Sidi Ammer et la Zaouia El amaria à jijel

Je ne me suis pas contenté de raconter les sujets qui nous informent sur cette confrérie soufie à Jijel qui a été probablement créée après la mort de Sidi Amar ou Sidi Ammer la prononciation a commencé à prendre des dérives. J’ai fait une chronique rassemblant tout ce qui lui concerne de près ou de loin, en se basant aussi bien sur des fragments de l’histoire que sur la tradition locale à Jijel.
Le 22 juillet 1664 L’escadre française aperçoit Djidjelli. Les capitaines de navires, Duquesnes, la Guillotière, Clerville, les pilotes de la Royale et des galères se détachent pour sonder le port. Un autre groupe jette l’ancre près du petit promontoire à l’est de la ville ou s’érigeait la Koubba du Marabout Sidi Ammer.Combat entre les deux parties. A l’époque romaine, la route qui se dirigeait vers Cirta, en passant par Tucca, antique agglomération à l’embouchure de l’Ampsaga _ Oued El Kébir_ devait faire face à la surveillance d’un fortin romain situé vraisemblablement tout près de l’emplacement actuel du fort.
Pour l’instant cette remarque ne concerne que le lieu de Sidi Ammer que la chronologie historique nous renvoi au-delà de 1664. Mai la place du mausolée n’est pas un fait du hasard, c’est un emplacement stratégique partie Est face à la mer. Le tombeau de ce Saint homme n’est pas l’effet du hasard, le mot Sidi et Djmmaa dans la tradition orale est donné à l’hommes sage et au professeur de l’école coranique. Ces deux mots rassemblés côte à côte dénonce une confrérie soufie. n’oublions pas que le dogme chiite a existé au temps des conquêtes musulmanes, les tribus de Kutama des environs furent parmi les adeptes de la doctrine chiite.
La malédiction de Sidi Ammer
la mémoire populaire qui commence à se perdre raconte la malédiction que sidi ammer a lancée sur jijel : jijel wakhatni fa bni lah a wakhdak fa mawalik 40 sna kadam ladjnas. La tradition orale nous informe sur l’origine de cette malédiction, le fils de Sidi Ammer a été violé et pendue à Jijel. Normalement il devrait avoir 3 tombeaux au fort : Sidi Ammer, son fils et Horain, de la légion étrangère, tué en 1839.
En 1664, un contingent sous la conduite du capitaine de Vivonne, commandant de vaisseau la Royale, avec 251 gardes, jette l’ancre près du petit promontoire à l’est de la ville ou s’érigeait la Koubba du Marabout Sidi Ammer. En pleine hostilités entre les jijeliens et les soldats de l’expédition, De Vivonne occupe le marabout le soir du 22 juillet et utilise une partie du mausolée, probablement la salle de prière, comme magasin pour les troupes du corps de garde, attisant fortement les sentiments anti-français des autochtones. Après l’échec de expédition en prenant la fuite à leurs vaisseaux, et loin des cibles ennemies, le marabout miné par les français , explosa dans un bruit terrible. C’en est fini de la koubba ! Meme avec cette acte barbare le lieux a gardé son coté sacré pour la population locale.
Lors de l’arrivée des Français à Jijel, en mai 1839, il existait près du fort actuel, les vestiges d’un moulin romain. Mai le lieu n’est pas décrit. Horain, chef de bataillon de la légion étrangère polonais d’origine Lithuanienne, fut inhumé au fort Duquesne le 1er juin 1839. Le monticule se retrouve donc avec 3 tombeaux, deux musulmans et l’autre chrétien.
Duquesne fut édifié sur l’emplacement de Sidi Ammer. Les ruines furent restaurées et le port relevé définitivement les 13,14 et 15 mai 1839.En 1966 beaucoup d’anciens anciens scouts ont été témoins de la présence de tombes. ils dormaient dans les anciennes bâtisses, raïs Abdenour Benyaad , Mohamed Kemache, Boudouhane Nouredine, Aberkane Kimoune, Bahi Mohamed et ses freres ont plein de choses à nous raconter, à qui je lance cette appel pour enrichir notre patrimoine historique de leurs précieux témoignages . SOURCE J.E Au temps ou les anciennes maisons possédaient des cheminés, les enfants ou les adultes faisaient du ramassage de bois sur la plage, qu’on appelait (tac tac) nom donné localement au bois ramassé sur la plage à cause du crépitement de cristaux de sel de mer sur le feu. Mais cette activité est aussi un prétexte pour faire des vœux et mettre des bougies à la niche qui était prés de la plage témoigne une veille femme née en 1934 qui accompagnait sa grand-mère lorsqu’elle avait 10 ans.
Lorsque laid el kibir coïncide avec une période chaude quelque jours avant on profitait pour laver le mouton, pour diminuer la tache a nos mères, donc le jour J, la laine du mouton est plus propre. L’opération commence de bonne heure le matin en faisant rentrer le mouton dans la mer à hauteur de nos genoux entre les rochers de Sidi Ammer, mon père laisser le notre paître dans la verdure qui entourait la lisière de la plage de Sidi Ammer pendant toute la journée. Aussi, les gens del fobor notamment les femmes accompagnaient par de jeunes filles faisaient aussi leurs ziara, prés des eucalyptus face à la ville, pour les autres près du mur côté sud ou était construit une petite niche.
La confrérie de Sidi Ammar a exercé ces activité pendant la période coloniale, elle est même accusée d’être pro français, une fois elle a été fermée le matin par la police, mais rouverte le soir même suite à un télex de son cheikh à Alger. D’après certains, la zaouia était un lieu de débouche et le hachich était toléré, son siège se trouvait près de la mosquée djammaa el kebir face l’école maternelle. Le lieu existe toujours utilisé dans la vente des meubles.
Dans les année 1940 un ancien patron pécheur , très connue à jijel, au temps des lamparo, raconte que pendant une mauvaise saison due à l’absence prolongée du poisson ( chose anormale dans ces temps), il a sacrifié un mouton du coté de fort Duquesnes où la plage de Boudis et le mur se rejoignent, et son vœux en était exaucé. Les poissons sont revenus et la pêche devient très bonne. « j’ai fait de mon mieux pour ajouté mon petit plus par de la recherche en utilisant aussi bien des documents que des témoignages, des propos recueillis et des commentaire de J.E. » Chez Mourad Boumaaza la maison de lartisana (cirque), j’ai vu un tableau reconstituant l’état des lieu du mausolée de Sidi Ammer.
Sources : commentaire J.E Histoire de Djidjelli. A. Retout Histoire des provinces de Constantine. Gigelli. C. Féraud L’expédition de Djidjelli (1664). Gr. Mongnicourt. Paris Librairie Militaire de Baudouin
par Alibendj13



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