Poème : Harragas

Le vieux moteur s’arrête de ronronner Le petit bateau dérive sur une eau qui frise La peur s’installe et les enveloppe de son emprise Les mains se cherchent sur les corps convulsionnés Les visages se crispent et les muscles se paralysent Des cœurs s’agrippent à un espoir qui se vaporise Des cris fusent et le sang commence à bouillonner Du nord où leur aventure visait la terre promise
Déferle une grosse mer sur la barque qui agonise En cette nuit, dans cette atmosphère émotionnée Avec fracas sur une vague l’embarcation s’atomise Et le rêve de ces pauvres jeunes dans le noir se brise
Samir la cave



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