Yasmina Khadra répond à Nordine Aït-Hamouda

jeudi 17 mars 2011
par BNIBRAS
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Depuis longtemps, j’ai décidé de ne pas réagir aux ragots et autres diffamations qui tentent de chahuter mon image, persuadé que la schizophrénie qui caractérise mes détracteurs est irréversible. Et lorsque cette attitude se conjugue à la rétention d’informations concernant mon mérite et à la diffusion de ce qui pourrait le torpiller, j’ai trouvé dérisoire et inutile d’espérer une quelconque présence d’esprit là où la conscience est proscrite. J’ai appris une chose : pour avancer dans la vie, il ne faut pas s’attarder sur les crottes qui minent le chemin du salut. Toutefois, je tiens à dire à Monsieur Nordine Aït Hamouda que je ne mange pas à tous les râteliers, encore moins à celui du régime algérien.

Monsieur Aït Hamouda ne me connaît pas et je l’invite à me rappeler où il m’a entendu vanter le système. Il me reproche mon silence. Je tiens à lui dire que ce sont justement des raccourcis comme ceux qu’il emprunte qui coupent court à ma parole. Je ne suis pas un politique comme lui, et je ne siège pas dans une Assemblée comme lui. S’il y a quelqu’un bien placé pour se prêter au jeu de la démocratie en Algérie, c’est Monsieur Aït Hamouda. N’est-il pas député de la république ? Je ne suis qu’un romancier qui a accepté de diriger le CCA pour servir la culture de son pays. Mon programme est transparent et libre. En sa qualité d’acteur politique, M. Aït Hamouda devrait faire l’effort de vérifier ses sources avant de se lancer dans des a priori réducteurs et stupides. Il y a deux ans déjà, il a rué dans les brancards en affirmant que j’avais refusé de célébrer Moufdi Zakaria au Centre. Quelle ânerie ! Aujourd’hui, il prétend que je mange dans la paume du pouvoir. Quelle sottise ! Comprenez, cher ami, que lorsqu’on a la chance d’avoir une renommée comme la mienne et les moyens de sa liberté, lorsqu’on s’est construit tout seul contre vents et marées, malgré les clichés et les malveillances éhontées, on se situe au-dessus des allégeances et des récupérations. Mon salaire de directeur représente un infime pourcentage de mes droits d’auteur, et ma fonction ne saurait rivaliser un seul instant avec mon statut d’écrivain. Les gens comme moi, on ne les achète pas puisqu’aucun poste ne saurait leur offrir des privilèges aussi honorables que le bonheur que leur procurent leurs lecteurs. Aussi, et afin d’arrêter ici une polémique qui m’insupporte, je prierais M. Aït Hamouda de ne pas me mêler à ses coups de gueule. Je n’appartiens ni à un clan ni à un sérail. Je reste dans mon petit coin et j’essaye de donner le meilleur de moi-même dans ce que j’entreprends. Les joutes oratoires ne m’emballent aucunement. Encore moins la chorale des singes-hurleurs. M. Aït Hamouda a des comptes à régler avec le pouvoir, qu’il ne se trompe pas grossièrement de cible. Et qu’il médite ceci : ce n’est pas parce que les autres ont tort que l’on a forcément raison. Yasmina Khadra Le Soir d’Algérie


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Réactions

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jeudi 17 mars 2011 à 16h57, par  Si Zoubir

Quelle méchanceté, quelle haine dont seuls les Algériens me semblent capables à l’encontre d’un des leurs qui est reconnu par le monde entier. C’est comme ça que l’Algérien a toujours été traité comme un moins que rien par les autres nations.
Il y a un commentaire signé Salim qui me semble le summum de la méchanceté et de la bêtise :
- yasmina Khadra a bien expliqué pourquoi et comment il a pris ce pseudonyme lorsqu’il écrivait alors qu’il était encore officier d’active,
- Comment pouvez-vous affirmer que dans "Ce que le jour doit à la nuit", l’auteur courrait après une juive ? Au-delà de l’aspect raciste de votre remarque, à aucun moment, cette jeune femme qui était amoureuse de l’auteur jusqu’à ce qu’elle le rejette par dépit, n’a jamais été décrite comme juive.
Au-delà de tout ça, dans cette période où notre pays est, à juste titre, la risée des nations dans tous les domaines, Yasmina Khadra est un des rares compatriotes qui nous permet de redresser un tant soit peu la tête. Bravo Khadra et que Dieu vous garde malgré les ennemis et les jaloux.

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jeudi 17 mars 2011 à 07h11, par  kaddour

Il ne faut pas réveiller le chat qui dort ,Mister député,il vous mangera !

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mercredi 16 mars 2011 à 13h48, par  Il était là avant de partir

Ce type qui s’exprime très mal en Français, ne peut pas avoir écrit tout ce qu’il prétend, il est manipulé par ses anciens collègues qui sont les véritables auteurs de ses supposées histoires, histoires d’ailleurs qui caressent dans le sens du poil le pouvoir, reveillez vous "compatriotes patriotes", lol, je fais du kadra…

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mardi 15 mars 2011 à 23h19, par  abdellatif

+ la presque totalité des livres de Yasmina khadra sont des plagiats
abdelallatif

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mardi 15 mars 2011 à 15h55, par  Salim

Yasmina Khadra, mi-homme mi-femme comme dans la mythologie grecque, c’est qqn qui a toujours chatouillé les fantasmes de l’occidental dans le sens du poil. De quel mérite parles-tu ? De « l’attentat » qui dénigre les palestiniens, des « sirènes de Baghdad » pour plaire aux américains, de « Ce que le jour doit à la nuit _ » pour plaire les colonialistes, ce n’est pas à un algérien de courir derrière une juive. Les juifs ont trahi l’Algérie, nous ne les regrettons jamais. C’est tout. Comme l’a bien dit Boudjedra , Khadra écrit pour manger du pain , il n’a pas de principe.

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lundi 14 mars 2011 à 23h28, par  Abdelmoumen

Je ne suis pas sûr que NAH va dormir cette nuit après cette réponse cinglante et sans équivoque. :-))

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