SI LE MAIRE SAVAIT, CE QUE LE PREMIER MAGISTRAT POUVAIT

SI LE MAIRE SAVAIT, CE QUE LE PREMIER MAGISTRAT POUVAIT.
La politique, on l’apprend ni dans un livre, ni à l’école ni à l’université. Moins encore la démocratie participative, pour laquelle le contact avec les gens, la connaissance du territoire, la conception et l’animation d’espaces de délibération sont surtout affaire de pratiques, de lentes négociations, de conflits parfois, de partage de connaissances toujours.
Par M. Tibhirane
La démocratie n’est pas une science exacte, plutôt un art de composer, de naviguer à vue avec comme boussole l’intérêt commun et général, recomposé avec la participation du plus grand nombre de citoyens électeurs.
Ces pratiques, ces savoirs, on les observe dans les pays démocratiques, depuis l’avènement de l’état moderne, et des institutions publiques, qui font de leur credo, le principe de séparation des pouvoirs, que Montesquieu avait institué, il y’a de cela plusieurs siècles.
En quarante huit ans d’indépendance, les questions ont évolué, et avec elles les fondements et les pratiques des élus et de leurs partenaires : Associations multidisciplinaires, comités de quartiers, corporations et institutions professionnelles etc.
De nos jours, l’exigence de démocratie locale voulant que les élus municipaux puissent décider a priori (sans avoir à attendre l’aval du wali) du sort de leur commune, est venu s’adjoindre la notion de développement local, innervant le territoire de projets menés par les habitants eux-mêmes. En ce jour du 30/9/2010, notre commune est sortie du carcan de l’exclusivité et de la substitution, en organisant une rencontre avec la société civile et les comités de quartiers.
Très bonne initiative, affirmant sans aucun doute une ébauche de la notion de développement socio économique, dans un contexte de démocratie participative, cherchant la participation de ceux, reclus dans les quartiers, en attente d’une prise en charge réelle et effective des problèmes de la cité, et par la même, d’un développement local en général, et durable en particulier. Nous y reviendrons dans le contexte de la durabilité, avec une participation épistolaire modeste.
L’initiative du Maire de Jijel est loin de constituer un catalogue de recettes toutes faites à reproduire telles quelles. Elle s’apparente, à notre humble avis, à un ensemble de repères, susceptibles de comprendre les enjeux locaux, les acteurs, les freins et les ressources à identifier, quand ensemble, chacun avec sa légitimité et ses arguments propres, nous participerons inlassablement à l’amélioration des conditions de gouvernance de notre belle ville. Par M. Tibhirane. Jijel



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