors que BenBella, se sentant l’égal de Nasser sur la scène internationale est séduit et ne comprend l’arnaque qu’un 19 juin 1965. Ainsi, en 1962, il utilise Ben Bella et le groupe de Tlemcen pour une période courte avant de s’emparer du Pouvoir en écartant le Rais brouillant avec l’aide d’autres hommes qui pour certains, il devait payer pour son opposition au congrès de la Soummam et pour d’autres pour ses frasques pendant le CNRA de Tripoli (Boubnider, etc…) ou pendant ses complots de la prison en France.

Une fois au pouvoir sans légitimité aucune, et bourré de complexe par rapport à ses contemporains, vrais déclencheurs de Novembre 1954, il s’attelle à rapatrier les ossements de l’Emir Abdelkader malgré la dernière volonté exprimée par notre héros resistant d’etre enterré en Syrie, proche de ses maitres spirituels. A l’occasion, il érige une sépulture pour en faire un lieu de recueillement pendant les fêtes nationales et ainsi créer une référence autre au nationalisme algérien. De temps à autre, la presse évoque brièvement certains de nos chouhadas, Didouche, BenBoulaid, Ben M’Hidi, Zighout, mais point leurs compagnons vivants. La guerre de mémoires quoi ! Dans l’école, l’histoire d’Algérie s’arrête en 1857 pour reprendre en 1965. A ce jour, la majorité de nos compatriotes formés à l’école de Boumediene ignorent tout de Messali ElHadj, du congrès d’Hornu de 1954, du CRUA, de la réunion des 22 et encore moins nommer les signataires des accords d’Evian ! Une société sans mémoire. Pour maintenir l’équilibre de son pouvoir, il utilise et oppose les différents courants, berbéristes contre baathistes, arabisants contre francophiles, communistes contre islamistes, et il confie les hautes commandes de l’ANP aux anciens officiers de l’armée française pour s’assurer de ne pas être évincé et aussi pour contrer les authentiques maquisards de l’intérieur qui sont finalement écartés à la suite de la tentative de putsch de Tahar Zbiri. D’ailleurs ce dernier, lors de leur dernière rencontre : « On enlève Sidi Rabbi et on retrouve un autre Sidi Rabbi ». Petit à petit, il consolide son régime et commence à éliminer tous ses camarades putschistes de 1965 jusqu’à ce qu’il se trouve seul maitre à bord. Mais étant seul au sommet de l’Etat, il réalise que la légitimité populaire lui manquait et que son regime s’essouflait. Il ne tarde pas à lancer un débat sur la charte nationale (une sorte de défouloir pour les gens dont la fin de la recréation est sifflée juste après les élections présidentielles dont il est le candidat unique). Juste avant sa mort, tous les pouvoirs étaient entre les mains du seul homme sans partage aucun.

le 28 Mai, 2010 | L’homme était diabolique car il ne laissait rien qui puisse le compromettre. Il ne possédait ni immobilier ni compte en banque, car il n’en avait pas besoin avec une nation entière avec ses richesses sous ses pieds pour l’éternité si ce n’était le rappel du Tout Puissant. Tout ce qui intéressait Boumediene était le Pouvoir absolu à n’importe quel prix. Autant rien ne laisse croire que l’ancien chef d’Etat ait accaparé quoi que soit autant que son entourage haut placé se servait avec un appétit féroce et avec sa bénédiction. Les régimes d’après n’ont fait que démocratiser la pratique à des échelons inferieurs. Il laissait faire comme il l’atteste lui-même dans un discours donné à Constantine en 1973, : "Quel être humain remue une compote de miel sans y gouter ? et après tout, ce sont des algériens et pas des étrangers qui en profitent". C’était sa stratégie de neutraliser toute tentation par le Pouvoir. En avançant l’argument que Dr. Sadi ait obtenu son diplôme dans l’école de Boumediene, rien de plus faux, car l’université algérienne était démocratisée dès 1962 et ouvrit ses portes à tout le monde tout en fonctionnant selon le système français d’avant 1962 avec des professeurs français. La descente aux enfers de notre école commence au debut des années 70. Les cadres travaillant à l’étranger sont soit de la même promotion que Dr. Sadi ou d’autres qui, plus jeunes ayant émigré à l’étranger ne peuvent réussir qu’au prix de longues années de rattrapage et de recyclage pour combler leurs lacunes et décrocher des diplômes étrangers plus surs et plus valables pour la suite de leur carrière. La réussite de quelques uns de nos enfants à l’etranger est beaucoup plus due à leur génie et perséverance qu’à leur diplôme de l’université algérienne qui n’a d’ailleurs jamais été accepté comme une porte de Sésame dans le monde du travail en occident et n’a jamais été une reference, contrairement au mythe de certains. Le système Boumediene détruisit l’école primaire et secondaire en introduisant à marche forcée et irréfléchie l’arabisation de façon démagogique contre les avis de Mr. Mostefa Lacheraf (homme de lettres bilingue ministre de l’Education nationale) qui démissionna et aussi en enlevant les barrieres de séléction par concours pour les universités et pour les instituts ; seuls comptaient les quotas et le nombre de diplomes attribués chaque année.

Quoique la politique économique ait fait des désastres, ceci peut être corrigé comme cela est observé dans plusieurs pays. Toute dérive économique peut être atténuée et corrigée dans le temps. Par contre, les valeurs sures qui ne peuvent être rétablies sont la morale et les ressorts cassés d’une société. Le grand tort que Boumediene a causé à notre cher pays est irrémédiable pour plusieurs générations. Voyez autour de vous : dès les années 70 à nos jours, des citoyens qui prennent l’état comme mamelle providentielle, le manque du sens du travail, critère universel de la survie, l’attitude laxiste, le manque de responsabilité morale, le clientélisme comme seul voie d’ascension, l’exode rural et l’abandon des terres (unique source de travail depuis des siècles), et finalement, l’école qui a formé des monstres et des égorgeurs de bébés, des zombies au sens propre du terme. Ces jeunes criminels dont la moyenne d’âge avoisine 26-30 ans en 1993 sont tous sortis des écoles de Boumediene. Il a touché à la façon de penser du citoyen, aux valeurs sacrées héritées de notre glorieux passé. Il a causé une cassure irréversible des ressorts de la société.

Les historieens stipulent que pour mieux comprendre l’insurrection déclenchée en 1954, il faudrait remonter aux premières années du mouvement national, les années 20, avec ses apports et contradictions. Il est logique de déduire que pour mieux cerner les causes et les problèmes de la tragédie nationale dont souffre notre pays à l’heure actuelle, il faudrait remonter à la première dérive qui n’est autre que l’élimination physique de Abane Ramdane suivie par un phénomène inconnu dans notre société : le tour de force de 1962 avec l’entérinement d’une constitution dans une salle de cinema et la prise de pouvoir par la force en juin 1965 et l’hégémonie généralisée. Toute idée du control du peuple sur son propre destin a disparu et est désormais enterrée à nos jours.

Je suis plus que désolé de voir que des professeurs d’histoire d’une de nos universités n’arrivent pas à prendre du recul et faire une analyse sans complaisance et sans allégeance aucune aux différents courants ou acteurs de la vie nationale. Ce qui renforce ma conviction que le mal est très profond.

De grace, messieurs les nostalgiques, dans vos prochains article a l’occasion du 19 juin, epargnez nous le rappel de la révolution agraire, de la gestion socialiste des entreprises et de son bilan à la tete du pays car nous pouvons le consulter dans la presse d’El Moujahid d’antan. Le véritable problème est ailleurs.

Salutations patriotiques

Mr. A. Soltani Ancien Moujahid Base de l’Est


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Réactions

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mardi 16 novembre 2010 à 00h44, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 28/05/2010 19:01 Mis à jour : 28/05/2010 19:13
Re : Non, Boumediene n’a jamais construit un Etat
BONJOUR

Je ^suis tout a fait d’accord sur votre analyse. Vous avez bien situé la personne. C’est un revanchard qui s’est accaparé du pouvoir en nous laissant son larbin, aujourd’hui qui a bien appris la leçon.
J’ai moi même connu deux officiers upérieurs de l’armée, il me semble qu’ils étaient impliqués dans l’affaire de "Tahar ZBIRI".
Je les ai connu à la faveur d’une soirée, bien arrosée, moi je buvais à l’époque, c’était les années 70 (maintenat je suis HADJ, DIEU ME PARDONNE..) Je les ai connu, ils ont été démobilisé suite à cet évênement, et pour les faires taire à jamais BOUMEDIENNE en seigneur leur a accordé des prêt à coup de miliards, plutôt des dons. Tandis que les braves petits DJOUNOUDS impliqués dans cette rebellion, leur sort a été autrement.
Pour plus d’informations consultez les fameux CONCASSEURS DE L’EPOQUE A KHENCHELLA. ;-Algérie

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salahovski Posté le : 28/05/2010 19:09 Mis à jour : 28/05/2010 19:14
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Envois : 680 Re : Non, Boumediene n’a jamais construit un Etat
Mettre "sur le dos" de Boumedienne tous les malheurs que notre pays endurent, c’est faire preuve d’une ingratitude sans limite envers cet homme.Ce texte est tout simplement une perversion morbide de l’histoire de notre pays.Le schéma est simple : Toutes les choses positives étaient dúes "aux génies" des uns et des autres, et toutes les choses négatives seraient le fruit du dictateur Boumedienne.Un peu trop simpliste comme explications.
"..en laissant derrière lui un pays en déliquescence total entamé déjà depuis 1962.." Il fallait faire au moins l’effort de comparer le pays juste aprés 62 et juste aprés la mort de Boumedienne…
Il y’a eu des erreurs de parcours, c’est un fait.Certaines décisions étaient surtout politiques et n’avaient pas eu d’effets économiques espérées mais on peut affirmer la téte haute que son "bilan était globalement positif".N’en déplaise á Mr A.Soltani ;- à votre santé

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invité(e) Posté le : 29/05/2010 04:03 Mis à jour : 29/05/2010 05:06
Re : Non, Boumediene n’a jamais construit un Etat
M, soltani je salue votre article et le partage entierement,le Dr SADI vient de jetter un pave dans la marre de ceux qui se sont accapares le pouvoir bien avant 62tandis que nos valeureux moudjahids veiller au grain dans le pays,tot ou tard l’histoire s’ecrira, les choses se diront et chacun reconnaitra les siens. n’en deplaise a tout les khobzistes !

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invité(e) Posté le : 29/05/2010 05:40 Mis à jour : 29/05/2010 07:13
Re : Non, Boumediene n’a jamais construit un Etat
Je ne crois pas que celui qui a écrit cet article est un vrai moudjahid, sinon il signe Soltani Flen. Deuxième des choses, du moment où notre « moudjahid » ne connait la définition de l’homme d’Etat il ne peut pas nous donner une analyse fiable et convaincante. Dire que Boumedienne n’a pas de légitimité et le peuple …la preuve à sa mort, une foule impressionnante l’avait accompagné à El Alia et à ce moment là, et en voyant cela, Boudiaf décida de mettre un terme à son parti. La méthode qu’on voit actuellement dans les écris des uns et des autres n’est pas la bonne historiquement. Objectivement parlant l’homme a des défauts et des hassanat sur ce peuple. Pour que ton analyse soit convaincante tu dois mettre sur le même palier et les cotés positifs et les cotés négatifs, mais traiter le parcours de l’homme comme le fait Saadi et cie, ç a s’appelle le discours démagogique qui ne trouvera aucun écho comme d’ailleurs notre JT de 8 heures. Autre chose, je ne crois qu’un Moudjahid digne de ce nom parle de de gaulle de la sorte, Il ne faut pas oublier les massacres du 8 mai 1945, il ne faut pas oublier sa politique de la terre brulée qui a entamnée dès qu’il a pris le pouvoir en 1958, certainement notre moudhaid, n’a jamais entendu de l’opération jumelle, pierre précieuse…un peu de pudeur quand on parle des hommes d’Etat, les vrais.
NB, je ne suis pas boumedieniste.

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salahovski Posté le : 29/05/2010 11:28 Mis à jour : 29/05/2010 12:38
Accro

Inscrit le : 30/05/2009
De :
Envois : 680 Re : Non, Boumediene n’a jamais construit un Etat
Cet article de cet ancien moudjahid me rapelle une fable de Lafontaine (Le lion devenu vieux) sauf que dans notre cas le lion est décédé depuis des années..Ce lion „attaqué par ces propres sujets” devenus forts par sa disparition.Qui un coup de pied, qui un coup de dent, qui un coup de corne ;-Algérie

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invité(e) Posté le : 29/05/2010 14:41 Mis à jour : 29/05/2010 16:50
Re : Non, Boumediene n’a jamais construit un Etat
Some People make things Happen !
Some People watch What Happen !
Some People just wonder what Happen ?
mr.soltani,Il fallait s’opposer a Mr. Boumediene a son temps pour ses erreurs.C’est trop tard !
S’il ya des lacunes ou des derapages c’est la faute a Nous Tous.Critiquer des morts est la mauvaise solution donnee si ce n’est pas de la lachete’.Je m’excuse du terme.
Allah Ghaleb ya Taleb !!!

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invité(e) Posté le : 29/05/2010 16:59 Mis à jour : 29/05/2010 17:44
Re : Non, Boumediene n’a jamais construit un Etat
Je crois qu’il serait bon de juger les choses avec beaucoup de recul et de sens des responsabilités .De quoi s’agit-il ?
Essayons ,pour faire court ,de répondre à un certain nombre de questions,qui ne se posent pas d’elles-mêmes,soit dit en passant :
- H. Boumedienne était -il véritablement un dirigeant historique ,ayant pris part à la fondation ou à tout le moins à la structuration et à l’édification des structures qui permettront ,peu ou prou ,que se déclenche le premier Novembre 1954 ?
- H.B a-t-il fait en sorte ,avec les moyens dont il disposait ,et qui n’ont pas toujours profité aux valeureux combattants de l’intérieur,de se positionner et de travailler en vue de la possibilité d’une usurpation du pouvoir ,détenu jusque là par des hommes qui avaient leur légitime légitimité ?
- H.B a-t-il ,le moment voulu et de façon prémédité, mis son plan à exécution,entraînant dans son sillage des hommes en nombre et en qualité (?)suffisants pour réussir dans son entreprise ?
- H.B a-t-il pris les rênes d’un pays aux abois et a-t-il réussi dans une certaine mesure un redressement salutaire ?
- H.B a-t-il mis en place des institutions ,crées de toute pièce et qui valent ce que valent les conditions et les moyens qui ont été mis en oeuvre pour les fonder ?
- H.B a-t-il ,au plan éthique ,fait ce qu’il fallait pour préserver la personnalité algérienne et lui donner toute son aura ?
- H.B a-t-il commis des erreurs ,parfois graves,liées à la nature du pouvoir,personnel ?
- Son bilan,globalement ,et pour ce qui concerne l’état où le pays se trouve aujourd’hui ,est-il positif ou négatif ?
De la réponse qui sera faite à chacune des questions posées ,chacun pourra tirer les conclusions qui lui agréent ,à condition de mettre de côté tout parti pris et toute émotivité mal placée .

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invité(e) Posté le : 29/05/2010 20:33 Mis à jour : 29/05/2010 20:40
Re : Non, Boumediene n’a jamais construit un Etat
Le plat amer que nous mangeons depuis des décennies, c’est Boumediène qui l’a préparé. Si c’était un homme d’état, il aurait dû d’abord penser à sa succession et ne pas laisser la désignation du chef de l’état se faire à pile ou face entre une bande de voyous. Et, ensuite, doter le pays d’institutions et de règles à même de lui garantir pérennité et stabilité. ce ne fut pas le cas, loin de là.
Je suis entièrement d’accord avec le contenu de l’article.
Moh del Fobor

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invité(e) Posté le : 29/05/2010 21:09 Mis à jour : 29/05/2010 21:14
Re : Non, Boumediene n’a jamais construit un Etat
Au temps de Boumedienne, "les moudjahidinnes toujours vivants" avaient droit à une pension et basta. Aujourd’hui ils sont devenus des rentiers, et pour passez le temps ils tapent sur un mort.
En ce qui concerne l’article lui même , à l’époque de boumedienne , à Annaba, j’ai vu défilé les personnalités suivantes :
- Olaf Palme (PM,Suède)
- Joseph Bross Tito (RFY)
- Willy Brandt (RFA)
- Fidel Castro(cuba)
- Podgorny (URSS)
- Giscard d’Estaing (France)
- Général Giap(vietnam)
- Norodom sihanouk(combodge)
- Sun Yat sen (PM,chine)

Ces messieurs , sont venus juste pour visiter une dachra et rencontrer son maroubou.

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invité(e) Posté le : 29/05/2010 22:11 Mis à jour : 29/05/2010 23:14
Re : Non, Boumediene n’a jamais construit un Etat
Boumediène Allah Yarahmou n’a rien fait pour ces faux et anonymes moujahidines. ils ne sont pas nombreux, et les vrais qui aiment leur pays, portent dans leur coeur, celui qui a édifié et mis en place la majeur partie des complexes et usines, qui garantissent les 99% de la manne financière, qui fait vivre tout le peuple, entre autre ce moujahid anonyme qui perçoit la rente et qui ne nous a pas informé de son patrimoine accumulé depuis l’indépendance. avec un bon sens de probité et de courage, qu’il dévoile son nom aux internautes, façon de marquer son empreinte dans l’écriture de l’histoire des menteurs, qui se cachaient sous le burnous de feu Houari BOUMEDIENE. ;-divers

Auteur Conversation
invité(e) Posté le : 29/05/2010 22:34 Mis à jour : 29/05/2010 23:15
Re : Non, Boumediene n’a jamais construit un Etat
Non mr soltana trop tard pour vos histoires du passe ou etiez vous avant je ne suis pas de votre generation mais je ne croirait jamais vos divagations presentes raconter vos< mensonges< a vos petits enfants en attendant vos< virements ccp

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invité(e) Posté le : 30/05/2010 20:23 Mis à jour : 30/05/2010 20:26
Re : Non, Boumediene n’a jamais construit un Etat
C’est tellement plus facile de trouver un bouc émissaire qui est mort
Je ne donnerais pas chèr de votre peau si la sécurité militaire de FEU BOUMEDIENE èxistait encore
Vous avez de la chance aujourd’hui d’etre le roi des indignes dans la cour des ordures
Je ne suis meme pas né en Algérie et je n’habite pas en Algérie,par la faute de mes parents qui tout comme la majorité du peuple algérien n’ont pas de principes et d’bjectif dans leur vie
Cet homme que vous critiquez et que vous traitez de dictateur savait comment matter une race comme la votre
La preuve,vous vivez aujourd’hui dans le déshonneur,la corruption,le blasphème,la bassesse,la soumission face au sionnistes et vous ne vous posez aucune question
Bientot la coupe du monde vous vous défoulerez avec one-two-three viva l’algérie et une bonne carotte ou vous pensez
A bon entendeur les patriotes de 2010

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invité(e) Posté le : 31/05/2010 00:02 Mis à jour : 31/05/2010 00:06
Re : Non, Boumediene n’a jamais construit un Etat
face a la propagande de bas étage opposons le témoignage de ali el kenz sociologue algérien, professeur de sociologie a l’université de nante : …..eh bien ! Je vais te dire qui est ce jeune appelé, à condition que cela reste entre nous. » Il savait, bien sûr, qu’il pouvait me faire confiance. « Le gars qui t’a accompagné et t’a acheté ton fameux Kenwood, toi le gauchiste pur et dur, n’est autre que le jeune frère du Président ; oui, oui ! C’est bien cela, le frère de Boumediène. Saches aussi que le président est venu nous voir en personne, discrètement, et nous a menacés de tous les maux si on tentait de traiter son jeune frère comme un privilégié ; personne d’ailleurs ne sait ici que c’est son frère ; bien sûr, certains s’en doutent mais ils ont tellement peur qu’ils gardent cela pour eux. Il nous a même interdits de le classer parmi les premiers de sa promotion, même s’il le mérite ! Comme c’est le Président qui remet les médailles en fin d’année, il ne veut absolument pas avoir à le faire pour son propre frère.

Tu n’imagines pas combien il est dur avec sa famille et tout cela pour ne pas tomber dans le piège du népotisme. » « Moi-même, poursuivit Ali, en tant que directeur des études de cette école, je suis amené à diminuer ses notes parce qu’en plus il est réellement très bon dans ses études le gars, et tout cela pour empêcher qu’il ne passe parmi les premiers ! Tu vois où on en est arrivés ! Je fais en quelque sorte de la pédagogie à l’envers, pour me plier à la politique : séparer l’homme d’Etat de sa famille pour obliger les autres ‘‘grands chefs’’ à faire de même. Tu savais cela, toi le grand savant ? » Ce souvenir précieux ne m’a jamais quitté ; l’Algérie était décidément un pays singulier ! Etre libre pour gouverner, y compris de ses attaches familiales, ces liens ultimes du sang qui peuvent entraver l’action politique, tout en ayant l’immense pouvoir de ne pas le faire ! Voilà une leçon de sociologie que je n’étais pas près d’oublier ! Ibn Khaldoun en perdrait les cheveux ! Aujourd’hui, c’est comme le dit l’adage populaire, « tag ’ala man tag », soit l’exact opposé de ma leçon….
"kenwood I : politique et interet"
el watan juin 2009

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