Palestine : Abbas dans l’expectative !

Par Cherif BOUDELAL
Mahmoud Abba menace de démissionner !
Enfin, Mahmoud Abbas a compris qu’il a été jusque-là l’arabe de service d’Israël et le valet des USA ! Et ce après avoir accepté toutes les humiliations, juste pour préserver les « avantages » qu’on lui a donnés ainsi qu’à ses proches qui s’enrichissent du malheur de leur peuple. Voici sa photo transmise par l’AFP, lui collant au dos le drapeau de l’entité sioniste pour l’humilier davantage et afin de montrer au monde sa trahison.
Abbas se donne encore une chance (qui ne viendra probablement jamais), celle de reprendre les négociations « si les USA impose la suppression de la construction des colonies ». Faute de quoi il dissoudrait l’« autorité » dont il reconnaît lui-même qu’elle n’est qu’en parole « puisque je ne peux même pas sortir sans l’autorisation d’Israël » ! C’est dans ce ton grave qu’il s’est exprimé à télévision palestinienne (vendredi soir 3/12/2010), transmis par Aljazeera. Mais il n’a pas oublié d’affirmer encore qu’il était toujours pour une solution négociée, sous entendu sans la résistance armée.
Par cette déclaration Abbas voulait envoyer un message à ses « amis » Obama et Netanyahu, pour leur dire « si vous ne voulez pas m’écouter je vous laisserai avec le terrorisme de Hamas ». Son porte-parole l’a confirmé le lendemain, samedi, en minimisant la déclaration de son chef, en disant le dialogue est toujours possible si Obama imposait « une suspension des colonies » aux Israéliens ! Car ces privilégiés de circonstance attendent toujours le versements, au conte-gouttes, des milliards de corruption promis par les USA et leurs alliés européens afin de les engager à ne plus jamais parler de la résistance armée, quelles que soient les crimes que commet Israël contre leur peuple.
Malgré sa collaboration avec les services de répression israéliens, « l’autorité » de Abbas n’a pas eu le moindre geste de « reconnaissance » de la part d’Israël pour ses « bons et loyaux services ». Les services de répression de cette « autorité » sont allés jusqu’à saisir des armes des résistants et les livrer à « leurs homologues israéliens » ! Et malgré cette honteuse collaboration, Israël continue à demander davantage de collaboration à ces « autorités » afin de l’acculer à accepter l’inacceptable. Ce que demande Israël, et considéré comme inacceptable par Abbas e ses collabos, c’est l’abandon de toutes les demandes sur lesquelles le « processus de paix » a été conclu en 1994 ; à savoir le droit au retour des réfugiés, Jérusalem-est comme capitale et le retraits des colons des territoires occupés après 1967, car ceci sera considéré par les Palestiniens, y compris leurs proches, comme une haute trahison.
L’AFP rapporte que « Les observateurs pensent que Mahmoud Abbas pourrait se heurter à une véritable opposition au sein même de ses troupes. La fonction publique de l’Autorité palestinienne emploie environ 150 000 Palestiniens. » On laisse entendre que les Palestiniens ne peuvent plus se passer des financiers qui assurent le financement des salaires de leurs employés administratifs, quitte à abandonner l’idée de libérer, non pas la Palestine, mais leurs terres occupées par les colons et celles qu’ils occuperont tous les jours ! C’est ce qu’on appelle « la politique de la carotte et du bâton » que les amis d’Israël imposent aux « autorités palestiniennes », en mobilisant tout leur arsenal politique, médiatique et financier afin de leur faire avaler la carotte en gardant le bâton au-dessus de leur s têtes.
Est-ce Abbas a vraiment compris ? Pas si sûr, car l’abandon du projet pour lequel il a été employé signifie sa mort politique, aussi bien vis-à-vis de ceux qui s’accroche encore en lui parmi les Palestiniens que vis-à-vis de ses bailleurs de fonds. Et dans les deux cas, il n’y a que le suicide qui pourra le « sauver ». Pauvre Abbas : « ton jardin est cuit – tabe djnanek ! »



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