Pénurie de médicaments

Depuis des mois, on ne cesse de parler du manque de certains médicaments, plus particulièrement les curares ou produits anesthésiants, dont la rareté est souvent avancée pour justifier la quasi-paralysie des blocs opératoires de la wilaya, où on se limite à traiter les cas les plus urgents. L’un des produits responsables de cette crise « opératoire » est le Norcuron 4 mg, un anesthésique, nous dit-on, disponible dans les cliniques privées, où les blocs opératoires activent sans le moindre accroc. Par contre, les commandes des établissements hospitaliers de la wilaya, ne sont pas, nous fera savoir une source, honorées par la pharmacie centrale des hôpitaux de Annaba. D’autres médicaments sont cités par le personnel soignant, comme l’Adrénaline ou encore l’Isuprel. A cette crise du médicament caractérisée par des disparitions subites ou de longues éclipses de certains produits, risque de s’ajouter une grogne latente du corps des auxiliaires de santé en charge de l’anesthésie des patients à opérer. Déçus par la classification de leur corps, ceux-ci seraient tentés de s’élever, comme nous le dira un des leurs, contre les risques qu’ils prennent en l’absence de couverture médicale devant être assurée par un spécialiste en la matière, seul habilité à diriger leurs gestes. F. S./El-Watan



Réactions