On y vient même de Jijel et de Mila !

La renommée du marché de Bab Azzoun dépasse les frontières de la wilaya d’Alger. Des citoyens à faibles revenus font plusieurs kilomètres pour y faire leurs achats. Nous y avons croisé des familles venues des wilayas de Jijel et de Mila. La distance et le voyage en ces journées ramadanesques ne les ont pas dissuadées, tant il s’agit du bonheur de leur progéniture. « Depuis cinq ans, nous nous rendons ici car les prix pratiqués sont à notre portée. Chez nous, à Jijel, il faut au moins 5 000 DA pour habiller convenablement un enfant en bas âge. Ce qui est possible ici à seulement 2 000 DA. Et comme nous avons trois enfants, vous pouvez imaginer l’addition », affirme Abderrahmane, père de famille. Notre interlocuteur est contraint de faire ses calculs. « Le déplacement par bus et notre f’tour coûtent environ 1 500 DA. Mais lorsque je fais les achats ici, j’aurai épargné près de six mille dinars par rapport aux prix pratiqués à Jijel. On est dans une époque où il faut faire des calculs pour le moindre sou. Quant à la fatigue et à la souffrance, le « zawali » ne peut y échapper », regrette-t-il. Saïd, la quarantaine, a, quant à lui, fait seul le déplacement de Mila à Bab Azzoun. Il est chanceux car ses enfants ne sont point exigeants. « J’ai quatre enfants âgés entre quatre et treize ans. Pour leur acheter des vêtements, il me faut au moins 14 000 DA, l’équivalent de trois quarts de mon salaire. Alors qu’ici, les achats m’ont coûté à peine huit mille dinars », se réjouit-il. La place lui a été recommandée par un collègue de travail habitant Kouba, dit-il. A Bab Azzoun, chacun trouve son compte… InfoSoir



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