Nostalgie

mardi 28 avril 2009
par BENKAM

Nos rues ont perdu de leur superbe d’antan. En matière d’hygiène la cause semble entendue depuis longtemps, mais il y a autre chose que les nostalgiques ressentent aujourd’hui avec peine ; c’est la quasi-disparition des ces rues commerçantes, spécialisées, où l’on se retrouvait pratiquement entre gens d’une même corporation. Il y avait la rue des tisserands, celle des artisans traditionnels, celle des bijoutiers ou encore des restaurateurs et gargotiers. Certaines rues étaient célèbres par leurs marchands de tissus où se vendait alors de l’étoffe et de la belle. Les mariées venaient y faire leurs emplettes et on y trouvait de tout.

Se promener chez nos voisins dans les rues de leurs villes et villages,continue aujourd’hui à être un régal pour les yeux. Beaucoup de rues ont continué à garder,en effet,leur cachet traditionnel. Elles font partie du patrimoine historique de la cité et du pays et sont jalousement conservées. C’est même un élément essentiel de leur politique touristique. Chez nous,tout cela a disparu au fil du temps pour ne laisser place qu’à de vilaines façades de boutiques et magasins qui n’ont plus grand-chose à proposer. Même nos grandes surfaces,éléments de la modernité,ont pris le même air de tristesse. Finalement,chacun a commencé à prendre parti de cette situation même si elle lui pèse durement et c’est ainsi que l’on a commencé,petit à petit,à s’enfoncer dans une relative période de vaches maigres. On nous promet des changements et une relative abondance,reformes obligent. On nous dit qu’avec les concessionnaires,avec la liberté d’entreprendre,nos rues reprendront quelques couleurs. Mais là,c’est un autre sujet.

Par A.B.A


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Réactions

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lundi 25 octobre 2010 à 20h46, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 29/04/2009 19:11 Mis à jour : 29/04/2009 19:13
Re : Nostalgie
La nostalgie ? ça vient quand le présent n’est pas à la hauteur des promesses du passé
Neil BISSONDATH

Il vaut mieux garder la nostalgie d’un paradis en le quittant que de le transformer en enfer en y restant.
Dédié à tous les amoureux de leur ville et qui sont partis.
Jacques FERRON

jijel n’est plus qu’un souk chaotique,ou se cotoient les porcs et les sangliers


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invité(e) Posté le : 29/04/2009 21:03 Mis à jour : 29/04/2009 21:12
Re : Nostalgie
Merci bien, monsieur, pour ces 02 citations.Je voudrais bien ajouter une 3e qui dit un peu la meme chose, mais ma mémoire n’est pas au rendez-vous.

En tous les cas, la citation qui ne me revient pas, formulée à l’endroit d’événements vécus ou survenus longtemps auparavant, vient démolir l’idée du bon vieux temps.

Elle dit en substance ceci : que notre mémoire fait volontairement barrage aux mauvais souvenirs et ne garde que les bons meme si les mauvais étaient plus nombreux et plus affreux. Qu’en fait, ce PASSÉ que nous retenons en tete n’était pas si bon que cela, mais on veut bien le croire, un peu par dépit. On veut bien croire que pendant notre enfance, c"était bien plus gai et plus facile alors qu’on sait ça ne l’était pas. On a eu froid, on a eu mal, on était pas habillé, on mangeait mal, mais on en garde un bon souvenir. Mieux, si on nous demandait de revivre cela, on refuserait.

Quelqu’un connaitrait cette citation ?

Excusez pour ce charabia.

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invité(e) Posté le : 29/04/2009 22:22 Mis à jour : 29/04/2009 22:47
Re : Nostalgie
On étaient pauvre,mais ont étaient heureux
Mieux vaut vivre dignement dans la pauvreté tout en étant heureux,que de vivre indignement,avec le déshoneur,et tout ce qui suit dans le parcours de l’indignité
Désolé monsieur,mais je ne suis pas un fan de votre pouvoir qui vous décullotte chaque jours et chaque nuits,et avec lequel vous fricottez pour un misérable denier acquis avec le déshonneur
J’espère que mon point de vu a été assez claire pour que vous compreniez que moi j’ai des principes

Les principes sont les principes,dussent les rues ruisseler de sang
Rudyard KIPLING

LA VIE SANS RELIGION EST UNE VIE SANS PRINCIPES ET UNE VIE SANS PRINCIPES EST UNE VIE SANS GOUVERNAIL

GHANDI

La société Algérienne se retrouvera très bien dans cette citation


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invité(e) Posté le : 30/04/2009 01:10 Mis à jour : 30/04/2009 01:17
Re : Nostalgie
Citation :
c’est la quasi-disparition des ces rues commerçantes, spécialisées, où l’on se retrouvait pratiquement entre gens d’une même corporation….

Parliez-vous d’Alger, de Constantine ou de Jijel ? justement jijel n’a jamais connu ce phénomène des rues ou ruelles abritant des corporation comme Adabaghine, Assayaghine, El-khabazine, El-jazarine, etc. Donc je ne vois aucune nostalgie pour le jijeli concernant ce que vous décrivez dans votre article. Si vous parlez d’une autre ville, ça c’est une autre histoire

Merci


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invité(e) Posté le : 30/04/2009 11:13 Mis à jour : 30/04/2009 13:08
Re : Nostalgie
"La société Algérienne se retrouvera très bien dans cette citation"

Ne généralisez pas s’il vous plait.

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invité(e) Posté le : 30/04/2009 11:11 Mis à jour : 30/04/2009 13:07
Re : Nostalgie
"jijel n’est plus qu’un souk chaotique,ou se cotoient les porcs et les sangliers "

Matahchamch de parler ainsi.
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Auteur Conversation
invité(e) Posté le : 29/04/2009 22:06 Mis à jour : 29/04/2009 22:13
Re : Nostalgie
Prises séparément,les notions d’art populaire et d’artisanat paraissent plus ou moins claires,mais la définition de l’objet traditionnel,en l’occurence le bijou,implique necessairement leur confrontation et tend à compliquer la compréhension. Dans la littérature spécialisée,à l’exception de quelques rares auteurs qui essaient de trouver à ces deux notions les clivages valables,se dégagent deux approches opposées : ou bien l’art populaire et l’artisanat sont confondus ou bien l’un exclut l’autre.
Dans le dernier cas l’art populaire est désigné le plus souvent comme étant le résultat d’un travail désintéressé et non-professionnel (la recherche du beau pour le beau) et l’artisanat,comme un travail spécialisé et rémunéré. Si on devait accepter cette opposition,où placerions-nous la poterie, les bijoux ou les tapis fabriqués par les artisans spécialisés et relevant pourtant et ô combien !de l’art populaire.
L’objet traditionnel représente donc une totalité à multiples facettes c’est pourquoi les dénominations que nous pouvons lui attribuer ne divergent que conséquemment aux approches que nous avons de la réalité qu’il traduit. Si on devait définir l’objet traditionnel du point de vue de la nature de son expression esthétique (communautaire ou non) on l’attribuerait (ou non) à l’art populaire. Si on devait l’analyser relativement à son concepteur on pourrait (ou non)le classer comme objet de l’artisanat. Si enfin on l’examine du point de vue de la fonction qu’il assume dans la vie de la communauté (objet utilitaire d’usage domestique,objet de guerre,objet de culte,etc.), il devient une réalité véhiculant un contenu économique,idéologique ou autre.
T.B.


Auteur Conversation
invité(e) Posté le : 30/04/2009 20:22 Mis à jour : 30/04/2009 20:32
Re : Nostalgie
Nostalgie : un souvenir qui ne veut pas, ne peut pas s’effacer.

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