QUELLE ISSUE POUR LA CITÉ BOUGHETAN ?

mardi 25 octobre 2011
par Fodil S.

Le dossier relatif à la cité Boughetan, dans la commune de Chekfa, risque de connaître encore du retard avant d’être définitivement clos. Cette cité composée d’une vingtaine de maisonnettes, datant de l’ère coloniale, à laquelle se sont adjointes deux habitations précaires, était habitée, nous dit-on, par 26 familles. Une trentaine de logements sociaux, construits dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire, devaient accueillir l’ensemble des occupants des 22 bâtisses. Mais, actuellement, seuls 15 ménages ont accepté de rejoindre leurs nouvelles habitations permettant ainsi la démolition des 13 locaux libérés. Il y a lieu de préciser que 2 familles nombreuses ont eu droit à 2 logements chacune. A noter que la récupération totale par les autorités locales de cette précieuse assiette foncière, située à quelques centaines de mètres seulement de la marie, demeure problématique. Beaucoup de voix à Chekfa déplorent cet état de fait qui pénalise leur commune. Une vieille femme habitant une maisonnette, et que nous avons rencontrée sur les lieux, nous confirmera son refus de quitter sa demeure. Elle exigera que sa maison soit reconstruite sur les lieux mêmes, ajoutant qu’elle rejette l’occupation de tout autre logement ailleurs. Et d’ajouter : « Pourquoi refusent-ils de nous construire des maison ici. » Un habitant ne manquera pas de lui faire remarquer que ce terrain appartient à l’Etat et qu’il ne s’agit pas d’une propriété privée. Nous avons relevé l’impatience de beaucoup de citoyens qui voient, en ce blocage, la principale source du retard dans la réalisation des 35 logements sociaux programmés. Mieux, à Chekfa, on table sur un total de 80 logements sur cette assiette, si la proposition d’affecter des logements promotionnels aidés (LPA) était retenue. Le moins que l’on puisse dire, après notre visite sur les lieux, est que ce dossier doit être définitivement clos, et ce au bénéfice tant des occupants des maisonnettes récalcitrants qui ne peuvent continuer à vivre dans de telles conditions, que des autres citoyens qui aspirent à bénéficier d’un logement dans cette commune.


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