Si Moussa Ben Khellaf, Vecteur d’un islam lumineux à Jijel

Né le 18 février 1918 à Jijel, Moussa b. Tahar, b. Amira, b. Khelfa, b. Ahmed, b. Belkacem, b. Khellaf, jeune lettré bilingue, est l’élève de Tahar Mohamed Sahli, ouléma Badissien et directeur de Medrassat El-Hayat, vecteur d’un islam lumineux à Jijel et à Kabaïl-El Hadra (Petite Kabylie). Benkhellaf Moussa, neveu de l’ancien conseiller général et grand homme politique algérien Benkhellaf Abderrahman, est l’un des rares jeunes algériens (avec Sahli Alaoua frère du directeur de Medrassat El-Hayat, Benmissia Ammar dit Mostéfa et Mezerrag Ammar) à avoir fréquenté l’une deux prestigieuses universités islamiques de l’époque à savoir : la Zitouna de Tunis et al-Azhar du Caire.
Revenu en 1938 à sa ville natale, il s’occupe de l’instruction de ses coreligionnaires notamment dans la mosquée. Il est comme beaucoup de jeunes Jijiliens de sa génération adepte, à la fois du réformisme et du nationalisme. En 1942, au cours de la seconde guerre mondiale, il est interné pour « propos anti-français » ; et trois ans plus tard, d’après Mekkideche Ahcène, il est le diffuseur du mot d’ordre de manifester le 8 mai 1945 à Jijel.
Il a occupé les fonctions de directeur des Affaires religieuses à Oum El Bouaghi, puis vice-recteur et Mufti de la Grande mosquée de Paris pendant 6 ans. Son inhumation a eu lieu le dimanche 4 Novembre 2007 au cimetière central Sid Ahmed Amokrane à Jijel. BKE



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