PROJET D’UNE AIRE MARINE PROTÉGÉE, La Salamandre et le Banc des Kabyles sortent des flots

vendredi 23 juillet 2010
par BENKAM

Les fonds marins les plus connus de la prestigieuse région jijilienne, sont incontestablement « La Salamandre » et « Le Banc des Kabyles ». Ils sont cités et affectionnés autant par les historiens et les conteurs de légendes que par les pêcheurs, les plongeurs et les scientifiques. Ces hauts fonds, proches l’un de l’autre, se situent au large du phare Ras El-Afia. Justement, , l’intérêt de ce site porté sur les cartes marines du monde, se trouve au centre des débats des autorités régionales de tous bords et de scientifiques nationaux et étrangers.L’objectif recherché est de finaliser le dossier de classement de cette zone en une aire marine protégée, dans le cadre d’un réseau Méditerranéen. Le Parc national de Taza en est l’autorité de gestion.

Ses contours sont en voie d’être cernés. Suivant les traces des aires protégées du monde, les répercutions touristiques d’un tel projet sont incontestables. La Salamandre et le Banc des Kabyles sont en fait deux sites rocheux qui remontent du fond de la mer comme une montagne pour crever presque la surface. Ils sont assez proches du phare qui les signale, soit à une distance de 2 miles marins, ou 5 km. Leurs hauts fonds sont distants l’un de l’autre d’environ 1 mile ou 2,5 km. La Salamandre porte le nom d’un bateau qui a sombré sur son récif. Elle remonte à -7m de profondeur ; parfois à – 5 m à marée basse. C’est un lieu idéal pour la plongée en apnée ou en bouteilles. Mais attention aux courants qui balayaient sans cesse. Par mauvais temps, on peut observer de la terre ferme un véritable spectacle de vagues qui la prennent d’assaut. Elle descend en strates avec des plates-formes et de larges couloirs. Cette masse difforme s’étire sur quelque 400 m de long et 50 m de large. Au nord-ouest de cet écueil, s’abrite à moins de 20 m de profondeur le second site : le Banc des Kabyles. Il doit son nom à un groupe de pèlerins parti par cabotage, il y a fort longtemps de Bougie vers Skikda afin d’embarquer vers la Mecque. Le bateau qui les transportait fut alors submergé à cet endroit même par une lame de fond qui l’a coulé à pic. La légende dit que par temps clair on peut voir ces pèlerins assis sur le récif… d’où son nom le Banc des Kabyles. « Il est beaucoup plus vaste que la Salamandre. Il s’étend au fond et monte comme un pain de sucre. Son flanc sud-ouest est abrupt. C’est un véritable aquarium naturel qui permet à une faune et une flore très diversifiée de s’attrouper », soulignera le plongeur Azizi Hocine, un ancien ami de la mer. Hocine signale par ailleurs une abondance d’espèces relativement rares, telles les mérous, la dorade et le sar royal, le pagre, le denti, la liche, sans parler des exceptionnelles prairies de posidonie et des nombreuses espèces d’algues. Le poisson des abysses remonte des 400 –500 m vers ces deux rochers constamment balayés par les courants nord-ouest et nord-est. L’eau est tellement cristalline que par beau temps, on pourrait de la surface voir la couleur des palmes des plongeurs nageant à 30 m de profondeur. Malheureusement, cet environnement enchanteur se trouve, selon les écologistes, soumis en permanence à des pratiques de pêche abusives et non réglementaires. Un dépeuplement progressif de la faune est observé avoue t-on. Le poisson est devenu plus prudent et regagne vite les profondeurs à cause de l’intense braconnage qui s’y effectue. La palangre et d’autres techniques de pêche y sont pour beaucoup. On signale aussi des filets et autres cordons accrochés aux rochers, constituant un danger permanent pour la faune. Ecœurés par ce paysage, des plongeurs sportifs se proposent de se transformer en éboueurs volontaires. La pose des nasses à langoustes et la capture de cigales vivantes, souvent pleines de milliers d’œufs, et vendues aux Italiens afin de peupler leurs viviers, constituent une grave atteinte à l’écosystème. Ainsi, les poissons sédentaires, tels que le corb et l’abadèche sont devenus plus profond. De 20 m, ils sont descendus à plus de 30m. Sont pointées également du doigt, les ravages de la technique de la « gig », ces leurres accrochés d’hameçons qu’on fait descendre par 50 m de profondeur et qu’on actionne de haut en bas pour happer le poisson.

RACHID SAFOU


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Réactions

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dimanche 28 novembre 2010 à 10h14, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 23/07/2010 09:09 Mis à jour : 23/07/2010 10:15
Re : PROJET D’UNE AIRE MARINE PROTÉGÉE, La Salamandre et l…
avant de décider de la protéger il sera trop tard,il n y a qu’à voir à Ziama le massacre qui se fait par des amateurs sans scrupule sur la faune marine ils utilise des trémails,des palangues et des gigs sans aucune connaissances,j’ai vu un plongueur tout fier d’avoir pêcher un mirou de 20 cm.Quant à la flore,l’ile de Ziama est devenue un camping gratuit ou on allume du feu sous les arbre avec des branches arrachées,devenue un refuge de soulards et de drogués.

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invité(e) Posté le : 23/07/2010 17:10 Mis à jour : 23/07/2010 17:12
Re : PROJET D’UNE AIRE MARINE PROTÉGÉE, La Salamandre et l…
est ce que c est le site RAMSAR qui va s ocupé et protégé cet air marine , zone marine humide protégé, ou bien doit ont la classer avec cet ile qu ont prédit qu elle sera prochainement admise avec les sept "7" meirveilles du monde, biodiverssité des animaux marins qui l éberge , ecosystéme marin varié ,,,noujoud ;-bien venu 2

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invité(e) Posté le : 26/07/2010 10:53 Mis à jour : 26/07/2010 11:05
Re : PROJET D’UNE AIRE MARINE PROTÉGÉE, La Salamandre et l…
trés beau récit . es ce que les marin ont leurs mots a dire non ,ce sujet a était a la page plusieure foi et en ne fait que chauffé les reste , fait un toure don les archive de J.E
alibendj13

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