Pour une exploitation rationnelle de nos ressources halieutiques

dimanche 2 janvier 2011
par BENKAM

La biodiversité marine algérienne se caractérise par un grand nombre de groupes d’animaux marins dont certains présentent un grand intérêt économique et des possibilités réelles d’exploitation. Ces ressources halieutiques sont exploitées, en général, par trois types de navires : les chalutiers, les senneurs et les petits métiers des différents ports et abris de pêche.

Les espèces qui ont fait l’objet d’études exhaustives sont celles dont l’abondance et la valeur commerciale sont les plus évidentes : sardine (Sardina pilchardus), sardinelle ou allache (Sardinella aurita) et anchois (Engraulis encrasicolus) pour le petit pélagique, espadon (Xiphias gladius) et thon rouge (Thunnus thynnus)

pour le grand pélagique ; rouget (Mullus barbatus et M surmuletus), merlan (Merluccius merluccius), pageots (Pagellus erythrinus, P. acarne, P. bogaraveo), rascasse profonde (Helicolenus dactylopterus) et quelques sélaciens (raies et requins) pour les poissons démersaux, crevette rouge (Aristeus antennatus et Aristeomorpha foliacea), crevette blanche (Parapenaeus longirostris) et crevette caramote (Penaeus kerathurus) pour les crustacés décapodes ; seiche (Sepia officinalis) pour les mollusques céphalopodes ainsi qu’une espèce de coelentérés à très haute valeur commerciale : le corail rouge (Corallium rubrum).

A part ces quelques espèces, à haut rendement commercial, mieux connues parce que plus recherchées, il faut admettre une véritable indigence dans la connaissance de nombreuses autres ressources qui méritent d’être reconnues, mieux cernées et plus rationnellement exploitées. Pour toutes ces ressources, il paraît évident que l’aspect scientifique doit être enrichi d’une approche à finalité économique qui cherche à situer le degré de participation des différentes espèces à l’effort de pêche sachant qu’une exploitation rationnelle est une véritable source de richesse pour l’économie nationale et que les travaux des scientifiques ont pour objectif la détermination de recommandations opérationnelles qui participent à favoriser la prise de décisions économiques.

Notre parti pris de cette recherche est de tenter le rapport le plus efficient entre les exigences de la science et les besoins de l’économie, cette profession de foi est dictée par la nécessité de participer au développement d’un secteur qui, aujourd’hui, souffre d’une organisation et d’un niveau de gestion qui réduit le niveau de sa participation à la formation du revenu national malgré un potentiel en tous points remarquable :
- 1200 kilomètres de façade maritime méditerranéenne riche en opportunités de toutes sortes,
- disponibilité de nombreux abris naturels et d’infrastructures adaptées au développement de la pêche,
- existence de très nombreux groupes d’animaux marins d’intérêt économique confirmé peu ou mal exploités, -
- présence d’une ressource humaine nombreuse et perfectible,
- personnel scientifique en augmentation constante,
- moyens financiers et équipements appropriés accessibles,
- volonté des pouvoirs publics de promouvoir une exploitation des ressources halieutiques plus intensive dans le respect des équilibres écologiques.

Il apparaît tout à fait justifié de mettre la science au service du renouveau de ce secteur dont les richesses sont exploitées, en règle générale, de manière anarchique et parfois irresponsable. Il est tout à fait anormal que l’Algérie, qui dispose d’un tel potentiel, reste l’un des pays de la Méditerranée où le taux de consommation annuel moyen en poisson par tête d’habitant est des plus faibles. Le développement de la pêche en Algérie ne saurait se passer d’une opération de recueil et de traitement d’informations qui ne néglige aucune espèce et aucune aire d’intervention.

Cet investissement qui conditionne la réussite d’un programme d’aménagement halieutique envisagé dans le cadre du programme national de relance économique, passe avant tout, au delà de la disponibilité de moyens d’exploration, par la formation d’équipes pluridisciplinaires d’intervention et la promotion de la recherche océanographique. Les thèmes ouverts à la réflexion sont aussi nombreux et variés que la biodiversité elle-même.

Actuellement, si les données de pêche fournies par les statistiques officielles permettent une estimation approximative globale des captures et de l’effort, elles ne sont pas utiles pour des études d’évaluation des stocks de certaines espèces qui, souvent, se trouvent confondues ou mal déterminées dans les captures. Il en est de même pour le manque d’informations de l’effort de pêche qui se traduit par l’impossibilité d’entreprendre des études de gestion de ces stocks. La collecte de données plus fiables, serait d’une grande contribution pour la mise en place d’un système pratique, adéquat et régulier d’évaluation et de gestion permettant ainsi un aménagement stratégique avec une définition claire des objectifs.

Les divers objectifs théoriquement envisageables dans le cas d’une pêcherie sont :
- la conservation de la ressource à long terme,
- la maximisation de la production physique,
- la maximisation de la valeur totale des captures ou des rentrées de devises,
- la maximisation du produit économique net,
- la diminution des coûts de production (consommation de carburant par exemple),
- l’amélioration de la condition économique et sociale de la main-d’œuvre par une meilleure opportunité d’emplois ou une meilleure redistribution des bénéfices,
- l’amélioration de l’exploitation des espèces secondaires (trop souvent rejetées et représentant un gâchis considérable),
- l’amélioration de la rentabilité des navires par réduction de la destruction des juvéniles.

Hormis les effets néfastes de la pollution du milieu marin qui résultent directement ou indirectement des nombreuses activités terrestres et maritimes, les espèces marines se trouvent surtout perturbées par l’activité de pêche. Toutes les études menées, relatives à l’exploitation des ressources halieutiques, montrent une situation de surexploitation pour de nombreuses espèces démersales sur lesquelles la pression de pêche se concentre dans les mêmes zones depuis des décennies (les pêcheurs transmettent leurs connaissances de père en fils).

A titre indicatif, les chalutiers exploitent en général et durant toute l’année des fonds de pêche situés entre 200 et 400 mètres de profondeur à la recherche de deux espèces de crevettes profondes d’intérêt économique fréquentes et abondantes : la crevette rouge (Aristeus antennatus) et la crevette blanche (Parapenaeus longirostris). Sur ces fonds de vase profonde peu sableuse, la faune associée à ces deux crevettes ciblées se compose de nombreuses espèces dont certaines sont commercialisées comme le merlan (Merluccius merluccius), la mustelle de vase (Phycis blennoides), le faux merlan (Micromesistius poutassou), la baudroie (Lophius budegassa) et la langoustine (Nephrops norvegicus).

En raison d’une exploitation intense de ces fonds, toutes ces espèces se trouvent en danger de disparition :
- diminution sensible de la taille du merlan, de la mustelle et de la baudroie,
- absence de plus en plus marquée dans les apports du faux merlan et de la langoustine,
- nette diminution des rendements de la crevette rouge et de la crevette blanche.

Pour le petit pélagique (sardines, anchois, allaches) les eaux algériennes sont riches et les débarquements fluctuent d’année en année. Ces dernières années, les captures d’allache sont bien plus importantes que celles de la sardine et l’anchois qui diminuent en abondance et en fréquence. Dans les années 80, le stock pélagique était évalué à 180 000 tonnes et la possibilité de capture de l’anchois était estimée à 30 000 tonnes par année (Campagne Thalassa, 1982). Il semblerait donc que l’ allache colonise progressivement la zone de répartition de l’anchois et de la sardine.

De plus, une pratique dévastatrice perturbe gravement le stock pélagique ainsi que certaines niches écologiques : la pêche à l’explosif. Si cette technique de pêche semble rentable (pour certains senneurs débarquant jusqu’à dix fois, plus de petits pélagiques que la majorité des autres bateaux qui pêchent légalement en moyenne une cinquantaine de casiers par unité), elle cause la perte d’au moins deux fois la quantité récoltée et risque d’entraîner à court terme l’effondrement du stock.

Ainsi, l’exploitation de certaines de nos ressources halieutiques se situe à un niveau inquiétant, proche d’une catastrophe biologique (effondrement des stocks) décelée par des travaux scientifiques d’évaluation et annoncée par de nombreux signaux :
- cherté du produit halieutique due à la baisse remarquable de la production enregistrée ces dernières années,
- plafonnement du niveau de production en dépit de l’augmentation du nombre de bateaux de pêche,
- diminution des rendements de certaines zones subissant une forte pression de pêche,
- diminution de la taille maximale pour de nombreux stocks,
- raréfaction et même disparition de certaines espèces …..

Il est donc urgent et indispensable de prendre des mesures adéquates, tant recommandées par les scientifiques algériens, pour une exploitation rationnelle de nos ressources halieutiques.

Ahmed Nouar (Enseignant Chercheur)

El-Watan


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Réactions

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vendredi 14 janvier 2011 à 06h23, par  BENKAM

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alibendj13 Posté le : 02/01/2011 11:22 Mis à jour : 02/01/2011 11:24
Semi pro

Inscrit le : 26/04/2010
De : jijel
Envois : 78 Re : Pour une exploitation rationnelle de nos ressources h…
****1200 kilomètres de façade maritime méditerranéenne riche en opportunités de toutes sortes,****

- 1280 KILOMETRES DE FACADE MARITIME

          • l’amélioration de la condition économique et sociale de la main-d’œuvre par une meilleure opportunité d’emplois ou une meilleure redistribution des bénéfices,***
            - pars exemple M lAhmed Nouar (Enseignant Chercheur)
            des chifres des exemple quelque chose de (malmousse)
            vous aller pas nous faire comme (arfaa rassak ya ba)ca les fait vivre eux pas nous les marins __les marins pécheurs et les écrivains pour etre lun deux ils faut avoir une famille riche et moi je n’est pas alors un peut de respé pour les cadavre qui reste
            alibendj13

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invité(e) Posté le : 02/01/2011 12:03 Mis à jour : 02/01/2011 12:19
Re : Pour une exploitation rationnelle de nos ressources h…
Si on veut faire de la peche un secteur économique au sens propre du terme, il ne faut se cantonner en méditerannée il faut aller chercher le poisson en Atlantique comme le font le Japon, la Corée et maintenant la chine qui sillonnent viennent pecher en Atlantique alors qu’ils sont 10000 km.

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alibendj13 Posté le : 02/01/2011 13:13 Mis à jour : 02/01/2011 13:44
Semi pro

Inscrit le : 26/04/2010
De : jijel
Envois : 78 Re : Pour une exploitation rationnelle de nos ressources h…
En 1985 un bateau usine japoné a était saisie a l’ouest de l’algerie pour peche ilicite don les eaux térétoriel algerien ,tous le thon quil avait don son frigo a était partager entre les fabrique de transformation de poisson (la mise en boite) jai moi meme don ces temps travailler comme vacater sa duré plus de trois moi , et nous somme en 2011 en regarde tj notre ambrile .
la fabrique de transformtion de poisson (ya hassra )OAP FEUSAIT TRAVAILLER SURTOUS LES VEUVE , LES femmes DIVORCE , et les femme des homme a trés faible paye etc…, les femme avait une dignétait a gardé avec leurs travails , maintenent ;
boukandoul et bouchoucha ,les falaise sable d’or les cabaret de malbou recrute les son diplome proféssionelle , il ne demende que selui de la ……
alibendj13

Auteur Conversation
alibendj13 Posté le : 02/01/2011 19:20 Mis à jour : 02/01/2011 19:26
Semi pro

Inscrit le : 26/04/2010
De : jijel
Envois : 78 Re : Pour une exploitation rationnelle de nos ressources h…
JE VOUS DITS HAUT ET FORT YA LADJWADJLA OU CEUX QUI RESTE VOTRE SYNDICA DES ARMATEURES ?LES PATRON PECHEURES VOUS ONT VENDUE avec lancien port de peche POUR QUELLEQUE PREVILEGE
1-apertement f4
2-conponssiation gonflé (plus que la batice )
3-crédit banquaire de 4,5milliar
4-si je vous le dit en me tue don les 24h qui suive
alibendj13

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invité(e) Posté le : 02/01/2011 20:46 Mis à jour : 02/01/2011 21:41
Re : Pour une exploitation rationnelle de nos ressources h…
Au temps des vrais RAIS, des vieux loups de mer, wa echwaghars le poisson etait en abondance et a la portée de tous les djidjelliens . mais avec leur disparition, le manque de savoir/faire des jeunes, et l’absence de culture maritime chez l’algerien, auquels il faut ajouter l’incompetence des responsables en charge du secteur le poisson a completement deserte nos cotes et la sardine a vraiment pris de l’aile (280 DA/KG) . alors pourquoi ne pas sous-traiter ce secteur et le confier a nos freres marocains ou tunisiens ? comme ca, peut etre qu’on s’occupera mieux de l’agriculture .

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invité(e) Posté le : 02/01/2011 22:14 Mis à jour : 02/01/2011 22:38
Re : Pour une exploitation rationnelle de nos ressources h…
Meme si la grande majorité des algeriens n y connait rien au poisson, en revanche, ils veulent tous en manger . c’est devenu a la mode et ca va du chaoui au targui en passant par le soufi . Tous "exigent" leur quota de "chiens de mer" et de "merlan" . A ce train, il faut tout de suite décupler la production et developper egalement l’aquaculture pour satisfaire ces besoins "inattendus" . Au fait, puisque l’argent est disponible, pourquoi ne pas reprendre l’idée d’un certain BENCHERIF,qui consiste en la realisation d’une mer interieure au sahara . Comme ca, la savoureuse sardine "sahraouie" sera a la portée du pauvre algerien du nord .

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invité(e) Posté le : 03/01/2011 13:49 Mis à jour : 03/01/2011 13:55
Re : Pour une exploitation rationnelle de nos ressources h…
wallah sa me rappelle les plaisanteries d’un ancien copain de l’université, qui blaguait avec les amis. il leur disait que chez nous à jijel, le poisson on le ceuille comme on ceuille les olives( N’HOUCHOU LE POISSON…). salut l’artiste.Akellal.ddi jijel.

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invité(e) Posté le : 03/01/2011 20:07 Mis à jour : 03/01/2011 21:10
Re : Pour une exploitation rationnelle de nos ressources h…
pourquoi ne pas acquérir des bateaux de haute mer et signer des conventions avec la MAURITANIE LE SENEGAL ou la RASD pour pecher dans leurs eaux territoriales . les francais, les espagnoles, les coréens et les japonais l’ont fait . pourquoi pas nous ?

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invité(e) Posté le : 05/01/2011 19:15 Mis à jour : 05/01/2011 19:38
Re : Pour une exploitation rationnelle de nos ressources h…
pour coroné le tous un armateur au port de sidi ammer (boudis) nome les anchois -sardin dakhal- il fait partie du syndicat des armateurs cé a dire il représente la peche a jijel . la banque lui donné le choie antre un crédit pour un bateau ou un tracteure , il a choisie le bateaux
alibendj 13

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invité(e) Posté le : 05/01/2011 21:40 Mis à jour : 05/01/2011 21:58
Re : Pour une exploitation rationnelle de nos ressources h…
Avec ces armateurs arrivistes, ignorants et étrangers au milieu, il ne faut pas s’étonner, si un jour la sardine atteindra des cimes . Mais svp laissez moi rire un peu sur "essardine dakhal" ha !ha !ha !ha !ha !ha !ha ! elle est bien bonne celle la . Je crois, que c’est pour cette raison que les anchois ont pris le large . De toute facon, une chose est sure, ce n’est pas avec ces bourourous qu’on developpera demain la peche a jijel . A CHACUN SON METIER ET LES CHEVRES SERONT BIEN GARDEES . Malheureusement ce n’est pas le cas a BOUDIS .

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