Un impressionnant dispositif policier empêche l’accès des étudiants au palais de Bouteflika .

Plusieurs milliers d’étudiants ont bravé en fin de matinée le dispositif policier installé autour de la Grande Poste avant d’entamer une marche vers la Place Audin, a constaté sur les lieux une journaliste de DNA. Devant le cordon sécuritaire placé à l’entrée du tunnel des Facultés qui mène vers le Palais du Gouvernement, les étudiants ont décidé de marcher vers le siège de la Présidence, à El Mouradia.
14 h 15 : Un impressionnant dispositif policier a été déployé à hauteur du lycée Bouamama pour empêcher que les étudiants n’accèdent au Palais présidentiel d’El Mouradia. Les étudiants qui tente de forcer le barrage sont violemment repoussés. De la rue on peut entendre les manifestants scander "El Châab yourid iskat el nidham" ( le peuple veut la chute du système), "Bouteflika Ouyahia houkouma irhabia" (Bouteflika, Ouyahio, gouvernement terroriste) ou encore," Y en a marre de ce pouvoir".
13 h 30 : Les étudiants déplorent le manque d’ambulances pou évacuer leurs collègues blessés lors d’affrontements avec des policiers. Une quarantaine d’étudiants ont été blessés aux bras et aux jambes par des coups de matraques.
13h 18 : La procession des étudiants qui veulent gagner le siège de la présidence est toujours bloquée au niveau du Lycée Bouamama. Les marcheurs ont rejoint ainsi le site-in des médecins résidents.
13 h 00 : Selon notre journaliste sur place, des policiers tentent d’empêcher des étudiants de filmer ou de prendre des photos de la bastonnade. Une vidéo prise lundi 11 avril dans laquelle une étudiante est violemment repoussée par une policière avant de tomber par terre circule actuellement sur le net, notamment sur le réseau Facebook.
12 h 50 : Un délégué des étudiants confirme à DNA qu’une quarantaine d’étudiants ont été blessés suite à la charge de la police qui veut les empêcher d’atteindre le siège de la Présidence. Les blessés touchés aux pieds et aux bras ont été évacués vers l’hôpital.
12 h 42 : La police a chargé un groupe d’étudiants postés devant le lycée Bouamama ( Ex-Décartes), à quelques centaines de mètres du siège de la Présidence. Des étudiants ont été blessés au cours de la charge des policiers, a constaté sur place une journaliste de DNA. Des ambulances sont arrivées sur les lieux pour évacuer les blessés.
Les étudiants ont forcé deux cordons de police, arrachés des barricades afin de se frayer le chemin pour entamer la marche prévue à 11 heures à l’appel de la Coordination nationale autonome des étudiants (CNAE).
La procession des étudiants qui remonte l’avenue allant de la Grande Poste vers la place Audin en passant par la Faculté d’Alger scande des slogans hostiles au pouvoir. Un cordon sécuritaire a été déployé à 11h 30 devant le Tunnel des Facultés afin d’empêcher les marcheurs de remonter vers le Palais du gouvernement situé quelques centaines de mètres plus loin.
Devant ce blocage, les marcheurs ont décidé de remonter le boulevard Mohamed V pour marcher sur le siège de la Présidence.
Vers 12 h 15, un cordon de sécurité a été installé au niveau de l’hôtel El Djazair ( ex-Saint George) afin de bloquer le passage de la procession des étudiants qui a pris de l’ampleur.
Des étudiants scandent notamment « Pouvoir assassin », « Zenga, zenga, dar bdar, houkouma tachâal ennar » (le gouvernement met le feu dans toutes les ruelles et dans toutes les maisons), slogan inspiré d’un discours de Kadhafi, « y en a marre du ministère, y en a marre de la misère »
« Nous ne sommes pas des voyous, nous sommes des étudiants » « Dégage Haraoubia [ministre de l’Enseignement supérieur, NDLR], on est toujours des révolutionnaires »
Une demi-heure après le début de cette manifestation, les services de la police semblent débordés par le nombre d’étudiants qui ont rallié la Grande Poste. Pour l’heure, les policiers n’ont pas usé de violence pour contenir les marcheurs.
Prévue à partir de la Grande Poste, la marche devrait rallier le Palais du Gouvernement pour protester contre la politique universitaire mise en place par les autorités.
Image Une vidéo amateur : Une étudiante par terre après avoir été bousculée par une policière lundi 11 avril lors d’une marche des étudiants
DNA



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