Programmes de développement dans la Wilaya, un grand retard à rattraper

lundi 30 mai 2011
par BNIBRAS

L’absence de coordination entre les différents secteurs a eu une incidence directe sur les délais de réalisation des projets. La machine du développement dans la wilaya de Jijel n’avance pas au rythme voulu. Elle demeure grippée par certaines méthodes bureaucratiques et par la défaillance des bureaux d’études ainsi que par la faiblesse des entreprises chargées de la réalisation des programmes. Ces conclusions ont été évoquées, mercredi, dernier, à l’occasion d’une rencontre à la salle de conférences de l’APW, en présence de Abdelkader Khelil, directeur du développement local auprès du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales. Venu prêcher la cause de la bonne gouvernance et du développement local, le représentant du ministre a eu à faire face à des interventions qui ont mis à nu certaines défaillances entravant la réalisation des projets. Certains élus ont critiqué le peu d’intérêt réservé à leurs suggestions, inspirées pourtant, ont-ils fait remarquer, des préoccupations de la population. D’autres ont fait part de leurs soucis face à la faiblesse des budgets alloués au titre des PCD. L’absence de coordination entre les différents secteurs est un autre facteur qui remet en cause les efforts engagés par les pouvoirs publics pour améliorer le quotidien des habitants. Un intervenant a fait par de son inquiétude de constater que la réalisation de grands projets n’a eu que peu d’impact sur le terrain. Les défaillances en termes d’AEP, alors que trois barrages ont été mis en service dans la wilaya, ont été citées en exemple par un élu. Un autre a fait savoir que la politique de résorption du chômage, dans le cadre des programmes de l’ANEM, n’a abouti qu’à l’encombrement des bureaux par des jeunes filles qui ne trouvent plus ou s’asseoir. Remise à la presse, une fiche de suivi du programme de développement résume les contraintes majeures en plusieurs facteurs, dont, entre autres, le relief difficile entraînant des surcoûts, les difficultés de mobilisation de terrains privés pour des actions d’urbanisme ou la régularisation de ces derniers pour être affectés à des projets d’utilité publique. La défaillance des bureaux d’études est mise en cause dans la mauvaise qualité des études et le surcoût des opérations. Le bilan des investissements révèle un retard considérable à rattraper dans les programmes sectoriels et les projets de développement locaux. A titre d’exemple, sur 104 milliards de dinars, seulement 51% ont été consommés à fin 2009 pour un total de 563 opérations au titre des projets sectoriels. Après l’assainissement de la nomenclature, le retard à rattraper au titre des plans communaux de développement est estimé à 70%, à fin décembre 2010. Zouikri A.El-Watan


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