Voir Jijel et revivre…

Petite échappée belle
jeudi 11 août 2011
par BNIBRAS

Igilgilis, Djidjel, Djidjelli, telles sont les dénominations données à Jijel par les différents conquérants qui se sont succédé sur cette terre hautement touristique, aujourd’hui réputée pour la beauté de ses plages, de ses criques, de son parc naturel, de ses grottes merveilleuses et… de ses vestiges phéniciens, romains, byzantins et arabomusulmans.

Située le long de la côte est, à quelque 350 km d’Alger, J i jel s’étend sur une superficie de 2.398,69 km2 et compte plus de 600.000 habitants. Les plaines côtières de la région sont entourées au sud par les reliefs de la Petite Kabylie. La plaine de l’oued Mencha est située au nord, le long de la bande littorale allant des petites plaines de Jijel, les plaines d’El-Aouana, le bassin de Jijel, les vallées des oueds Kébir et Boussiaba et les petites plaines de l’oued Z’hour. Dans cette région, la montagne tombe souvent à pic dans la mer et forme une côte très découpée, appelée corniche jijelienne, où l’on admire caps, falaises, presqu’îles et promontoires. Un lieu privilégié par les très nombreux touristes visitant la région. Comptant 28 communes dont 11 chefs-lieux, la wilaya de Jijel est indéniablement l’une des plus belles régions touristiques d’Algérie. Le bassin versant culmine à 1 589 m d’altitude avec une altitude moyenne de 406 m. Les principales cimes montagneuses sont Tamezguida, Tababort, Seddat et Bouazza. La végétation du bassin versant est distinguée par une couverture forestière peu abondante, constituée essentiellement de chênes-lièges.

L’histoire tumultueuse de la ville

Le nom même de la ville Igilgili trouve son origine dans l’ère pré- romaine. La lettre I se réfère à l’existence d’îlots sur le littoral, tandi s que Gi lgi l dés igne un cercle de pierres. La fondation de la ville vers le VI e siècle avant J.C. est attribuée aux Carthaginois ; elle prend le nom d’Igilgilis en devenant colonie romaine sous l’empereur Auguste. Reliée à l’antique Saldae (Béjaïa) par une voie de communication, la ville eut de nombreuses relations maritimes et terrestres qui contribuèrent à sa prospérité aux III e et IV e siècles. Son port fut le point de débarquement des troupes romaines. La décadence progressive de l’empire romain facilite la libération des populations berbères autochtones. Les Byzantins (533) ont également pu occuper la ville pour l’intérêt stratégique qu’elle offrait. Au VII e siècle, Jijel devient dépendante de Kairouan, dominée par la dynas t ie des Aghlabides . Au X e siècle, les Kotamas, puissante tribu berbère du sud de Jijel, s’allient aux Fatimides et renversent le pouvoi r de Kai rouan (913) avant de s’installer au Caire. Jijel tombe ensuite sous le contrôle des Zirides de Kairouan (973) puis des Hammadides de Béjaïa (1007) et enfin des Almohades en 1120. En 1145, les Normands débarquent et sont chassés en 1155, mais la ville ne cesse de recevoir le f lux occidental . Les t roi s grandes républiques italiennes de l’époque, Venise, Gênes et Pise, amorcent leur renaissance maritime et commercent avec le port. En 1514, Baba Arroudj dirige une flotte sur Jijel et y établit son quartier général. En juillet 1664, une expédition française dirigée par le duc de Beaufort débarque. La résistance s’organise sous la direction de l’Agha Chabane et les Français sont chassés en octobre de la même année. Le 13 mai 1839, les troupes françaises débarquent à Jijel et une forte résistance s’ensuit. La commune de Djidjelli est créée en 1860. Dépendant de l’arrondissement de Bougie et du dé- partement de Constantine, elle est élevée en 1958 au rang de sous -préfecture des dépar tements de Bougie puis de Constantine. En 1974, elle devient wilaya.

Jijel attire les estivants

Nombreux sont ceux qui choisissent d’aller passer leurs vacances à Jijel car la région possède des atouts non négligeables. Outre la corniche et les multiples plages qui at t i rent des es t ivant s en quête de lieux paradisiaques — Jijel en regorge —, la station balnéaire de Sidi Abdelaziz, la ré- serve naturelle de Taza (122 ha), la zone humide de Béni Bélaïd et les grot tes mer vei l leuses de Ziama Mansouriah sont, chaque année, parmi les plus visitées. D’ailleurs, dès les premiers jours du mois de juillet, parfois même à partir de la fin de juin, les vacanciers commencent à affluer de toutes les régions du pays. Et bien que la capacité d’accueil de la wilaya est relativement importante (24 hôtels d’une capacité de 1.897 lits, 1 auberge touristique de 16 lits, 16 camps de toile de 3.974 lits, 4 camps de jeunes et 2 auberges de jeunesse, d’une capacité totale de 1.200 lits), nombreux sont les retardataires qui ne trouvent pas où crécher.

Du tourisme d’affaires au tourisme de jeunes

Si, pendant toute la durée de la saison estivale, Jijel est prise d’assaut par les vacanciers, les estivants et les touristes, durant le reste de l’année, c’est plutôt le calme plat, ce qui n’est pas sans incidence sur le budget wilayal qui tire une partie substantielle de ses revenus du touristique. Aussi, pour faire venir les visiteurs dans la région tout au long de l’année, les instances touristiques locales encouragent plusieurs formes de tourisme afin de satisfaire les envies les plus tatillonnes, à commencer par le tourisme d’affaires vu que l’ensemble des act ivi tés économiques présentées dans la wilaya peuvent générer une fré- quentat ion des équipement s hôteliers, notamment à El Milia, à proximité de la nouvelle zone industrielle, à El-Achouat, dans la zone extra-portuaire et à Tassoust, à proximité du port et de l’aéroport. Concernant le tourisme quatre saisons, il prône un tourisme axé sur les sorties saisonnières ou sportives (stages bloqués, stages d’acclimatation et différentes compétitions) et le tourisme de nature. Un autre tourisme, celui-ci proposé aux passionnés de chasse et d’écotourisme, est également dé- veloppé. Il peut être pratiqué dans le parc national de Taza, très riche en faune et en flore, ou encore dans les espaces forestiers adéquats pour pratiquer la chasse. Enfin, pour ce qui est du tourisme de jeunes, il peut s’étendre à travers les différentes infrastructures de la jeunesse et le parc national de Taza.

Hassina A/ La Nouvelle République


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Réactions

jeudi 11 août 2011 à 12h43

La ville a été détruite de fond en comble
Il ne reste plus rien de ces vestiges.

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27 décembre 2011 - Plusieurs nouvelles infrastructures opérationnelles

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