Un harki de Jijel raconte son histoire (après le cessez-le-feu)

vendredi 1er août 2008
par BENKAM

Texte présenté par Khaldoun Bien qu’à la veille des accords d’Evian, les officiels français avaient multiplié à l’égard des harkis les paroles rassurantes, ils ont contredit ensuite toutes leurs promesses. En même temps, le gouvernement fait tout pour éviter et freiner le rapatriement des harkis, ce qui signifie l’abandon de ceux d’entre eux qui étaient menacés, ainsi que de leur famille. Ahmed Bouteldja, 31 ans en 1962, région de Jijel. « Après avoir été harki, j’étais militaire engagé dans l’armée française au moment du cessez-le-feu, mais j’ai subi le même sort que les harkis.

Le 18 mars 1962 au soir, les chefs nous ont proposé une séance de cinéma dans l’enceinte de la caserne. Nous avions laissé nos armes dans nos chambres, sur nos lits. Les officiers les ont ramassées pendant notre absence. Le lendemain, un cadre nous a parlé d’indépendance, de cessez-le-feu, mais concernant notre avenir et notre sécurité, ses réponses furent très floues lorsque nous lui posâmes la question.

C’était très facile de renvoyer les harkis chez eux, car ils avaient des contrats très précaires, d’un mois renouvelable. C’était plus compliqué pour les engagés comme moi. Le 26 juin, j’ai été mis en permission d’office. Je suis donc reparti chez moi dans les montagnes, dans la région de Jijel, à dix-sept kilomètres de la caserne. Le 5 juillet au soir vers 22 heures une dizaine d’hommes se présentèrent chez moi pour m’arrêter. Ma femme, ma mère et mes deux enfants pleuraient. Je me suis sauvé et suis resté caché toute la nuit dans une forêt. Malheureusement, dès le lendemain matin vers 9 heures, je me suis fait reprendre par les mêmes hommes, des civils, rejoints par une centaine d’autres personnes. Ils m’ont habillé en femme et fait porter des boucles d’oreille. Ensuite, ils m’ont promené dans le village pour m’humilier. Ils m’ont trainé au bout de deux cordes dans dix-sept mechtas, puis torturé. Ils m’ont frappé et fait avaler deux boites de tabac à priser. Ils m’ont ensuite demandé mon prénom alors qu’ils le connaissaient. A ma réponse « Ahmed », ils m’ont rétorqué « Tu ne mérites pas un prénom musulman, nous allons t’appeler Houdi », ce qui veut dire « juif ». je leur ai répondu « Appelez-moi comme vous voulez. Les Houdi sont des humains comme vous et moi. « La nuit, ils m’ont enfermé seul dans une bergerie, après m’avoir fait marcher sur des braises pieds nus et m’avoir cassé les doigts. Une vieille femme et sa fille sont venues me voir pour m’apporter à manger et m’annoncer que j’allais être exécuté le lendemain matin. Je me suis de nouveau évadé et j’ai passé la nuit du 6 au 7 juillet dans un cimetière où je suis resté caché jusqu’au 13 juillet. Blessé, j’ai rejoint Alger par le train le 14 juillet. J’ai travaillé sur le marché. J’ai été repris le 22 juillet par l’ALN et emprisonné pendant onze mois. J’y ai vu mes compagnons mourir ; certains partaient déminer des terrains où beaucoup ont trouvé la mort. Lorsque la Croix-Rouge internationale venait contrôler le lieu de détention, les chefs ne montraient qu’une dizaine de prisonniers : ceux qui étaient physiquement présentables. Les autres, des centaines, restaient cachés. Je me suis de nouveau évadé, et, avec l’aide d’un pied-noir qui avait un garage à Alger, j’ai quitté l’Algérie pour la France le 20 aout 1963. » Source : Fatma Besnaci-Lancou, Gilles Manceron, Les Harkis dans la colonisation et ses suites, les Editions de l’Atelier, 2008


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Réactions

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jeudi 14 octobre 2010 à 13h51, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 02/08/2008 10:38 Mis à jour : 02/08/2008 11:18
Re : Un harki de Jijel raconte son histoire (après le cess…
pourquoi cette histoire de harkis maintenant pour se lamenter sur son sort ou qoui ?à ma connaissance le harki a trahi sa patrie et a torturé ses frères de sang et de religion, meme l’ennemmi en l’occurrence la france ne peut lui(traitre) faire confiance par conséquent il ne mérite que mépris des 2 parties


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invité(e) Posté le : 02/08/2008 11:35 Mis à jour : 02/08/2008 12:01
Re : Un harki de Jijel raconte son histoire (après le cess…
Monsieur, un traitre c’est un traitre, mais les gens ont le droit de savoir ce qui c’était exactement passé. Une partie des harkis sont en France, une autre elle est restée en Algérie, au sein meme de l’organisation sacrée des moudjahidines. Donc tout le monde à le droit de savoir. En plus pourquoi, nos vrais moudjahidines n’ont fait rien pour écrire cette histoire ? Par contre sur l’autre rive, les harkis et leurs enfants sont en train d’écrire pour montrer qu’ils étaient des victimes et s’ils continueront comme ça ils vont s’imposer meme en écrivant des monsenges. C’est ça l’erreur mon cher. Les moudjahidines chez nous s’occupent uniquement de la solde, des licences, des primes ; l’histoire c’est leur dernier souci !

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invité(e) Posté le : 02/08/2008 15:56 Mis à jour : 02/08/2008 17:11
Re : Un harki de Jijel raconte son histoire (après le cess…
si on attend les moudjahidine et encore moins les harkis pour nous raconter ce qui s’est passé chacun ira de sa petite histoire et on n’en finira pas’alors de grace laissons ce volet aux HISTORIENS et cessons de chanter la marseillaise

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invité(e) Posté le : 02/08/2008 15:32 Mis à jour : 02/08/2008 15:47
Re : Un harki de Jijel raconte son histoire (après le cess…
cher compatriotes,
vous vous tremper gravement, les vrais harkis et les vrais traitres sont qui sont au pouvoir et conduit le pays dans l’enfer depuis que les soi disant harkis sont partis avec les francais.
alors soyant sages

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invité(e) Posté le : 02/08/2008 17:56 Mis à jour : 02/08/2008 18:35
Re : Un harki de Jijel raconte son histoire (après le cess…
Monsieur en France, tout le monde écrit sur la guerre d’Algérie et les Harkis : anciens combattants, harkis, historiens, essaistes, journalistes ; en Algérie, il n’y a personne qui qui s’en occupe, meme les historiens ne font rien, peut-etre à cause du problème d’Archives, pourtant l’Algérie en possède une partie, mais ils ne veulent pas que les gens connaissent la vérité, parce qu’elle touche certaines personnes de la haute sphère étatique.

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invité(e) Posté le : 02/08/2008 18:59 Mis à jour : 02/08/2008 19:43
Re : Un harki de Jijel raconte son histoire (après le cess…
l’histoire ne pardonne pas , la verité finira par se devoiler au grand jour et les fossoyeurs de l’histoire seront condamnés meme à titre posthume.

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invité(e) Posté le : 11/08/2008 20:39 Mis à jour : 11/08/2008 22:50
Re : Un harki de Jijel raconte son histoire (après le cess…
nn monsieur, un harki est un harki et restera un harki, et tous ce qui le soutiens est un para-harki s’il n’est pas vraiment un harki, et pour notre pouvoir et le reste ça, c’est ybe autre question, que nous devons traiter nous, comme le traitement des harki au cessé le feu.

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invité(e) Posté le : 14/11/2008 10:05 Mis à jour : 14/11/2008 11:20
Re : Un harki de Jijel raconte son histoire (après le cess…
un harkis reste un harkis mieux vaut mourir si j etais a leur place je fermerais mon bec .


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invité(e) Posté le : 11/08/2008 20:36 Mis à jour : 11/08/2008 22:51
Re : Un harki de Jijel raconte son histoire (après le cess…
تب إلى الله و أستغفره إنه تواب رحيمquand meme mr, tu ne dois pas trahir ta religion, ton pays, ton peuple.tu merite ce que tu as subi, dsl pour mé mots.

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