QUI GERE LES OEUVRES SOCIALES DE LA WILAYA ET DES COMMUNES ?

Dans le cadre des dispositions légales et règlementaires, régissant la gestion des œuvres sociales dans les institutions publiques particulièrement, les commissions communales chargées de cette mission noble, doiventt normalement jouer un rôle capital dans l’épanouissement de tout le personnel de l’administration locale, toutes catégories confondues, et ce, à travers une mobilisation permanente de leurs potentialités humaines et matérielles, basées sur l’association effective et étroite des agents compétents et spécialisés en la matière, afin d’assurer la gestion rationnelle et transparente de toutes les ressources dont dispose ces commissions.
Par un ancien membre de la section locale.
Malheureusement, cette gestion des affaires sociales et l’affectation des ressources provenant de l’argent du pourcentage, prélevé sur la masse salariale de plus de 12000 agents communaux, à travers la wilaya, qui compte 28 communes, n’est pas toujours faite dans le respect des normes juridiques et des règles morales. En effet, l’expérience vécue a permis de constater que le comportement irréfléchi des gestionnaires des œuvres dont s’agit, contribue à propager la mauvaise réputation de ces commissions, chez les agents qui tiennent la position de spectateurs naïfs, et qui voient au fil des années, leurs droits piétinés sous l’égide de composantes se succédant sans aucune passation de consignes, et encore moins de renouvellement des membres , en transgressant toutes les lois obligeant le renouvellement des dites commissions. Pour entrer dans le vif du sujet, nous nous sommes dirigés vers la commune chef lieu de la wilaya, qui, après dix années de gestion des œuvres sociales, dont le montant se chiffre en centaines de millions par année, il nous a été donné d’apprendre, qu’aucune réunion de l’assemblée générale n’eut été tenue, pour présenter le bilan moral et financier. La section syndicale aux commandes actuelles, s’était vue signifier l’irrégularité des élections organisées en 2000, tout en suspendant toute action par la section locale de L’U.G.T.A. En raison des irrégularités diverses dues à l’opacité qui affecte la gestion de cette commission, l’intervention des autorités compétentes, et en premier lieu le Maire, devient aujourd’hui plus que jamais une nécessité impérieuse, afin d’extirper le mal à sa racine. Certains agents « syndicalistes » et certains pseudos gérants de ces œuvres sociales, mènent un train de vie plein de suspicion, pactisant avec des fournisseurs véreux. En outre, et pour dynamiser l’action sociale de nos fonctionnaires qui assurent l’hygiène de la ville et sa propreté, avec les moyens peu adaptés à la réalité d’une grande cité, la commission des œuvres sociales a d’autres tares plus dangereuses et plus complexes d’où s’exhale la mauvaise odeur de la corruption, de la concussion, du détournement des deniers publics, des abus au niveau de la gestion et de l’absence de contrôles rigoureux qui sont d’ailleurs, autant de maux qui s’attaquent aux fondements sur lesquels doit reposer cette commission, pour mieux s’acquitter de sa noble mission dont il demeure à nos jours loin de l’atteindre . En conclusion, et partant de l’importance que revêt ce dossier, une opacité grave entoure la gestion des œuvres sociales de la commune de Jijel, en matière de fiscalité. Des contrats ont été passés avec les mêmes fournisseurs, depuis plus de neuf années, en produits electro ménagers, équipements informatiques, téléphonie mobile et autres. Certains ont érigé des ateliers de montage d’équipements, par assemblage de pièces d’origine douteuse, et leurs "camelotte" ne présente aucune garantie de production. La direction des impots et la wilaya sont interpelées, pour tirer au clair les dessous d’une gestion mafieuse.



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