WIKILEAKS, Driss Djazaïri, heureux de se rendre disponible pour Israël

mardi 21 décembre 2010
par BENKAM

Driss Djazaïri, l’ambassadeur d’Algérie en Suisse, ramerait-il à contre-courant de l’attitude diplomatique officielle vis-à-vis d’Israël que l’Algérie, au demeurant, ne reconnaît toujours pas comme Etat ? A Genève, en conclave restreint, en marge de la réunion du comité préparatoire pour la conférence d’examen du traité de non-prolifération nucléaire, le diplomate algérien s’est déclaré heureux « de se rendre disponible pour les Israéliens » concernant le processus de paix au Proche-Orient. On doit de connaître cette disponibilité de Driss Djazaïri à se rendre utile pour les Israéliens dans les négociations de paix au Proche- Orient à Wikileaks.

En effet, selon un câble classé confidentiel daté du 13 mai 2009 et publié le 19 décembre 2010, Driss Djazaïri, réuni en conclave restreint avec la sous-secrétaire d’Etat américaine pour la vérification de la conformité et de la mise en œuvre du traité, Rose Gottemoeller, et auquel a assisté l’ambassadeur égyptien, Mahed Abdelaziz, a affirmé qu’il serait heureux de « se rendre disponible pour les Israéliens » concernant le processus de paix au Proche-Orient ainsi que le désarmement de l’Iran. Une offre de service qui étonne lorsque l’on sait que, officiellement, l’Algérie se refuse d’entretenir la moindre relation diplomatique avec Israël, un Etat qu’elle ne reconnaît pas d’ailleurs. Mais au-delà de l’étonnement qu’un tel « bavardage de coulisses » diplomatiques pourrait susciter, il est à s’interroger si Driss Djazaïri exprimait une position de l’Etat algérien ou bien parlait pour son propre compte. La question mérite d’être posée. Car il va sans dire que la proposition formulée par l’ambassadeur algérien ne peut être admise comme une inadvertance. A ce stade de la responsabilité diplomatique, un tel manquement au sacerdoce diplomatique officiel n’est pas permis. Ceci, bien entendu, à supposer que Driss Djazaïri ait voulu se rendre généreux pour des dividendes liés à sa carrière personnelle. Il en est plus grave autrement, c’est-à-dire si par sa proposition il traduisait une attitude officielle mais non assumée publiquement de l’Etat algérien. Logiquement, maintenant que Wikileaks a livré cette confidence, il est à attendre un commentaire des affaires étrangères algériennes. S. A. I.

Le Soir d’Algérie


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Réactions

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samedi 25 décembre 2010 à 07h38, par  BENKAM

Auteur Conversation
invité(e) Posté le : 21/12/2010 18:31 Mis à jour : 21/12/2010 19:00
il est à attendre un commentaire des affaires étrangères algériennes
Légitime souhait CITOYEN ! N’oubliez pas de nous la faire profiter de la réponse du fameux ministère au cas ou tu en recevras une plus rapidement que le citoyen Lambda.

Salutations citoyennes,

N. K

Auteur Conversation
invité(e) Posté le : 22/12/2010 10:55 Mis à jour : 22/12/2010 11:04
Re : WIKILEAKS, Driss Djazaïri, heureux de se rendre disp…
Idriss Djazaïri à propos de la médiation en Israël
« Je suis tenu à l’obligation de réserve »

Idriss Djazaïri a-t-il frayé avec l’ennemi de la nation, Israël ? L’ambassadeur et représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies à Genève s’est ainsi vu cité dans le passage d’un câble de WikiLeaks, qu’« il est impératif de remettre dans son contexte afin d’éviter les dérapages », a commenté, hier, M. Djazaïri.
Dans le câble publié sur le site internet de WikiLeaks, l’on peut lire l’intégralité du compte rendu fait par la sous-secrétaire d’Etat américaine pour la vérification de la conformité et de la mise en œuvre du traité, Rose Gottemoeller. Il y est relaté les différentes interventions, entrevues et réunions restreintes que celle-ci a eues avec les membres de l’ONU, et ce, dans le cadre de la conférence d’examen du traité de non-prolifération nucléaire.

La phrase qui fait polémique ? « Djazaïri a ajouté qu’il se rendrait volontiers disponible pour les Israéliens, et ce, pour une présentation ‘P-6’ aux membres de la conférence pour le désarmement, et durant laquelle il répondrait à leurs préoccupations directement », est-il mentionné dans le rapport. « Cette phrase ne peut en aucun cas être interprétée sortie de son contexte », objecte le diplomate algérien. Mais quel est d’ailleurs ce contexte ? « Je suis tenu à l’obligation de réserve, et je ne peux m’exprimer que sous approbation de mon ministère des Affaires étrangères, auquel je viens d’envoyer un rapport explicatif quant à cette déclaration », explique-t-il. Il tient toutefois à rappeler qu’il est président de la Conférence sur le désarmement à l’ONU, et que, de ce fait, tout ce qui a été rapporté dans le câble diplomatique américain a été « effectué dans l’exercice de ses fonctions ». « Je suis mandaté par mon ministère de tutelle, et je ne fais que reproduire ses instructions », ajoute-t-il.

Les responsables du ministère des Affaires étrangères, joints hier par téléphone, étaient, jusqu’à dans l’après-midi, en réunion. « Nous faisons le point afin de préparer des explications », a affirmé le chargé de la communication au sein du ministère, M. Belani. Ce qui, en soit, représenterait une première, tant aucune autorité ou personnalité algérienne n’a réagi aux informations publiées par WikiLeaks et largement reprises par la presse.

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