SI JIJEL M’ETAIT CONTEE

La gestion de la ville chef lieu de wilaya a montré ses limites. Une administration pléthorique, des recettes de plus en plus insuffisantes et des dépenses de fonctionnement qui absorbent l’essentiel du budget. L’heure de la mise à niveau de la ville de jijel a sonné. Cette mise à niveau passe plus que jamais par l’implication de tout le monde, élus et non élus. Le jijellien honnête ne peut dès lors se désintéresser du devenir de sa cité, grande ville, reputée jadis, l’une des plus propres du pays..
Par Un citoyen de jijel
Ceux qui ont eu la chance d’être élus, ont à faire face à des défis de taille. Ils ont, ainsi, à remédier à des déficits et dysfonctionnements de toutes sortes. Les déficits et les dysfonctionnements d’une grande agglomération urbaine. Jijel est en effet, une ville sujette à une extension tentaculaire. Sa population globale croît bon an mal an au taux de 2%. Du fait d’un exode rural intarissable, une bonne partie de la population jijillienne fraîchement urbanisée, entassée dans des cites (H.L.M), et vivant le plus souvent dans des conditions peu enviables. Faute de structures d’accueil , jijel souffre, d’abord, d’un handicap majeur : le grand déficit en équipements de la ville. Le taux de réalisation des équipements prévu par le plan directeur d’aménagement urbain de la ville (PDAU) ne dépasse guère les 30%. Ce manque dans les équipements est dû notamment à deux facteurs :
Le premier est d’ordre politique : l’absence de toute vision des gestionnaires qui ont présidé durant les décennies précédentes aux destinées de la ville. Le deuxième facteur est d’ordre budgétaire. Il n’est autre que la modicité des moyens budgétaires alloués à la municipalité, un budget modeste comparé aux besoins d’une ville dont les charges de fonctionnement sont, en plus, alourdies par les 1100 fonctionnaires qui veillent sur la gestion quotidienne. Le budget étant faible, il ne permettra certainement pas à l’instance élue de réaliser les grands équipements structurants ou l’ouverture des grandes voies d’aménagements sans parler de l’entretien de la voirie ou de l’éclairage public. À ce jour la commune de jijel a toujours été exclue des grandes decisions la concernant. Les grands projets ont été toujours décidés au niveau de la tutelle. Pour ce faire, nous avons un besoin urgent d’un vrai renouveau des pouvoirs locaux, comme cela existe dans beaucoup d’autres pays. Pour l’instant, les jijilliens continuent de suivre les grandes sorties de monsieur le wali, qui ne ménage aucun effort pour le bien de nous tous.
Signé : Un citoyen de jijel



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